Comment n'êtes-vous pas révolté par la douleur humaine ? Cette sorte de placidité serait-elle la sagesse ?
Qu'importe la douleur d'aujourd'hui puisqu'elle est le commencement d'autre chose !
Promesse de la science : la science moderne a pour but aussi peu de douleur que possible.
La douleur et la souffrance sont des croix personnelles. On est toujours seul à les porter.
La clef de toutes les sciences est sans contredit le point d'interrogation ; nous devons la plupart des grandes découvertes au comment ? Et la sagesse dans la vie consiste peut-être à se demander, à tout propos, pourquoi ?
Ce qui fait le prix de la science, de la connaissance abstraite, c'est qu'elle est communicable.
Ceux qui ont souffert, l'éventualité de la souffrance les fait souffrir autant que la douleur même.
Toute critique est critique de l'oeuvre et critique de soi-même ; pour reprendre un jeu de mot de Claudel, elle est connaissance de l'autre et co-naissance de soi-même au monde.
La prudence me fait suer. Je hais la précaution.
Ah ! l'insignifiance de tout face à la douleur !
Il vaut bien mieux supporter patiemment une douleur dont vous souffrez seule que de commettre un acte irréfléchi, dont les fâcheuses conséquences pèseraient sur toute votre famille.
Le bonheur est un combat d'encerclement, un jeu de go. Je tuerai la douleur en l'étreignant.
La douleur suit les actes qui ne sont pas minutieusement passés au crible de la raison.
Peu importe la quantité de sagesse et de connaissance que vous pouvez acquérir dans votre vie, vos enfants n'en recevront génétiquement pas la moindre parcelle à leur naissance. Chaque génération nouvelle part de zéro.
Le début de la sagesse est d'appeler les choses par leurs noms.
On ne fait pas toujours ce qui convient et choisir l'erreur en connaissance de cause ne manque pas de charme.
Il faut avoir le courage d'abandonner ses enfants ; leur sagesse n'est pas la nôtre.
Le silence est la plus haute sagesse de l'homme.
La seule façon d'avancer est de trouver des erreurs dans la sagesse conventionnelle.
La théorie doit être une observation, non une doctrine. C'est une investigation analytique de l'objet qui aboutit à sa connaissance et, appliquée à l'expérience, en l'occurrence l'histoire, entraîne la familiarité avec cet objet. Plus elle atteint ce but, plus elle passe de la forme objective d'un savoir à la forme subjective d'un pouvoir.
Un gredin qui tourne la loi est moins à craindre en son action qu'un homme de bien qui la discute avec sagesse et clairvoyance.
Être avec les gens qu'on aime, dit Jean de La Bruyère, cela suffit. Rêver leur parler, ne leur parler point, penser à eux, penser à des choses plus indifférentes, mais auprès d'eux, tout est égal, on se sent bien. Ô [...] ► Lire la suite
Des jours brisés qu'il se rappelle,Il n'est pas sûr qu'il ait souffert,Tant sa douleur est naturelle,Son sourire est mort l'autre hiver.
La connaissance mûre écoute, celle qui n'a pas mûri parle.
Vouloir éviter l'inévitable, n'est-ce pas augmenter sa douleur ?
La sagesse est l'art de vivre.
Plus un être est accompli, plus profondément il ressent la douleur et le bonheur.
Tout pouvoir aime la guerre, la cherche, l'annonce et la prolonge, par un instinct sûr et par une prédilection qui lui rend toute sagesse odieuse.
La dent cruelle de la douleur n'est jamais plus venimeuse que lorsqu'elle mord sans déchirer la plaie.
Celui qui cultive son plaisir récolte une douleur profonde.
L'homme révolté ne veut pas nécessairement le mal de l'autre. Son désir de vengeance peut être une protestation contre un désordre, une excitation pour le maintien de la justice du bien.