C'est cela l'amour : donner du bonheur et des souffrances ; tout partager.
Les seuls qui ont eu un peu de sens artistique, ç'a été les papes et les rois.
Et sur de grands exploits, bâtir sa renommée.
Le démon ne peut rien sur la volonté, très peu sur l'intelligence et tout sur l'imagination.
Il y a une certaine incompatibilité, voire un choix nécessaire, entre comprendre et se faire plaisir.
Nous ne sommes rien et c'est ce qui fait que nous sommes quelque chose.
Ce sont les questions simples qui ouvrent la porte à des explications longues et compliquées.
Dans l'uniformité de circonstances identiques, chaque expérience prend une dimension singulière et tragique.
L'homme ne s'aperçoit pas qu'on l'étouffe, mais en plus il revendique sa famille, son travail, son système politique et la plupart de ses prisons comme autant de formes "d'expression de sa personnalité".
Chacun de nous sent un jour le besoin d'exorciser ses démons, ceux qu'ils connaît et surtout ceux qu'il ignore et qui le poussent vers des ravins qu'il ne voit pas.
Au plan national comme au plan mondial, la ligne de partage est nette entre les gagnants et les perdants de la modernisation. Dans nos pays, la répartition des fortunes et des revenus est de plus en plus inégale.
J'hésite entre la boîte de Lexomil et la pendaison : et pourquoi pas les deux ? Je n'ai pas de corde, mais plusieurs cravates Paul Smith attachées entre elles feront bien l'affaire.
Il y a des hommes chez qui l'esprit n'est qu'un talent par lequel ils semblent dominés, qu'ils ne gouvernent pas, et qui n'est point aux ordres de leur raison.
Les crimes ne naissent que de l'indigence et de l'extrême opulence.
Faire du vélo, aller danser, pouvoir siffler, regarder le monde, me sentir jeune et libre : j'ai soif et faim de tout ça et il me faut tout faire pour m'en cacher.
Il est très étonnant que je n'aie pas encore abandonné tous mes espoirs car ils paraissent absurdes et irréalisables. Pourtant je m'y accroche, malgré tout, car je continue à croire à la bonté innée de l'homme. Il m'est absolument impossible de tout construire sur une base de mort, de misère, de confusion.
Le plaisir est principe et fin de vie bienheureuse.
Sophie von La Roche ne cesse dans ses revues "pour les filles allemandes" de s'insurger contre le danger majeur de "trop savoir" qui ne peut mener qu'à la névrose et en tout cas au célibat forcé. La femme savante fait [...] ► Lire la suite
De toute boue, faire un ciment, un marbre, un ciel, un nuage et une joie et une épave.
Pour tous ceux qui sentent profondément et qui ont conscience de l'inextricable labyrinthe de la pensée humaine il n'y a qu'une seule réponse possible : une tendresse ironique, et le silence.
Je savais qu'on peut faire mentir même le soleil, mais on sentait que nulle manipulation de la lumière et de la pose n'aurait pu transmettre la délicate nuance de sincérité de ses traits.
Je ne blâme pas les génies qui prennent l'art à pleines mains, emploient à profusion toutes ses ressources. Je ne suis pas de ceux qui, admirant Ingres, croient devoir mépriser Delacroix, et réciproquement. Prendre les grands artistes tels qu'ils sont, [...] ► Lire la suite
A Hawaii, à Woodstock ou ailleursEt y retrouver des milliersQui chantent pour avoir moins peur.
Ce qui fait le prix et la qualité de la vie humaine, c'est sa brièveté.
Prêtre défroqué et choux réchauffé n'ont jamais été bien vus.
Si vous voulez, comme moi, construire une société dans laquelle les individus coopèrent généreusement et sans égoïsme pour réaliser le bien commun, vous ne pouvez attendre beaucoup d'aide de la nature.
J'étais convaincu que nos croyances reposent bien plus sur la coutume et l'exemple que sur une certaine connaissance.
Je ne m'attarde pas à penser à mes titres et rôles; Je fais juste ce qui me semble bien.
Les westerns spaghettis sont vraiment brutaux et opératiques avec une qualité surréaliste de la violence.
Il y a eu de mauvaises pratiques au sein de certaines institutions, et certains ont utilisé leur position à mauvais escient... Il n'y a pas eu assez d'effort pour raffermir l'application de la loi, l'indépendance des institutions judiciaires.
L'écologisme a bien entendu des valeurs communes avec la droite et la gauche, ce sont les valeurs républicaines.
Le tyran broie ses esclaves et ils ne se rebellent pas contre lui, ils écrasent à leur tour ceux en-dessous d'eux.
Il n'y a plus rien à enjoliver, dans une société et dans un monde où tout est constamment enjolivé de la manière la plus répugnante.
La Banqueroute, c'est quand vos créanciers saisissent votre veston et quand vous avez mis votre argent dans la poche du pantalon.
Il y a deux types de directeurs d'école : les incompétents et les pires.
Le bonheur, c'est comme un chat, si vous essayez de le cajoler, il vous fuit, si vous ne vous occupez pas de lui, il vient se frotter contre vos jambes et saute sur vos genoux.
L'esprit seul c'est le Dieu des hommes... La chair seule, c'est la brute. La chair et l'esprit, c'est l'homme, un dieu qui a des instincts de brute.
Puisqu'on ne se souvient que des humiliations et des défaites, à quoi donc aura servi le reste ?
Les bons rois sont esclaves et leurs peuples sont libres.
L'économie regorge de trucs qui vous donne le goût de reculer loin loin loin, de courir comme un dément et de vous planter la tête la première dans le mur qui vous attend flegmatiquement.
Ceux qui ont voulu changer le monde en sont morts et ceux pour qui rien n'a changé sont morts également.
Pourtant, pensez à ceux qui sont muets et sourds, Car ils sont morts assassinés au petit jour.
Et comme l'usage interdisait aux invités de dépasser les boutons, force était aux jeunes gens de demeurer sur place.
Les hommes ont dit « Mon cher Ami », et n'ont rien fait.
On peut très bien naître dans un pays, vivre dans un autre et mourir dans un troisième. La terre est vaste et nous appartient à tous.
Sois ami du présent qui passe : le futur et le passé te seront donnés par surcroît.
Si sauvage qu'elle soit par nature, la guerre n'en porte pas moins la marque des faiblesses humaines, et la contradiction que nous constatons ici, c'est à dire le fait que l'homme cherche et crée le danger tout en le redoutant, ne surprendra personne.
Je vous écris pour prolonger l'instant, en garder une trace, tordre le cou à la fugacité, à l'oubli, à l'impermanence, ceci sans succès bien sûr puisque c'est vouloir figer l'éphémère et j'aime l'éphémère, nul n'est parfait.
De mortelles vapeurs assiègent mon cerveau...Une vieille en cheveux qui rôde dans des tombesRicane en égorgeant lentement des colombes ;Et sa main de squelette agrippe mon manteau...
Je hais les indifférents. Pour moi, vivre veut dire prendre parti. Qui vit vraiment ne peut ne pas être citoyen et parti prenant. L'indifférence est apathie, elle est parasitisme, elle est lâcheté, elle n'est pas vie. C'est pourquoi je hais les indifférents.