Presque tous les faits historiques sont en réalité à base d'effets hystériques.
Elle a fini par se lasserDe cette vie de ce métierDes éternels aller retourEntre le travail et l'amour.
Je pourrais renoncer à un peu de liberté par amour, afin d'accéder à une liberté suprême.
Il en est beaucoup qui ne sont pas peu fiers d'être à la hauteur de leur irresponsabilité.
Je trouve mon équilibre à travers mes vertiges.
"Demander" est un verbe qui porte malheur.
Quand je vois le nombre de gens qui sont partis en vacances avec leur sans-fil, je me dis que s'il y avait eu des fils, on n'aurait pas fini de défaire les noeuds.
Ainsi dans le noir, dans le gris, avec parfois de brillantes, de brèves éclaircies, j'enfile les semaines, les mois, je tourne les pages du livre du temps et de l'oubli.
S'il est incertain que la vérité que vous allez dire soit comprise, taisez-la.
Moins est visible le Dieu que nous prions, plus il ressemble au Dieu que nous verrons un jour.
Je suis belge et je reconnais que l'on a beaucoup de talent et un humour aussi qui nous est personnel. La bonne humeur et la zwanze
La vie est une immense oeuvre théâtrale incessament coupée d'entractes secs, et d'une brève utilité.
Je voudrais vivre assez vieux pour savoir ce que je deviendrai.
Il semble que l'on soit moins jaloux par amour que par haine.
Le silence est plus tapageur que tout.
Il faut toujours que j'égare mon stylo au moment où je vais écrire la pensée de ma vie.
Je crois qu'on ne réussit qu'une seule chose, on réussit ses rêves.
Un poète, c'est quelqu'un qui met de la dorure sur tout, c'est un compagnon du soleil.
Etre actrice, c'est avoir la chance de dire tout haut ce que d'autres pensent tout bas.
Je ne lis que mes bouquins. Mais j'en écris tellement que je n'arrive pas à les lire tous.
Est-ce que la mort me consolera de ma vie ?
L'homme est un enfant qui s'est bouché.
Que valent le silence, la contemplation ? Est-ce que ces valeurs peuvent encore être perçues ? Ou le silence et la contemplation sont-ils le fait de ceux qui se murent hors des souffrances d'autrui, de l'évolution du monde et de ses problèmes ?
Dans le mot haschisch, le H est aspiré, ça fait plus d'effet...
Un livre, c'est un détonateur qui sert à faire réagir les gens.
Quand on est arrivé, on est important ; quand on tente d'arriver, on est importun.
Il suffit de se tromper pour être spontané.
Je connais des sourds qui s'entendent très bien.
Au pays des sourds, les aveugles s'entendent bien.
C'est important de ressentir des émotions sur un court de tennis.
Il y a des choses qu'on ne peut dire qu'en embrassant... parce que les choses les plus profondes et les plus pures peut-être ne sortent pas de l'âme tant qu'un baiser ne les appelle.
Quitte à être réincarné, autant que ce soit en moi, comme ça mes vêtements pourront resservir.
Avec les insomnies, on peut faire des bouquets noirs de grandes fleurs friables et crissantes comme le sable sous les dents.
Dieu est le meilleur des gargarismes.
On est parfois content de s'asseoir sur une marche d'escalier.
La prudence me fait suer. Je hais la précaution.
Lorsque vous écrivez une chanson, la plupart des mots que vous utilisez sont en noir et blanc, puis vous en utilisez de temps en temps un en couleur. Ces mots en couleur font partie de nous-mêmes, car nous leur donnons un sens. Si vous le souhaitez, nous leur donnons une troisième dimension.
Je n'envie rien de très particulier sur cette terre. Sauf ceux qui seront encore en vie après moi.
Tout jeune, on pousse. Adulte, on se pousse. Vieux, les autres vous poussent.
Amour de la nuit, brasier sans lumière, amour qui espère, l'espoir qu'on attend, tu avais dans les yeux un bouquet de prière : je t'ai dis demain j'ai pensé je mens.
Chacun va bientôt devoir retrouver l'itinéraire de ses songes et tracer sur la terre et dans le ciel le chemin inconnu qui correspond à son image intérieure.
L'occulte a toujours fasciné l'inculte.
L'impondérable est ce qui vous pend au bout du nez.
Est vrai ce qui est beau. Le reste est invention.
Prolétaires de tous les pays, je n'ai pas de conseils à vous donner.
Ceux qui ont voulu changer le monde en sont morts et ceux pour qui rien n'a changé sont morts également.
Il n'y a qu'un seul public : celui qui vient pour aimer. Si les gens viennent pour s'aimer eux-mêmes ou chercher le reflet d'anciennes amours, le contact n'a pas lieu.
La mer isole de tout et dispense des sensations qui n'ont rien à voir avec les tics nerveux citadins.
On n'aime véritablement qu'en devenant meilleur ; et devenir meilleur, c'est devenir plus sage.
Le souci d'économiser l'énergie honore la ménagère.