Il faut toujours s'émerveiller des choses.
Je ne comprends pas comment des types comme Jeff Bezos peuvent se regarder dans le miroir.
J'ai été marquée par de grands films américains, des actrices mythiques... Mais j'avais aussi, en moi, ce désir de notoriété.
Quand il y a lieu, courons, avant toute chose, à notre propre secours.
Dieu aime les morts.
Être de quelque part, ça se décide. Ca se décide assez tard.
Il est bien plus divertissant d'être ennuyeux que d'être intéressant.
Danser, du regard et des mains t'apprivoiserUne proposition, un pourparler, une invitation a tout oublier.
On fait un métier où l'on est trop sollicité, et cela peut rendre fou...
L'esclave qui aime sa vie d'esclave a-t-il une vie d'esclave ?
Entre l'usage du verbe être et du verbe avoir, s'intercale la dimension exacte de l'humain.
Quand on dit à la rigueur, on est déjà sur le chemin des capitulations.
Toute cité est un état d'âme.
On n'a que le bonheur qu'on peut comprendre.
Je comprends que ceux qui ont eu une vie de dur labeur ou ont exercé un métier qu'ils n'ont pas choisi aspirent à leur deuxième vie, mais moi, j'ai tant aimé mon métier...
Les artistes c'est comme les pieuvres ils crachent de l'encre pour se cacher.
Après ma mort, je reviendrai et je serai la plus grande pianiste du monde.
Il n'est d'intelligence que créatrice.
J'ai toujours besoin d'une raison pour faire quelque chose sur scène, pour moi. Je ne juge personne: il n'y a pas de bonne voie; il n'y a pas de mauvaise façon. Il suffit de tout justifier.
Une dynastie est une collection de cadavres numérotés.
On ne dispose pas de soi comme des autres.
Devant les lézardes, ils ont tendu les grandes idées.
Les femmes, j'ai l'impression d'être passé un peu à côté.
J'écris pour débarrasser ma cervelle, pas pour encombrer celle d'autrui.
Je t'apprendrai l'amourAvec des gestes tendresJe te dirai les motsQue tu rêves d'entendreJe te découvriraiPour la première foisQuand tu vas t'endormirDormir tout près de moi.
Un rock cela ne me gène pas, la techno non plus... J'aime l'opéra aussi.
Ne pas aller au delà de ce que je sais, ne pas bavarder. Chercher pas à pas, maintenir l'ouverture du coeur, accueillir ce qui se présente sans céder à la mode, voilà quelques directions qui me sont bonnes. Et surtout travailler : c'est dans le travail lui-même que je trouve équilibre et réponse.
La mort, qui a toujours tort, a raison de chacun.
Guérison est un mot honnête, bien éclairé qui laisse voir sa frange d'ombre et son poids d'effort journalier. On ne guérit pas seul, on guérit par l'autre et peut-être pour lui...
Je te recopiais des poèmes, piqués à ce vieux fou d'Hugo.Lui qui savait dire je t'aime, sans jamais avoir l'air idiot.Je me servais d'Apollinaire, et de Rimbaud et de Verlaine,Ce rêve étrange et pénétrant, moi aussi, je l'ai fait souvent.
Les oeuvres complètent du soleil ne se lisent qu'à ciel ouvert.
Voûtes, puissances des genoux,Que l'amour pense avec bonheur,Lorsque vous existez debout,Et dans la retenue du coeur.
On ne mendie pas seulement pour survivre, on mendie pour n'être plus seul.
Il est parsemé de ces pierres à demi cachées, c'est un sentier comme il y en a beaucoup en Grèce. Un chemin qui n'est jamais, qui serpente indéfiniment et sans dire d'avance où il va.
Je fonctionne à la chair de poule.
Les tongs, ce sont les strings des pieds.
Je préfère considérer Stromae comme un projet collectif. Stromae n'est pas moi. Ou du moins ce n'est pas seulement moi.
Quand les cheveux meurent, les regrets en font des têtes bouclées.
Un intellectuel : c'est-à-dire un être qui attend passionnément qu'on le contredise.
Charlie Hebdo est le journal le moins consensuel de l'univers et le moindre des paradoxes n'est pas de le voir susciter à présent le plus consensuel des soutiens.
Il n'y a que deux catégories dans la société moderne : les vendus et les invendables.
La misère n'est sinistre que parce qu'elle n'est pas générale.
Mais la beauté de notre temps est une beauté foudroyée qu'on ne peut atteindre qu'à travers le noir, toujours plus noir.
Nous ne possédons pas ce que nous tremblons de perdre.
Comprendre, c'est presque l'inverse d'exister.
Moi je me suis toujours dit : ni wallonne, ni flamande, je suis belge.
Plus on aimera trop moins ce sera assez.
Certes c'est en se dirigeant qu'on devient dirigeable.
Votre vie n'est pas à vous, elle n'est pas votre bien, et celui qui vit dans l'instant comment pourrait-il déchiffrer la langue épineuse du temps ? La vie, la mort, la maladie sont de grands fauves, d'intrépides joueuses qui lancent leurs dés sans hésiter.
Le drame, c'est parfois d'être seul ; le plus souvent, c'est de ne pas l'être.