Les hommes politiques finissent toujours par se convaincre plus ou moins de ce qu'ils veulent faire croire à leurs électeurs.
Il n'y a aucune connaissance de la terre qui ne commence par l'imagination. Lorsqu'elle disparaît, lorsque se brise la création par l'imaginaire, la curiosité s'évanouit avec elle et le savoir s'épuise.
Peut-être l'immobilité des choses autour de nous leur est-elle imposée par notre certitude que ce sont elles et non pas d'autres, par l'immobilité de notre pensée en face d'elles.
La liberté de choix et d'intelligence en commun est contestée par l'exigence, en tous domaines, de réponses immédiates. Désormais, la vitesse est vraiment devenue notre milieu, nous n'habitons plus la géographie mais le temps mondial.
Ne remets jamais au lendemain ce que tu peux faire faire par un autre.
Si le destin souhaite votre rencontre, vous vous retrouverez. Fussiez-vous séparés par des milliers de lieues. Mais si le destin s'oppose à la rencontre, vous aurez beau être là, face à face, vous resterez étrangers l'un à l'autre.
Je n'ai rien dans ma vie en dehors de mon travail. Je suis obsédée par cela. Je ne quitte ma maison que lorsque je suis obligée de le faire.
Tu m'aimes, je t'aime, je ne vis que par toi et pour toi.
On entend aujourd'hui par fanatisme une folie religieuse, sombre et cruelle. C'est une maladie de l'esprit qui se gagne comme la petite vérole. Les livres la communiquent beaucoup moins que les assemblées et les discours.
L'appartenance à la famille humaine confère à toute personne une sorte de citoyenneté mondiale, lui donnant des droits et des devoirs, les hommes étant unis par une communauté d'origine et de destinée suprême
La donation est une montée vers la gloire par l'escalier de service.
Rien ne se fait dans les sociétés de grand ou de durable autrement que porté par la foi.
Quand je me tiens devant une toile, je ne sais jamais ce que je vais faire, et je suis le premier surpris par ce qui sort.
Nous avons tous notre démon particulier qui nous chevauche et nous tourmente et il faut bien finir par le combattre.
Orthographe. La science qui épelle avec l'oeil à la place de l'oreille. Défendue avec plus de chaleur que de lumière par quelques échappés d'asiles.
Dites une chose stupide, mais dites-la souvent, et elle finira par passer pour sage.
L'éternité est la serre où Dieu se fane depuis les commencements, et l'homme, de temps en temps, par la pensée.
Un écrivain a pour métier la vérité. Laquelle a pour meilleure amie la liberté. L'animal par nature étant plus libre que l'humain, nul ne prête plus attention à ses propos que l'écrivain.
Toutes les autres choses ont une part de tout, mais l'Esprit est infini et gouverné par lui-même, et n'est mélangé à rien mais est tout seul par lui-même.
Jamais un mari ne sera si bien vengé que par l'amant de sa femme.
C'est par petit coups répétés qu'on renverse les chênes les plus grands.
L'homme est le seul animal qui, pour se reproduire, commence par enfoncer sa langue dans la bouche de sa femelle. Toutes les autres bêtes sans exception trouvent du premier coup quels sont les organes adéquats.
La toilette d'une femme lui donne souvent une partie de sa contenance, et un habillement négligé lui enlève, par conséquent, quelque chose de ses moyens.
Le monde est comme une maison à deux portes : tu rentres par-ci, et tu sors par-là.
La réussite du déconfinement passe par la prudence et le civisme de chacun.
Une planète est un corps androgyne, pourvu des deux sexes et fonctionnant en masculin par les copulations du pôle nord, et en féminin par celles du pôle sud.
Le sang s'hérite et la vertu s'acquiert, et la vertu vaut par elle seule ce que le sang ne peut valoir.
Les parents ne découvrent que très tard - trop tard parfois, hélas ! - qu'il est difficile de se faire aimer par leurs enfants.
Attaque par le verbe et défends-toi par les armes.
La tyrannie est de vouloir avoir par une voie ce qu'on ne peut avoir que par une autre.
L'ordre de la pensée est de commencer par soi, et par son auteur et sa fin.
C'est par son humeur qu'on plaît ou qu'on déplaît et par le fond de son caractère qu'on se fait aimer ou haïr.
Temps vide, désespéré, dont on vole quelques minutes seulement par jour pour sa véritable vie.
L'histoire est la philosophie enseignée par l'exemple.
A peine a-t-on publié un livre, on n'a qu'un souci : l'effacer, le faire oublier par le suivant. Une carrière d'écrivain est une succession d'amendes honorables.
Si Dieu n'existe pas, les hommes ont besoin d'y croire. S'il existe, il finira par tout arranger.
La vérité est mise sous clé comme un trésor inestimable par ceux qui l'estiment bien peu.
Au régiment, si par hasard vous êtes tambour, même sur l'ordre du colonel, ne vous avisez jamais de battre la générale.
Aucune des révolutions successives qui ont marqué le monde depuis le début de l'ère industrielle n'a été prévue par les futurologues qui en sont toujours réduits à des extrapolations hasardeuses fondamentale, qui a vocation d'explorer l'inconnu.
C'est une cruelle injustice de dire à un homme sans bottes de se relever par ses bottes.
Choisis celle-ci, choisis celle-là, et tu finiras par ne prendre n'i l'une ni l'autre.
On aime tellement toutes les choses nouvelles qu'on a même quelque plaisir secret par la vue des plus tristes et des plus terribles événements, à cause de leur nouveauté.
La muséographie contemporaine nous habitue curieusement à une "culture patrimoniale" comme si tout ce qui était produit par l'homme avait le musée pour destin présumé.
Ce n'est pas si difficile que cela. C'est comme une douleur avec laquelle on apprend à vivre, quand on a mal au dos par exemple.
Car la foule est toujours impressionnée par les apparences et par les résultats, et le monde est composé de la foule.
Doit-on savoir qui est gay et qui est hétéro ? Ne pouvons-nous pas simplement aimer tout le monde et les juger par la voiture qu'ils conduisent ?
Il faut commencer par arrêter de faire trop de politique politicienne et essayer de vivre avec ce que l'on a. Nous avons détruit les trois quarts de ce que nous avions.
Le Brésil ne me fit pas une impression moins forte ; ne me fut pas une promesse moindre. [...] Ici la civilisation créée par l'Europe pouvait se perpétuer et se développer en formes nouvelles et différentes.
Tous ceux qui prennent le glaive périront par le glaive.
A trente ans, les hommes ont déjà fini de se connaître par le coeur. Le calcul leur suffit.