Le mot infini, comme les mots Dieu, esprit et quelques autres expressions, dont les équivalents existent dans toutes les langues, est, non pas l'expression d'une idée, mais l'expression d'un effort vers cette idée.
Les mots Sont des maillots Pour l'esprit Collants quand ils sont neufs Ils flottent dès qu'ils ont servi.
Les mots, comme les armes, partent parfois tout seuls.
Les images et les mots trahissent.
Les mots ne paient pas les dettes.
Les mots, "ces passants mystérieux de l'âme", sont de grands magiciens et de redoutables entraîneurs de foules.
Le malheur commence quand les mots ne se suffisent pas à eux-mêmes.
Les mots et les faits s'oublient ; ce sont les impressions qui restent.
Il adviendra de nouveau un temps où les mots auront perdu leur sens, et où seule la violence trouvera à s'exprimer.
Je rêve d'une langue dont les mots, comme les poings, fracasseraient les mâchoires.
Les mots finissent toujours par construire le contraire d'eux-mêmes.
Je twisterais les mots s'il fallait les twister,Pour qu'un jour les enfants sachent qui vous étiez.
J'emploie les mots que tu m'as appris. S'ils ne veulent plus rien dire apprends-m'en d'autres. Ou laisse-moi me taire.
Je n'aime pas les mots qu'on jette à la figure qui sont si violents alors que la France a besoin d'apaisement et de rassemblement.
Comment les mots, misérables chaînes de caractères, pourraient-ils servir à véhiculer les soliloques de la conscience ! C'est comme si on voulait faire une déclaration d'amour en morse.
Les mots sont les fantômes des imaginations malades, au-dessus desquels il y a la vie qu'il faut vivre sans penser aux mots.
Les mots qui valent ce qu'ils valent ont la fâcheuse habitude de limiter en voulant définir.
Les mots qui font fortune appauvrissent la langue.
Dans une langue aussi riche que la nôtre, il est normal que les mots, serrés côte à côte, finissent par se ressembler visuellement tout en exprimant des images différentes voire opposées.
En un mot, la poésie ne peut exister sans émotion, ou, si l'on veut, sans un mouvement de l'âme qui règle les mots.
C'est sur les vitres qu'on grave les mots ineffaçables.
La conquête d'un pays se fait aussi par les mots.
Crains comme peste les mots Sortis de la littérature.
Rien n'est jamais complètement neuf, c'est comme les mots, les choses reviennent, elles sont neuves quand même.
Je suis sans courage : la peur m'arrache les mots.
Quand on aime, les mots sont trop petits pour contenir notre âme trop grande.
La musique devrait être les mots de l'âme.
Nous ne pouvons ajouter au langage impunément le mot qui dépasse les mots, le mot Dieu ; dès l'instant où nous le faisons, ce mot se dépassant lui-même détruit vertigineusement ses limites.
De tous les mots, les plus douloureux sont ceux que l'on s'est infligés soi-même.
Le malentendu en littérature est à la base de la plupart des réputations. Il faut être un peu fou pour écrire. Comment expliquer autrement qu'un homme veuille se faire un nom avec les mots de tout le monde ?
Y a des silences qui disent beaucoupPlus que tous les mots qu'on avoueEt toutes ces questions qui ne tiennent pas debout.
Possède ton sujet, et les mots suivront.
Les mots sont comme des verres qui obscurcissent tout ce qu'ils n'aident pas à mieux voir.
Les mots sont des symboles qui postulent une mémoire partagée.
Tant que les mots restent en toi, ils sont à toi, sitôt prononcés, ils sont à tout le monde.
Les mots peuvent ressembler aux rayons X ; si l'on s'en sert convenablement, ils transpercent n'importe quoi.
Les mots bonne journée sont des mots qu'on a usés, qui n'ont plus de sens, plus de goût, comme les escalopes de dinde industrielle du supermarché.... Si vous avez envie que je passe une bonne journée, ne dîtes rien. Souriez-moi.
Les mots... des tourbillons, voilà ce qu'ils sont, à travers eux, on atteint le vide.
Pourquoi les mots, cette précision brutale qui maltraite nos complications ?
Converser pendant le sexe, c'est comme parler à un étranger ; les mots sont souvent répétés, les verbes abandonnés au profit d'une charade de gestes, et une feinte compréhension s'exprime dans un sourire.
Les mots ne bâtissent pas de murs.
D'une pensée géniale on peut supprimer tous les mots.
Si ce sont les choses qui, dans la société capitaliste à son stade avancé, symbolisent l'argent, qu'en conclure ? Que les mots qui représentent les choses ne représentent plus que de l'argent ? Impeccable syllogisme. Que la société médiatique a accompli.
Les mots ça fait vivre quand on n'a personne.
Les mots dissimulent plus qu'ils ne dévoilent.
C'est une langue belle à qui sait la défendre,Elle offre des trésors de richesse infinie,Les mots qui nous manquaient pour pouvoir nous comprendre,Et la force qu'il faut pour vivre en harmonie.
Ce ne sont ni les hommes, ni les passions, encore moins les idées qui mènent le monde. Mais les mots, rien que les mots.
Qu'ils sont beaux les mots auréolés par le souvenir de leur long usage.
Une maladie, un deuil, on en parle... mais un chagrin d'amour scelle les mots au bord des lèvres comme si une incompréhensible pudeur devait les retenir nous empêchant de les communiquer aux autres.
Ce qui est bien avec les films, c'est que c'est toujours plus vaste que les mots.