Jamais, dans une cité, les lois n'auraient la force qui convient, si elles n'étaient pas maintenues par la peur.
Les livres dits révélés sont des productions humaines, marquées par leur époque, pleines de contradictions, d'erreurs matérielles, visiblement interpolées, donc incapables de fonder une certitude.
Le sot ne s'intruit que par les événements.
Toujours par quelque endroit fourbes se laissent prendre.
Ne perdons pas de vue qu'entre l'autorité pratiquement indispensable à tout gouvernement et la liberté légitimement revendiquée par les peuples et les individus, l'exacte mesure est bien malaisée à tracer et à garder. Ce problème est le plus ancien et le plus difficile de la politique.
Je comprends que cette cour peut vous paraître petite, mais elle est en réalité agrandie par un règlement adroit.
Tous ceux qui débutent modestement ne finissent pas par arriver.
L'être humain est un animal qui multiplie les déceptions. Plus on le connaît, plus on vieillit, plus on est déçu par lui. Je pense qu'il n'y a pas grand chose à sauver chez lui. Même s'il est séduisant.
La colère est comme le feu par un temps de vent, elle fait brûler les vêtements de la saison d'hiver.
L'âge des femmes se calcule en ajoutant l'âge qu'elles se donnent à celui que leur donne leur meilleure amie et en divisant par deux.
Les femmes comprennent mal ce qu'est l'amour chez les hommes, elles sont constamment déconcertées par leur attitude et leurs comportements.
Naturellement, et par une de ces lois providentielles où le droit et le fait se confondent, le droit de suffrage n'appartient pas aux femmes. La Providence a voué les femmes à l'existence domestique.
Aujourd'hui, l'honneur n'est pas, pour un jeune, d'être admis par ses anciens, mais l'inverse.
Il n'y a personne pour me comprendre dans la totalité de mon être. Avoir quelqu'un qui le puisse, une femme par exemple, ce serait avoir pied de tous côtés, avoir Dieu.
Je suis né par curiosité. Y a-t-il une meilleure raison de naître ?
Les hommes de lettres ont fait le tour des idées, et ils finissent par se marier avec de pauvres petits bouts de femmes laides.
Je pense que si vous sortez vraiment avec quelqu'un pendant assez longtemps, vous vous connaissez très, très bien, vous passez par les bons moments, vous passez par les mauvais moments. Vous connaissez les deux personnellement, mais aussi au sein d'une relation.
Ne jugez pas l'image par le cadre.
Il n'y a pas une idée qui ne passe par la politique ; bien heureux si elle ne s'y arrête pas.
Trop dérangé par les aléas du présent pour m'occuper du futur.
Ce qui me fait plaisir, c'est que j'acquiers de la raison, sans perdre l'émotion excitée par le beau. Je désire bien ne pas me faire illusion, mais il me semble que je travaille plus tranquillement qu'autrefois, et j'ai le même amour pour mon travail.
Quand les passions sont excitées par les objets présents, la déclamation et les plus sublimes vérités sont pour elles un frein qui ne les retient point ou qu'elles brisent bientôt.
Je connais le chômage par coeur.
Si les scandales continuent, si les pauvres s'obstinent dans leur mauvaise humeur, l'argent finira par gâcher jusqu'au plaisir d'être riche.
Tout s'arrange en dînant dans le siècle où nous sommes Et c'est par des dîners qu'on gouverne les hommes.
Il faut juger les hommes non par leurs opinions, mais par ce que leurs opinions ont fait d'eux.
Il faut avoir vécu des années dans le rien pour comprendre comment on peut être subitement effrayé par la possibilité.
Les hommes, en se mariant, mettent en communauté une part de leurs biens égale, d'après estimation, à la valeur de la dot apportée par les femmes.
J'étais souvent consterné par l'élection de l'ignorance. Je suis moins consterné maintenant.
On s'engage souvent par manque de courage intellectuel. Prendre un parti, c'est démissionner du sien.
Le procureur : "C'est pourtant ignoble de tuer". L'avocat : - Oui, mais ça fait vivre tant de monde à commencer par vous et moi".
Je commence à être vieux, ce qui signifie que je finis par l'être.
Les scientifiques sont comme possédés par le démon, ils portent leurs recherches jusque dans des domaines qu'il ne faut pas violer. L'homme a osé pénétrer dans un domaine jusque alors réservé aux dieux : celui de la "création de la vie".
Quand on a vingt ans, c'est mieux d'être élevée par des gens intelligents et créatifs. On gagne tellement de temps.
En vérité, réformateurs modernes, quand vous voulez remplacer cet ordre admirable par un arrangement de votre invention, il y a deux choses (et elles n'en font qu'une) qui me confondent : votre manque de foi en la Providence et votre foi en vous-mêmes ; votre ignorance et votre orgueil.
Il arrive qu'un individu devienne le centre de votre vie, sans que vous ne soyez lié à lui ni par le sang ni par l'amour, mais simplement parce qu'il vous tient la main, vous aide à marcher sur le fil de l'espoir. Sur la ligne tremblante de l'existence.
Le bonheur dans le dénuement, c'est une réussite ; c'est aussi une leçon vite tournée en scandale par ceux qu'humilie secrètement l'esclavage de leurs besoins.
Par nature le Bourgeois est haïsseur et destructeur de paradis. Quand il aperçoit un beau Domaine, son rêve est de couper les grands arbres, de tarir les sources, de tracer des rues, d'instaurer des boutiques et des urinoirs. Il appelle ça monter une affaire.
A chaque fois que nous sommes témoins d'une injustice et que nous n'agissons pas, nous formons notre caractère à être passifs... Nous finissons alors par perdre toute capacité à nous défendre, ainsi que ceux que nous aimons.
Ne soyez pas gêné par vos échecs, apprenez d'eux et recommencez.
Par Dieu, - fixons encore le sens de ce mot, -nous entendons l'infini vivant.
La façon dont un individu se définit lui-même est déterminée par une vision intérieure, la manière dont il se voit lui-même, et par une vision extérieure, la manière dont il est vu par les autres.
Le monde humain trompe par un commerce de grimaces.
Nous serons un jour (mais qui de nous deux le premier ?) meurtris par notre cercueil, nos mains jointes seront opprimées par des planches clouées à grand bruit ; nos visages d'humoristes n'auront plus que les marques pénibles de cette [...] ► Lire la suite
J'écris parce que je ne veux pas des mots que je trouve, par soustraction.
Qui n'a jamais été allaité par sa mère se contente du pis de la chienne.
Ce qui est touchant, c'est qu'on est arrêté dans la rue par des jeunes de 13 - 14 ans qui sont fans...
Il faut empêcher les patients atteints par Ebola d'entrer aux Etats-Unis. Soignez-les, très bien, mais là-bas. Les Etats-Unis ont assez de problèmes!
Qui verse le sang de l'homme, par l'homme aura son sang versé.
Nous sommes limités par tout ce que nous ne sentons pas.