La science ne se soucie ni de plaire, ni de déplaire, elle est inhumaine.
Les Cités qui ont connu trop de sièges n'ont plus le goût du sommeil, s'attendent toujours à la défaite, ne sauraient être surprises ni vaincues.
En tant qu'écrivain, je demande le droit d'écrire n'importe quel personnage dans le monde que je veux écrire. J'exige le droit d'être eux, j'exige le droit de les penser et j'exige le droit de dire la vérité telle que je la vois.
Songez bien que la littérature n'a pas été créée pour servir la vie, ni même la traduire, mais pour lui échapper.
C'est une sensation très étrange, pour quelqu'un dans mon genre d'écrire un journal. Non seulement je n'ai jamais écrit mais il me semble que plus tard, ni moi ni personne ne s'intéressera aux confidences d'une écolière de treize ans.
Le public est gouverné comme il raisonne. Son droit est de dire des sottises comme celui des ministres est d'en faire.
Les passions sont le sel de la vie ; on n'est heureux ni malheureux qu'à proportion qu'on les a violentes.
Je vais te dire un truc que tu sais déjà. : le soleil et les arcs en ciel, c'est pas le monde. Il n' y a pas de vraies tempêtes, de lourdes épreuves. Aussi grand et fort que tu sois, [...] â–º Lire la suite
A quoi peut servir un livre sans images ni dialogues ?
Je n'étais ni belle ni moche. J'étais quelque part au milieu, à un endroit où l'on ne sait pas trop quoi se dire.
Fais ce que tu sais faire, gros, donne tout ! C'est simple, il faut se dire que c'est simple.
Je te recopiais des poèmes, piqués à ce vieux fou d'Hugo.Lui qui savait dire je t'aime, sans jamais avoir l'air idiot.Je me servais d'Apollinaire, et de Rimbaud et de Verlaine,Ce rêve étrange et pénétrant, moi aussi, je l'ai fait souvent.
Tous les grands hommes sont doués d'intuition. Un vrai chef n'a besoin ni de tests psychologiques, ni de fiches de renseignements pour choisir ses subordonnés.
Aujourd'hui, nous avons les mêmes smartphones, la même physique, les mêmes sciences partout dans le monde. Et il n'y a ni liberté, ni bonheur, ni justice dans de vastes parties du globe. Ces illusions se sont écroulées, nous faisant entrer dans une époque post-utopique.
Il est singulier que la politique, qui est sans contredit la science la plus ardue et la plus difficile, soit la seule que tout le monde croit posséder sans l'avoir apprise.
La force de caractère nous amène à parler d'une variété de celle-ci, l'obstination. Il est souvent très difficile de dire dans les cas concrets où commence l'une et où finit l'autre ; par contre, la différence abstraite entre les deux ne paraît pas difficile à établir.
J'entends trop souvent dire que la France est mauvaise en comédie.
Quand l'amour a su dire enfin son propre nom, les lèvres n'ont plus qu'à sourire et se taire, et couvrir de baisers.
L'homme qui n'a pas de musique en lui-même, ni n'est ému par la concorde des sons doux, est apte aux trahisons, aux stratagèmes et au butin.
Que de gens resteraient muets, s'il leur était défendu de dire du bien d'eux-mêmes et du mal d'autrui.
La science ne nous dit pas où nous allons - c'est le rôle de l'art - ; elle nous dit où nous sommes.
Il ne faut regarder ni les choses, ni les personnes. Il ne faut regarder que dans les miroirs, car les miroirs ne nous montrent que des masques.
La révolution, pour être créative, ne peut se passer ni d'une règle morale, ni d'une règle métaphysique pour contrebalancer la folie de l'histoire.
Le stalinisme n'a existé ni en théorie ni en pratique : on ne peut parler ni de phénomène stalinien, ni d'époque stalinienne, ces concepts ont été fabriqués après 1956 par la pensée occidentale de gauche pour garder les idéaux communistes.
Il y a tant de choses qu'on ne sait plus dire quand il est trop tard !... Le malheur est que la plupart des gens s'habituent au silence.
J'avais vingt ans. Je ne laisserai personne dire que c'est le plus bel âge de la vie.
Nous n'avons ni privilège sur terre, ni droits, ni plaisirs, ni libertés, qui ne soient rares faveurs sur lesquelles on ne peut pas compter.
La mathématique est une science dangereuse : elle dévoile les supercheries et les erreurs de calcul.
Il faut parfois faire ce que nul ne vous demande ni n'attend de vous. Pour se prouver à soi-même que l'on existe, que l'on est homme, que le monde a un sens.
C'était triste. Mais on a compris que les choses dépendent de notre volonté, qu'elles existent parce qu'on le veut bien, parce qu'on choisit à chaque seconde de ne pas les détruire. Elles existent si peu qu'on peut dire que rien n'existe.
Avant donc que d'écrire apprenez à penser,Selon que notre idée est plus ou moins obscure,L'expression la suit, ou moins nette ou plus pure.Ce que l'on conçoit bien s'énonce clairement,Et les mots pour le dire arrivent aisément.