L'argent ne rachète pas la jeunesse.
La tâche que l'on donne aux parents, c'est précisément de prendre possession du corps des enfants, de le recouvrir, d'y veiller d'une manière si continue qu'ils ne puissent jamais se masturber. Or, non seulement jamais aucun parent n'a empêché ses [...] â–º Lire la suite
La peinture se vend mieux que la littérature : il est plus facile de planter un clou que de finir un livre.
En littérature comme au billard, faire la série.
La jeunesse attire les démagogues comme le miel attire les mouches.
Sur les bancs de la faculté, il faut bien que jeunesse se tasse.
L'homme a beau être blasé, guéri de tous les enthousiasmes, revenu de tous les emportements, il reste en lui un fonds éternel de jeunesse. L'amour est une aventure qui garde son attirance.
Le seul argent de Dieu est Dieu lui-même. Il ne paye jamais avec rien de moins ni avec quoi que ce soit d'autre. La seule récompense de la vertu est la vertu...
La littérature est la vie même, sous la sa forme la plus pure, la plus attirante, la plus voisine du chant, qui est sur les lèvres avant le mot.
La jeunesse est la période où l'on se déguise, où l'on cache sa personnalité. C'est une période de mensonges sincères.
La jeunesse nous fait dire et penser bien des choses illusoires.
La littérature est un acte de non-savoir mais qui doit savoir.
La jeunesse est belle. Dérision ! Elle est belle, confiante, aventureuse. Elle est riche de tous les espoirs, de toutes les ambitions. Elle est surtout naïve.
Celui qui paye tous les jours le métro ou le bus ne sera jamais contrôlé. S'il resquille une fois parce qu'il a oublié son argent chez lui, il le sera.
Jean d'Ormesson réussit ce qui est le plus difficile et le plus exigeant en littérature : être à la fois simple et profond.
La jeunesse est plus apte à inventer qu'à juger, à exécuter qu'à conseiller, à lancer des projets nouveaux qu'à poursuivre des anciens.
L'amour sans argent ressemble à une botte vernie sans semelle.
On ne fait pas de bonne littérature avec de bons sentiments. Ainsi la Bible, quel chef-d'oeuvre !
La jeunesse est le temps qu'on a devant soi.
On naît tous avec un certain fonds de folie à dépenser ; heureux qui le dépense en détail dans sa jeunesse !
Dans presque aucune littérature moderne, il n'y a coïncidence entre la langue écrite et la langue parlée.
Tout le monde y pense,Les hommes, les anges, les vautours,Y a plus de distances,Personne qui ait les bras trop courts,Tout le monde espère,Même à l'arrière des arrière-cours,Tout le monde veut son billet retour,D'amour, d'amour, d'amour, d'amour.
On a pris la fâcheuse habitude de croire que, là où il y a des sons musicaux, il y a nécessairement de la musique. Autant dire qu'il y a littérature partout où l'on bavarde, peinture partout où l'on barbouille.
Ce qui gâche un peu la littérature contemporaine, c'est le désir de dépayser le lecteur par des choses bizarres, inattendues. L'aventure est partout.
L'éternelle jeunesse est impossible : même s'il n'y avait aucun obstacle, l'observation de soi-même la rendrait impossible.
J'éprouve des sentiments mitigés à l'égard de cette tradition de la littérature de guerre, où un vétéran délivre aux civils l'authentique vérité.
La jeunesse est une religion dont il faut toujours finir par se convertir.
Toute grande littérature est l'une des deux histoires; un homme part en voyage ou un étranger vient en ville.
La littérature est la preuve que la vie ne suffit pas.
On ne donne vraiment qu'à fonds perdus.
Ce que les joueurs regrettent par-dessus tout, d'ordinaire, c'est moins la perte de leur argent que celle de leurs folles espérances.