Le suicide n'est pas un acte. On est saisi par le suicide comme par un vertige, on subit le suicide.
Qu'il y ait simulacre, imitation et fable, et que plusieurs prennent plaisir, non seulement à jouer, mais à regarder et à s'étonner : le théâtre se définit par là tout entier.
Plutôt que d'initier les élèves à la critique textuelle, il faut utiliser les quelques années d'école, à apporter des poèmes, et à les faire apprendre par coeur, car c'est de ce seul fait qu'ils pourront accompagner les enfants dans leur existence à venir
C'est toujours le baudet le plus laid qui passe la tête par-dessus la haie.
Je conclus que les notes de musique et les rythmes ont d'abord été acquis par les géniteurs masculins ou féminins de l'humanité dans le but de charmer le sexe opposé.
Un coeur ne peut pas plus être obligé d'aimer qu'un estomac ne peut être contraint de digérer les aliments par persuasion.
La vie c'est une merde par jour, faut t'habituer à l'odeur.
Ma vie entière a été déterminée par deux idées antagoniques : le sommet et le fond.
L'Amérique est un pays chanceux. Elle grandit par les folies de nos nations européennes.
Il n'y a qu'une manière d'être heureux par le coeur : c'est de ne pas en avoir.
Un sage se distingue des autres hommes, non par moins de folie, mais par plus de raison.
Les chagrins ont ce triste privilège parfois de s'envenimer les uns par les autres.
Un long bonheur s'affaiblit par le fait même de sa durée.
Il y a des choses que l'intelligence seule est capable de chercher, mais que par elle-même elle ne trouvera jamais. Ces choses, l'instinct seul les trouverait, mais il ne les cherchera jamais.
Se tenir par les épaules, c'est agréable, mais si tu laisses tomber, l'autre s'en va tout seul.
Comment ne pas se noyer ? Premier temps : lever les bras en appel de détresse. Deuxième temps : être secouru par un maître nageur sauveteur.
Il n'y a jamais eu de créature. Il n'y a jamais eu que le couple. Dieu n'a pas créé l'homme et la femme l'un après l'autre. Il a créé deux corps jumeaux, unis par des lanières de chair qu'il a tranchées depuis, le jour où il a créé la tendresse.
Rien de si aisé que d'être bien avec un homme qu'on ne voit qu'une fois par mois.
Il faut distinguer le réel, et la représentation du réel qui se traduit par des récits de tristesse et d'abattements.
Ne discutez jamais avec les gens qui achètent l'encre par bidon de cinq litres.
Les noms de baptêmes sont faits pour être dits par ceux qui nous aiment, et pour être inconnus à ceux qui n'aiment pas.
Si on n'a personne pour nous contredire, on finit par croire avoir toujours raison, et on commence à avoir tort !
Mon père tenait un salon de thé au Japon, j'étais fasciné par les tenues des geishas et le cérémonial du thé qui se déroulait chaque jour sous mes yeux.
J'm'étais barré d'toute cette merde, j'ai fini par revenir, comme sur toutes ces putain d'erreurs qu'on va finir par refaire.
Le gouvernement n'a pas de richesse et lorsqu'un homme politique promet de vous donner quelque chose en échange de rien, il doit d'abord vous confisquer cette richesse - soit par des impôts directs, soit par l'impôt cruellement indirect de l'inflation.
Grâce à la télévision, on finit toujours par apprendre des vérités, mais il faut être patient et quelque peu noctambule.
Par l'amour, il peut arriver qu'on livre et reçoive quelque chose d'essentiel, qu'on sente s'épanouir ce qui pouvait sommeiller de meilleur au fond de soi...
Ce qui se prête par la main se récupère par la course à pied.
Ne jugez pas la richesse ou la piété des hommes par leur apparence dominicale.
Ma grand-mère a commencé à marcher cinq miles par jour quand elle avait soixante ans. Elle a quatre-vingt-dix-sept ans maintenant, et nous ne savons pas où diable elle est.
Je ne vais pas au soleil, je m'ennuie. J'aime le regarder, mais faire le rôti un quart d'heure par livre, ça ne m'intéresse pas !
Tout homme est utile à l'humanité par cela seul qu'il existe.
Une call-girl est une demoiselle qui fait le trottoir par téléphone.
Le péché entre en nous rarement par force, mais par ruse.
C'est terrible, une guerre civile. Surtout quand c'est fait par des militaires.
Moi j'y crois au Père Noël. J'y crois aussi, je crois à un jour par an où nous donnons à tout le monde pour le plaisir de donner en sachant que ce n'est pas nous qui serons remerciés ce sera le Père Noël. C'est cela qui est merveilleux, on n'a pas à remercier personne...
Depuis cinquante ans on nous emmerde avec l'identité, c'est l'expression à la mode. On dirait qu'on a été pris en otages par une bande de psychologues, de psychiatres ou de psychopathes. Quel que soit ce que vous faites, c'est une question d'identité.
À l'époque, je n'ai pas cherché la réponse à cette question dans l'expérience que j'étais en train de vivre. Je n'ai pas découvert, comme je viens de le faire ici, quel était le socle de notre amour. Et que le [...] ► Lire la suite
La beauté est une guérison de l'esprit par aggravation de son mal.
Toute personne travaillant 40 heures par semaine devrait avoir une chance d'avoir une vie décente.
Les dégâts que j'ai causés dans cette délicate profession [ndlr, apprenti boulanger] éclipsent ceux provoqués par les inondations de 1910.
Tout est prévu par la providence.
Tandis que l'homme devient un être humain par l'affirmation de lui-même, la femme le devient en renonçant à elle-même.
Le journalisme, tel que je le conçois, ne passe pas par le beau, le profond, le durable.
Le dictateur m'avait jeté à la porte de mon pays. Pour y retourner, je passe par la fenêtre du roman.
Le gouvernement monarchique a un grand avantage sur le républicain : les affaires étant menées par un seul, il y a plus de promptitude dans l'exécution.
Comment n'êtes-vous pas révolté par la douleur humaine ? Cette sorte de placidité serait-elle la sagesse ?
Un premier roman, c'est souvent une gueule de bois soulagée par la syntaxe.
La femme moyenne passe environ 5.000 heures par an à s'inquiéter de ses ongles ; en 40 ans je n'ai jamais entendu aucun homme s'extasier sur les ongles d'une femme.
Si Dieu était ovipare, il faudrait remplacer les crucifix par des coquetiers.