J'ai toujours admis que je suis gouverné par mes passions.
Vous n'ouvrez jamais la bouche jusqu'à ce que vous sachiez quel est le tir.
Donne à tes figures une attitude révélatrice des pensées que les personnages ont dans leur esprit, sinon ton art ne méritera point la louange.
Pour une personne normale menant une vie ordinaire, la réputation ne tient que par l'attrait hypnotique. Beaucoup de personnes voudraient mourir plutôt que de vivre dans l'anonymat... Mais pour les quelques malchanceux qui ont eu une notoriété forcée, l'infamie peut être une sentence plus dure que n'importe quel séjour en prison.
Je pense que la violence au cinéma est tout à fait acceptable, et qu'elle doit être montrée.
Il n'est pas certain que tout soit incertain.
Un égoïste, c'est un homme qui pense que s'il n'était pas né, les gens se demanderaient pourquoi.
L'absence ne tue l'amour que s'il est malade au départ.
Cette chose plus compliquée et plus confondante que l'harmonie des sphères : un couple.
L'érudition n'est pas la science, de même que les matériaux ne sont pas l'édifice.
Les femmes galantes ressemblent à ces torrents qui changent très souvent de lit et que les hasards grossissent dans leur course.
On apprend plus d'un bon savant en fureur que de vingt tâcherons lucides et laborieux.
Le style n'est que le mouvement de l'âme.
Qu'est-ce que la fiction sinon ce retour sur soi et, par conséquent, cette nouvelle histoire des rapports avec les autres tels que le récit les découvre. Ainsi gagne sur la vie la littérature.
Ce qu'aucun oeil humain n'est capable d'attraper, aucun crayon, pinceau, plume de fixer, ta caméra l'attrape sans savoir ce que c'est et le fixe avec l'indifférence scrupuleuse d'une machine.
Les pauvres sont aussi nécessaires dans un état que les ombres dans un tableau.
C'est en jouant que les chiens mordent.
Rien ne reflète mieux l'âme des gens que le cadre dans lequel ils vivent.
L'homme ne doute de sa liberté que parce qu'il ignore l'étendue immense du pouvoir de l'amour.
L'Etre divin n'est que l'être de l'homme dans sa subjectivité sans bornes et absolument libre.
L'ordre règne dans les gènes pendant que les défenseurs des sciences cognitives s'efforcent de découvrir dans le cerveau l'ordinateur de leurs rêves.
La vie sexuelle de chacun est en partie composée de fantasmes, en partie inspirée de modèles littéraires, de mythes, d'histoires ainsi que d'images et de films.
Je ne m'embête nulle part, car je trouve que, s'embêter, c'est s'insulter soi-même.
Il n'y a d'avantage à substituer une machine à un homme qu'autant que cet homme trouvera de l'ouvrage ailleurs.
Nous ne pouvons rien aimer que par rapport à nous, et nous ne faisons que suivre notre goût et notre plaisir quand nous préférons nos amis à nous-mêmes ; c'est néanmoins par cette préférence seule que l'amitié peut être parfaite.
Il y a deux choses que l'on voit de l'espace. L'Himalaya et le déficit de George Bush.
Ce qui est intéressant, avec la vieillesse, c'est que le désir s'ajuste miraculeusement aux moyens.
Pas besoin d'être penseur, génie, ni grand pour dessiner ces chemins de lumière (...) Nous sommes tous des éclaireurs les uns pour les autres. Au fil d'une conversation, d'un geste ou d'un regard, ce que l'on voit briller, c'est la lumière que l'on a semée. Celle qui reste quand chacun a repris sa route.
Ombre parmi les ombresJ'ai tellement rêvé de toiJ'ai tellement marché, tellement parlé,Tellement aimé ton ombre,Qu'il ne me reste plus rien de toi,Il me reste d'être l'ombre parmi les ombres,D'être cent fois plus ombre que l'ombre,D'être l'ombre qui viendra et reviendraDans ta vie ensoleillée.
La jalousie est la sentinelle qui ne dort jamais, elle est à l'amour ce que le mal est à l'homme.
Ce que nous faisons aux forêts du monde n'est que le reflet de ce que nous faisons à nous-mêmes et les uns aux autres.
Je suis devenu le 9 que je voulais être. (....) Je vis un rêve. Je kiffe.
La vie prend son tour, fait ses propres exigences, écrit sa propre histoire, et en cours de route, nous commençons à réaliser que nous n'en sommes pas l'auteur.
C'est drôle quand les gens disent : "Je ne pense pas que Julia m'aime". Chérie, si je ne t'aime pas, tu le sauras.
Quand je travaillais dans mon premier travail d'ingénieur en construction, ce que j'aimais le plus était de travailler avec des architectes et de faire des bâtiments qui avaient ce côté créatif venant de l'architecte et qui en faisaient un grand succès.
J'ai appris que vous ne pouvez pas avoir d'attentes avec la vie. Vous ne savez jamais ce qui va se passer.
Quand j'étais un enfant, tout ce que j'aimais étaient les livres et le chocolat.
Mon père m'a dit « quitte le village », on m'a dit de renoncer à Paro, Paro de renoncer à la boisson et voila que vous me dites de quitter cette maison, un jour on me dira « quitte ce monde ! »
Une excuse pour le diable : on doit noter que dans cette affaire nous n'avons entendu qu'une des parties. C'est le bon Dieu qui a écrit tous les livres.
Vous êtes tous les mêmes. Vous avez soif d'éternité et dès le premier baiser vous êtes verts d'épouvante parce que vous sentez obscurément que cela ne pourra pas durer.
Notre envie dure toujours plus longtemps que le bonheur de ceux que nous envions.
La presse, comme la femme, est admirable quand elle avance un mensonge, elle ne vous lâche pas qu'elle ne vous ait forcé à y croire, et elle déploie les plus grandes qualités dans cette lutte où le public, aussi bête que le mari, succombe toujours.
Je mets Dieu au pluriel, pour m'assurer de sa fragmentation. Je le mets aussi en mots. Il est ce qui en moi ne saurait se contenter du peu que je suis.
L'histoire de la femme est l'histoire de la pire forme de tyrannie que le monde ait jamais connue : la tyrannie du faible sur le fort. C'est la seule tyrannie qui perdure.
La réalité est-elle plus entière dans le geste que l'on pose ou dans celui que l'on retient ?
Les plus indépendantes parmi nous savent bien, si elles ont été aimées, que nulle sagesse ne console tout-à-fait de la jeunesse perdue.
Rien ne suscite autant l'amour de la littérature que d'apprendre que l'écrivain a été fourré au gnouf pour avoir réveillé la libido de millions d'individus...
Un véritable réaliste, s'il est incrédule, trouve toujours en lui la force et la faculté de ne pas croire, même au miracle, et si ce dernier se présente comme un fait incontestable, il doutera de ses sens plutôt que d'admettre le fait.
Y a-t-il quelque chose de plus insignifiant que la vérité ? Oui : être obligé de la raconter.
Souffrances et joies se tiennent solidaires. L'on ne peut être heureux que dans la mesure où l'on souffre. L'égalité se fait dans l'ordre de l'intensité.