L'érudition n'est pas la science, de même que les matériaux ne sont pas l'édifice.
Il suffit de mettre la philosophie au bout des sentiments pour réinventer le monde.
Votre étude sur la dépendance fait largement réfléchir. Comme toutes les choses très simples et qui, rappelées à l'esprit, soudain apparaissent évidente, on n'avait jamais pensé à y penser. Et voici que vous obligez à le faire et que s'ouvrent des horizons infinis. On se découvre soumis à un nombre de dépendances quasiment illimité.
C'est la philosophie qui découvre les vertus utiles de la morale et de la politique. C'est l'éloquence qui les rend populaires. C'est la poésie qui les rend pour ainsi dire proverbiales.
La philosophie ne répond que des individus, mais la religion répond des masses.
Le progrès a encore des progrès à faire.
Vous pouvez tout faire, penser ou croire, posséder toute la science du monde, si vous n'aimez pas, vous n'êtes rien.
L'évolution n'est-elle qu'une théorie ? Eh bien, la gravité aussi et je ne vous vois pas sauter des immeubles.
Une théorie fondée sur un nombre infini d'axiomes contient toujours sa propre contradiction.
Les vrais hommes de progrès sont ceux qui ont pour point de départ un respect profond du passé.
La vertu de la science qui l'empêche de sombrer dans le délire, c'est que sans arrêt des données nouvelles arrivent et l'aménent à modifier ses visions et ses idées.
J'ai rêvé parfois d'élaborer un système de connaissance humaine basé sur l'érotique, une théorie du contact, où le mystère et la dignité d'autrui consisteraient précisément à offrir au Moi ce point d'appui d'un autre monde.
Il n'est aucune si douce consolation en la perte de nos amis que celle que nous apporte la science de n'avoir rien oublié à leur dire, et d'avoir eu avec eux une parfaite et entière communication.
Ce ne sont pas les idées de la science qui engendrent les passions, Ce sont les passions qui utilisent la science pour soutenir leur cause.
Quand un peuple refuse un progrès facile à mettre en oeuvre, quand un véhicule poussé par dix hommes reste sur place, quand un enfant s'avachit devant la télévision pendant des heures, on découvre, médusé, l'effroyable emprise de l'immobile.
La science décrit la nature, la poésie la peint et l'embellit.
La science est comme la maladie, une maladie qui progresse en transformant le monde et en le dévorant aussi.
La philosophie est une bonne science qui nous amène à beaucoup réfléchir, à toujours chercher et à jamais s'arrêter.
La science est devenue un moyen de la technique.
La philosophie est toute entière préliminaire. A moins que ce ne soient les préliminaires qui soient déjà philosophie.
La généalogie est une science rigoureusement inexacte, à cause des bâtards.
La science de l'ignorant, c'est de reprendre les choses bien dites.
Qui apprend la science et ne pratique pas ce qu'elle enseigne, ressemble à celui qui laboure et qui ne sème pas.
L'étonnement, voilà le secret. De l'étonnement naît la volonté de comprendre qui ouvre la voie au progrès de l'humanité.
On ne méprise pas la science sans mépriser la raison ; on ne méprise pas la raison sans mépriser l'homme ; on ne méprise pas l'homme sans offenser Dieu.
La philosophie nous montre à triompher des disgrâces de la mauvaise fortune.
Nos progrès en tant que nation dépendront de nos progrès en matière d'éducation. L'esprit humain est notre ressource fondamentale.
La philosophie de l'artillerie : Cogito ergo boum.
Ce qui arrête tout progrès aujourd'hui, c'est le scepticisme subtil qui chuchote à tant d'oreilles que rien n'est assez bon pour mériter d'être amélioré.
Il m'apportait des jouets étonnants et discutait avec moi comme si j'avais été grand. Il n'agissait pas ainsi sans raison. Sa théorie était que les enfants sont doués de sens aigus et d'une intelligence naturelle, et qu'il convient de les écouter.
Devant le mal toute philosophie est inutile et, plus que cela : défaite.