Nous sommes plusieurs, et même plus, à chérir le temps d'avant l'angoisse, d'avant le danger qui surgit partout, à aimer avoir été petits.
Mourir c'est à la fois quitter la terre et y pénétrer
La musique d'aujourd'hui adoucit les moeurs et rend sourd.
Tous ceux qui disent qu'on peut être heureux et libre dans la pauvreté, sont des menteurs, des fous et des sots.
La lucidité est le lieu de rencontre de la conscience et de la sensualité.
Le silence du coeur t'est nécessaire afin d'entendre Dieu partout - dans la porte qui se ferme, la personne qui te réclame, les oiseaux qui chantent, et les plantes, et les animaux.
L'homme épouse une dot et la femme une profession.
Aime et fais ce que tu voudras.
Le mal est double : il y a celui qui ne dépend pas de nous et celui qui en dépend.
Un peu de philosophie écarte de la religion et beaucoup y ramène.
En littérature, il faut arriver doucement, de peur d'attraper un chaud et froid.
Être jeune et riche, c'est indécent. Vieux et riche, au contraire, c'est logique...
Les épigrammes sont des petites flèches déliées, qui font une plaie profonde et inaccessibles aux remèdes.
Je n'ai pas d'ordinateur. Je ne méprise pas du tout l'informatique, tous mes amis écrivent à l'ordinateur, mais moi j'écris mes articles avec un stylo et mes livres avec un crayon. C'est la seule névrose que j'ai : je ne dois pas perdre mon crayon. Je sais qu'un livre, c'est quatre crayons.
Combien nous pouvons faire souffrir ceux qui nous aiment et quel affreux pouvoir de mal nous avons sur eux.
L'amitié est aussi nécessaire à l'humanité que l'eau et le feu.
L'individu est éphémère, les races et les nations viennent et passent, mais l'humain reste. C'est là que réside la différence profonde entre l'individu et l'ensemble.
Je n'aime pas jouer au-dessus ou au-dessous de la tête des gens. J'aime juste me lever devant une foule et la déchirer.
Le seul vrai Mal est de connaître le Bien... et de l'ignorer.
Connais-moi si tu peux, ô passant, connais-moi ! Je suis ce que tu crois, et suis tout le contraire.
La honte est dans l'offense, et non pas dans l'excuse.
L'homme, en se civilisant, n'a-t-il fait vraiment que compliquer sa barbarie et raffiner sa misère ?
L'homme ne sait rien de l'homme ; presque rien du monde qu'il habite et de l'univers qui l'entoure ; moins que rien de sa provenance et de sa destination.
Education. Ce qui révèle aux sages et dissimule aux sots leur manque de compréhension.
Il y a dans la vie deux sortes de destins : ceux qui ouvrent les pistes dans la grande brousse de la vie et ceux qui suivent ces pistes ouvertes.
Traçons le vrai portrait de Paris : au nord, le mont Martre ; au sud le mont Parnasse, entre les deux la Seine, et sur la Seine, la piscine Deligny.
Les histoires de cercueils C'est triste et pas joli.
L'école est là pour leur donner les moyens de penser par eux-mêmes, pour leur apprendre à faire la différence entre Madame Bovary et un bon compte-rendu de fait divers dans un journal, entre Antigone et Harry Potter.
Le bonheur, je crois, après pas mal d'expérience, s'atteint et se procure par des choses qui sont gratuites et de petites choses minuscules auxquelles d'ordinaire on ne fait pas attention.
Celui qui aime les animaux et désire tout savoir d'eux peut passer ses soirées avec d'excellents livres d'éthologie ou devant de magnifiques reportages qui racontent la vie des animaux dans leur milieu naturel, en les suivant souvent sur plusieurs mois. [...] ► Lire la suite
Saisis le serpent par la tête, et le reste n'est plus qu'une corde.
Les parents et les proches les plus aimants commettent des meurtres avec le sourire aux lèvres. Ils nous forcent à détruire la personne que nous sommes vraiment : une sorte de meurtre subtil.
Nous avons confondu la violence avec la passion, l'indolence pour les loisirs et nous avons pensé que l'insouciance était une liberté.
La Shoah, le plus grand crime jamais connu et jamais.
La seule façon de défendre ses idées et ses principes est de les faire connaître.
Les hommes jeunes voudraient être fidèles et ne le sont pas. Les vieux voudraient être infidèles et ne le peuvent pas.
Je ne suis vraiment libre que lorsque tous les êtres humains qui m'entourent, hommes et femmes, sont également libres.
On roule confortablement sur l'autoroute de la vie, protégé par la ceinture de sécurité de nos certitudes et l'air-bag conducteur de la routine.
La consolation du vieillard que l'on croit faits pour les grands du monde et pour les riches, sont plutôt le partage des gueux, qui en savourent la douceur avec plus de licence, plus de goût et plus de tranquillité qu'eux.
Avoir conscience qu'on fait une bêtise et la faire tout de même, c'est une volupté !
Là où il n'y a pas de puissance commune, il n'y a pas de loi ; là où il n'y a pas de loi, il n'y a pas d'injustice. La force et la ruse sont, en guerre, les deux vertus cardinales.
L'art est un leurre, la science est la base même et la condition sine qua non des progrès que notre société doit réaliser.
Entre personnes sans cesse en présence, la haine et l'amour vont toujours croissant : on trouve à tout moment des raisons pour s'aimer ou se haïr mieux.
Dans une société hédoniste aussi superficielle que la nôtre, les citoyens du monde entier ne s'intéressent qu'à une chose : la fête. (Le sexe et le fric étant, implicitement, inclus là-dedans : le fric permet la fête qui permet le sexe.)
Ce que la poésie fait de plus sublime, c'est de donner aux choses insensées sens et passions.
Le village global est une réalité technique qui attend un projet politique; car plus les techniques réduisent les distances géographiques, plus les distances culturelles prennent de l'importance et obligent à un projet humaniste pour que les hommes se tol
On doit échapper à l'alternative du dehors et du dedans : il faut être aux frontières. La critique, c'est l'analyse des limites et la réflexion sur elles.
Contentez-vous de ce que vous avez et faites-en le meilleur usage possible.
Je levais les yeux de temps en temps vers la fenêtre de la chambre. Tu t'y tenais, immobile, le regard fixé au loin. Je suis sûr que tu travaillais à apprivoiser la mort pour la combattre sans crainte. Tu étais [...] ► Lire la suite
C'est ce que certains libéraux appellent la liberté : être libre d'acheter une Ferrari et de prendre l'avion. Moi j'appelle ça le meurtre.