Deux heures de conversation avec Pierre Boutang et à la fin cet avertissement tranquille : « La guerre du Golfe sera sans doute finie dans deux ou trois mois, mais à la vérité elle durera deux siècles. »
Dans notre vie âcre et fiévreuseTa splendeur étrange apparaît,Phare altier sur la côte affreuse;Et te voir est joie et regret.
Dans la brume un cor sonna ;Ton âme alors frissonna,Et, sans crise,Ton coeur défaillit, mourant,Comme un flacon odorantQui se brise.
Otto est pessimiste, comme sa mère, qui ne cesse de dire : "Il y a des gens que la guerre rend plus forts. Moi, je lève les mains en l'air et je me rends. Je n'ai pas le courage de [...] ► Lire la suite
J'appelle les fainéants, les drogués, les alcooliques, les pédés, les femmes, les parasites (...) tous ceux qui ne comptent pas pour les hommes politiques, à voter pour moi, à s'inscrire dans leurs mairies et à colporter la nouvelle. Le seul candidat qui n'a aucune raison de vous mentir !
Chaque rôle vous prend un peu et tourne autour de vous pour le reste de votre vie. Je pense que vous n'abandonnez jamais aucun d'entre eux.
C'est avec beaucoup d'honneur et d'humilité que j'accepte cette investiture au poste de président des États-Unis d'Amérique. Mais si je suis un candidat démocrate, je serai un président américain.
Toi, moi, eux et les autres sommes tous des humains, et si ensemble nous devenions l'humanité ?
Je dis de temps en temps que le vote est précieux. C'est presque sacré. C'est l'outil ou l'instrument non violent le plus puissant dont nous disposons dans une société démocratique. Et nous devons l'utiliser.
J'ai l'harmonie des Bach et des Haendel dans l'oreille avec les paroles camerounaises. C'est une richesse de pouvoir avoir au minimum deux possibilités. Dans la vie, je préfère être stéréo que mono.
Mon plan est d'avoir un théâtre dans une petite ville et je serai le manager. Je serai le vieux mec de film fou.
J'ai l'impression de vivre à une époque où il y a très peu de distinction entre le personnel et le professionnel.
J'apprécie le côté Mad Max rencontre Lara Fabian et à ce niveau ça fait un choc psycho-érotique-intéressant.
La liberté signifie le droit des personnes à se rassembler, à s'organiser, et à débattre ouvertement.
Je l'aime comme une maladie et son remède à la fois.
Etre doué pour un art et ne pas pouvoir en vivre, voilà la vraie difficulté.
La tragédie échauffe l'âme, élève le coeur, peut et doit créer des héros.
De nos jours vous pouvez aller dans une station service et trouver la caisse ouverte et les toilettes fermées. Ils doivent penser que le papier toilette vaut plus que les billets.
L'expérience est dans les doigts et dans la tête. Le coeur n'a pas d'expérience.
Le démon ne peut rien sur la volonté, très peu sur l'intelligence et tout sur l'imagination.
Celui qui est juste au milieu, entre notre ennemi et nous, nous paraît être plus voisin de notre ennemi.
L'inspiration et l'admiration sont les mamelles éternelles de la plume.
Que l'homme n'aime rien, et il sera invulnérable.
Il y a deux sortes de journaux : ceux qui approuvent et soutiennent le gouvernement quoi qu'il fasse, et ceux qui le blâment et l'attaquent quoi qu'il fasse.
Les femmes parlent plus vite qu'elles ne pensent et pensent plus vite qu'elles ne réfléchissent.
Les hommes ont créé des cimetières afin de se fixer dans le temps et, malgré la décomposition dans l'espace.
Mais l'amour... ben l'amour ça ressemble à de l'eau, ça n'a aucune consistance et ça vous fuit entre les doigts, au moment où l'on s'y attend le moins.
On assassine des gens, et la police ne se montre que quand tout est fini. Si c'est cela la civilisation, je vous demande un peu ce qu'est la barbarie.
La vanité populaire est plus fière des légendes qu'elle crée que de celles qu'on lui impose et, partant, elle admire davantage ses champions que ses grands hommes.
Vous revendez trois mille francs ce que vous avez eu pour cinq cents, et vous dites, très tranquille : "c'est une affaire". Mais non ! c'est un vol.
Les Français sont et resteront des ânes.
Lorsque vous agissez sur la prise de conscience du moment présent, tout ce que vous faites s'imprègne d'un sentiment de qualité, d'attention et d'amour, même l'action la plus simple.
La politique, c'est avant tout du courage, car c'est toujours l'enjeu de la paix et de la guerre.
Il y aura en tout temps et dans tous les pays, surtout si ces pays sont divisés de religion, des fanatiques qui ne demanderont pas mieux que de se faire martyrs.
Si Dieu existe, reprit tranquillement l'enfant, il nous aime tous. Il a créé le monde, l'univers et les hommes. Il écoute toutes nos voix.
Et ceux qui ne font rien ne se trompent jamais.
Elle est grise et se dit folle,Et danse à fermer les yeux,Un coeur bat dans ses paroles,Nul ne sait où sont ces cieux.
Ce qui fait le prix et la qualité de la vie humaine, c'est sa brièveté.
Tu viens juste d'avoir quatre-vingt-deux ans. Tu es toujours belle, gracieuse et désirable. Cela fait cinquante-huit ans que nous vivons ensemble et je t'aime plus que jamais.
Ainsi vivent-elles, ces grues, et ont-elles leur être, non dans le présent rétréci, mais dans les étendues plus vastes du temps de l'évolution.
Seul un fou prône la solitude et, pour finir, être complètement seul ne signifie rien d'autre qu'être complètement fou.
Ressouviens-toi toujours des serviteurs zélés, et ne pense pas au fils indigne.
Pour l'homme ingrat et pour le chou en fleur, tout ce que tu fais est perdu.
La classe dirigeante a compris qu'une population heureuse, productive et jouissant de temps libre est un danger mortel.
La bienveillance et le sentiment ennoblissent les actions les plus anodines.
Quand le général Bugeaud arrive en Algérie, il commence à massacrer les musulmans, et même certains juifs. Et bien moi, je suis aujourd'hui du côté du général Bugeaud. C'est ça, être français!
Beaucoup des grandes réalisations du monde ont été accomplies par des hommes fatigués et découragés qui ont continué à travailler.
Quant aux amis, crois-moi, ce vain nom qu'on se donne se prend chez tout le monde, et n'est vrai chez personne.
J'ai grandi dans une famille catholique romaine et irlandaise à Philly.
Pendant des années, j'ai toujours désiré une vie de famille et je ne suis jamais arrivé à la construire. Quelque part, dans ma tête, j'étais complètement déstabilisé par le manque affectif.