Le français, dans les mots, brave l'honnêteté.
Je t'apprendrai l'amourAvec des gestes tendresJe te dirai les motsQue tu rêves d'entendreJe te découvriraiPour la première foisQuand tu vas t'endormirDormir tout près de moi.
Ai-je dit que maman avait peur de qui que ce fût au monde ? Non, n'est-ce pas ! Elle n'avait pas peur non plus des mots. Derrière les mots, elle cherchait la vérité et, derrière l'altruisme, elle ne trouvait personne.
Le destin des abstractions est de s'accrocher à vous un instant puis de disparaitre. Seuls les mots qui sont des images demeurent. Le reste est un brin de paille.
Le langage poétique est fait pour communiquer des états ; les mots y sont des vases ou des clefs.
"Toutes les idées se mêlent par les bords ; les mots, non."
Les mots sont les maîtres de la pensée.
Il y a un proverbe méridional: les mots fins ne contiennent pas de panais.
Lorsque j'étais en cours, je ne levais jamais la main: Aujourd'hui c'est impressionnant la façon dont j'aime les mots. Comme un trait d'union c'est à ces mots que je me suis rattaché.
Bout de la langue - Sert à mettre les mots que l'on ne trouve pas.
Paulo était un écrivain qui disait que dès que les mots étaient écrits, ils ne valaient plus rien sur terre. Ils devenaient célestes, une danse païenne qui dirait tout, qui dirait rien. Les mots saignent en silence à certaines heures de la nuit. Un silence hurlant.
Mais les gémissements des mères et, plus encore, la houle silencieuse de la poitrine des pères ont une bien autre puissance que les mots ou les couleurs, tellement la peine de l'homme appartient au monde invisible.
Les mots sont magiques en ce sens qu'ils influent sur les cerveaux de ceux qui les utilisent.
Je suis pas un gars de la syntaxe. Je suis de la syncope. Du bouleversement ultime. Je me fous du verbe et de son complément. Faut pas faire le malin avec les mots. Faut les aimer. Ça file du bonheur, les mots.
Burke s'était imbu de tous les préjugés des Romains à l'égard du commerce. Pour lui les mots de ''marchand'' et de ''voleur'' étaient presque synonymes ; et jamais il ne put séparer l'idée du commerce de celles d'exclusion, de monopole et d'avarice.
Les mots, arriver à les foutre sur le papier. Y'a des fois en pleine trajectoire, à fond la caisse dans la phrase, t'éclates, tu déjantes, et cette foutue phrase cahote dans l'herbage pour finir comme une conne loin du rivage.
Les mots ne viennent au monde que si l'on a absolument besoin d'eux.
Comment il se fait que ce n'est qu'en cherchant les mots qu'on trouve les pensées.
La vanité et la fierté sont des choses différentes, bien que les mots soient souvent utilisés comme synonymes. Une personne peut être fière sans être vaniteuse. La fierté se rapporte davantage à notre opinion de nous-mêmes ; vanité, à ce que nous voudrions que les autres pensent de nous.
Les mots inspirent.
Les mots jamais ne vont parfaitement ? Ils sont approximatifs, glissants, suspects, déchus ? Eh bien, multiplions-les !
On vit près d'un enfant. On s'approche d'un mystère. Ses jolis mots nous touchent et nous amusent. Parfois, ils reposent sur une apparente maladresse de langage. Mais on sait bien. En fait, ils sont la marque d'une supériorité. Avec les mots que nous lui apprenons, il dit ailleurs et davantage.
Les mots subsistent, eux, même quand leur sens s'est perdu.
Les professeurs sont des gens qui apprennent aux autres les mots qu'eux-mêmes ont trouvés dans les livres.
La mémoire ne stocke que les mots, les airs et les images, pas leur lien avec le présent
L'inconvénient de la vérité, c'est qu'elle ne fait jamais le détail. Un morceau de vérité est un mensonge. Or, pour en revenir au langage, les mots ne sont jamais que les morceaux de vérité. Chacun est l'éclat trompeur d'un miroir brisé que jamais personne ne recollera.
La littérature est une blessure par où jaillit l'indispensable divorce entre les mots et les choses. Par cette plaie, nous pouvons perdre tout notre sang.
Il existe en tous cas dans les anniversaires,Une part de magie qui fait surgir d'ailleurs,Les visages ou les mots de ceux qui nous sont chers,Des êtres qui nous manquent et dorment dans nos coeurs.
Les mots sont sacrés et sans innocence. Ils appellent le destin de ceux ou celles qui les tracent.
Un livre, c'est un navire dont il faut libérer les amarres. Un livre, c'est un trésor qu'il faut extirper d'un coffre verrouillé. Un livre, c'est une baguette magique dont tu es le maître si tu en saisis les mots.
Les mots sont les seuls à pouvoir faire revivre les morts, et le vrai miracle de ressusciter ceux qui ne sont plus, comme celui de la création, n'est autre que le miracle de la parole, lorsqu'elle ne s'oublie pas.
La musique nous touche émotionnellement, là où les mots seuls ne le peuvent pas.
On oublie les mots comme on oublie les noms. Le vocabulaire a besoin d'être constamment fertilisé ou il mourra.
J'ai travaillé deux fois avec Woody Allen et il m'a dit: "Peu importe ce que vous voulez changer, c'est à vous de décider si vous voulez changer les mots, faites-en les vôtres".
Les mots de la liberté sont grands chez un peuple qui n'en connaît pas la mesure.
Jamais les mots ne manquent aux idées ; ce sont les idées qui manquent aux mots.
Il y a des mots salés, sucrés, aigres, amers. Il en est des durs et de doux, de crus et de cuits. Les mots se mâchent, s'avalent, se crachent, se digèrent. Pourtant les mots ne nourrissent pas leur homme.
Les mots avaient mûri en elle comme des chrysalides prêtes à livrer leur trésor. Les yeux dans les yeux de son amie, Bougna libéra les papillons qui battaient déjà des ailes dans la bouche.
Je suis capable d'émouvoir les gens parce que j'ai entre les mains ces chansons magnifiques, les mots qui touchent, c'est peut-être là qu'intervient le public...
Les mots sont femmes ; les actions sont hommes.
Vous comprenez, expliqua-t-il, les mots ne prennent leur importance que lorsqu'ils sont confrontés avec les réalités vivantes.
Les mots appartiennent les uns aux autres.