C'est être bien riche que de n'avoir rien à perdre.
Veut-on savoir ce qui se passe dans les montagnes, il faut interroger ceux qui en viennent.
On ne trouve pas les perles sur le rivage. Si vous désirez en trouver une, vous devez plonger.
Les habitants des fleuves connaissent la vie des poissons. Les montagnards connaissent le chant des oiseaux. Les habitants des fleuves vivent du fleuve. Les montagnards vivent de la montagne.
La femme la mieux louée est celle dont on ne parle pas.
La langue prompte des femmes est l'escalier par lequel arrive le malheur.
Une fille, c'est une marchandise qu'on vend à perte.
Les excès tuent plus sûrement que les épées.
Qui frappe les buissons en fait sortir les serpents.
Avec un petit appât on capture de gros poissons.
Sage est l'homme qui, ayant deux pains, en vend un pour acheter un lys.
Ceux qui cultivent la même vertu s'aiment ; ceux qui exercent le même métier se jalousent.
Si vous vous inclinez, que ce soit le plus bas possible.
Il n'y a pas de joie qui égale celle de se créer de nouvelles amitiés.
Qui ne travaille pas s'appauvrit.
Ne chassez pas un chien sans savoir qui est son maître.
Le repentir est le printemps des vertus.
Les beaux chemins ne mènent pas loin.
Celui qui touche de la peinture noire se salit les mains.
Les princes ne songent à rendre leurs sujets heureux que lorsqu'ils n'ont plus rien à faire.
L'affaire la plus importante de la vie, c'est d'avoir de belles funérailles.
Les derniers à embarquer sur un navire sont les premiers à prendre pied sur la rive.
Où il y a un avantage, il y a nécessairement un inconvénient.
Paroles habiles n'égalent pas la vérité.
On ne doit pas mettre deux coqs dans la même cage.
Le fils naît tourné vers l'âtre, la fille tournée vers la porte.
L'ivresse fait dire les mots qu'on aurait pu dire en étant sobre.
Qui se venge d'un petit affront cherche à en recevoir de grands.
L'homme savant bâtit les cités, la femme savante les renverse.
Dix veilleuses ne valent pas une lampe.
En édictant des lois, il faut être sévère ; en les appliquant, il faut être indulgent.
Les portes de la charité sont difficiles à ouvrir et dures à fermer.
Lorsqu'on prend un gourdin pour appeler un chien, il ne vient pas.
Les moines qui viennent de loin sont ceux qui savent le mieux psalmodier.
Celui qui accomplit de grandes choses ne rechigne pas devant de menues dépenses.
Lorsqu'on a appris le livre des proverbes, on n'a plus d'efforts pour parler.
Qui fait le mal et craint qu'on puisse le savoir a déjà une graine de bien dans son mal. Qui fait le bien et cherche à le faire savoir a déjà une racine de mal dans son bien.
On respecte l'habit même si l'on ne respecte pas l'homme.
Le jour éloigné existe, celui qui ne viendra pas n'existe pas.
Pour connaître le chemin, interroge celui qui en vient.
Interroger cent personnes, c'est connaître cent choses.
Reculez d'un pas et tout s'élargira spontanément.
Tout ce qui apaise la faim paraît bon.
Les pleurs poussent sur les veuves et les poux sur les veufs.
Un spécialiste ne parle pas en amateur.
Les bonnes marchandises se passent de publicité.
Quand les cuisiniers se battent, le rôti brûle.
Élever la voix ne donne pas raison.
Il ne faut pas employer ceux qu'on soupçonne, ni soupçonner ceux qu'on emploie.
Entre époux, pas de querelle qui ne résiste à la nuit.