Il n'est pas nécessaire de réussir pour désespérer.
Etre statufié de son vivant, ça vous pétrifie.
Chaque fois qu'il y a un type qui meurt, ce n'est jamais le même.
Comment croire à Dieu qui, depuis le temps, n'a même pas le téléphone ?
Après le long trajet depuis ma banlieue, je sais que je suis à l'heure et pourtant je me sens en retard. En retard sur le monde, sur l'angoisse.
Souvent, au lieu de penser, on se fait des idées.
A part parler, je ne sais rien faire. Je veux bien faire l'horloge parlante ou des GPS personnalisés
Les chats ont de la veine : l'obscurité ne les empêche pas de lire.
Pour attaquer le Minotaure on doit être aveugle, sinon on devient triste.
Une bibliothèque, c'est un des plus beaux paysages du monde.
Je suis un peu fou sans doute et un peu excessif.
Nous sommes condamnés, nous les Terriens, à la banalité.
Danser, fermer les yeux ne surtout plus penserDu bout des doigts te toucher te troublerDire que je danse, mais t'apprivoiser.
Je suis une midinette très sentimentale.
Ce qui m'éreinte, ce n'est pas tellement de tourner. Ce qui me fatigue, c'est tout ce qu'il y a autour
Les morts se défendent avec moins d'aisance encore que les vivants.
J'ai déjà visité le Rwanda à l'âge de cinq ans, mais je ne me souviens pas vraiment de mes racines.
VENGEANCE ! VENGEANCE ! VENGEANCE ! VENGEANCE ! Canailles !... Emplâtres !... Va-nu-pieds !... Troglodytes !... Tchouck-tchouk-nougat !...
La connaissance est plus près du silence que de la parole.
Quelqu'un qui, depuis sa naissance, n'aurais jamais vu la mort, à qui l'on n'en aurait jamais parlé, en aurait-il l'idée ?
Dis-moi ce que tu tais, je te dirai qui tu es.
Je ne veux pas que les choses que je fais soient faciles et prévisibles. Je veux qu'elles soient réelles.
On a besoin de quelqu'un qui n'est pas du métier et qui a une vision normale des choses.
Il faut admirer les gens capables d'être heureux.
Actionnaire : gestionnaire souvent passif de l'activité des autres.
Je m'efforce donc de rester étonnée, stupéfaite, à travers la répétition et la banalité des jours.
Il ne faut pas qu'ils enferment leur malheur en eux-mêmes, il vaut mieux qu'ils le vivent.
Il faut que la tempête du coronavirus se calme dans nos têtes !
Plus le fleuve est large, plus l'autre rive est belle.
J'ai une envie d'aimer qui est abominable.
Mais, per la Madonna ! je ne me trompe pas : c'est Tintin et son ami le patron-pêcheur Bardock ! Je vais les accueillir. L'Art doit ouvrir ses bras aux enfants de l'Aventure !
L'homme tient pour intelligence l'usure de ses facultés d'imagination.
Dès que les hommes parlent des femmes, ils ne disent que des bêtises. Alors, pourquoi tant en parler ?
Aujourd'hui, j'ai perdu 18 kilos et, à 54 ans, je suis blindée.
Que d'efforts pour arriver de la thune à la fortune.
Les vieillards ont besoin de toucher quelquefois, de leurs lèvres, le front d'une femme ou la joue d'un enfant, pour croire encore à la fraîcheur de la vie et éloigner un moment les menaces de la mort.
Je n'ai rien préféré, rien choisis en toi, je t'ai aimé tout entier, tel que tu es.
Écrire, je ne pourrais plus m'en passer; mais chanter, je vous jure que j'arrêterai le jour où je l'aurais décidé.
Est-ce qu'il ne faut pas être rejeté pour devenir soi-même ?
Il n'est pas nécessaire d'aimer la vie pour la transmettre.
Pendant ma promenade ce matin j'ai pensé de nouveau que, jusqu'à la mort de ma mère, je n'ai pas vécu ma vie mais celle qu'elle aurait voulu avoir.
La Castafiore, conspiratrice !!!... Si, au moins, c'était la conspiration du silence !...
On a le sens de l'éternité ou on ne l'a pas : c'est inné.
Dans le gratte-ciel du quant à soi, l'orgueil n'est qu'un étage supérieur à la modestie.
Tous les enfants sont des sorciers.
Même le plus grand des machos est attiré par sa mère. Il y a des choses qu'on ne confie qu'à sa mère, c'est bizarre. La première odeur de femme est celle de sa mère.
Je suis dans la vie comme je suis sur scène et sur scène comme je suis dans la vie, les gens le sentent.
Vis tes fantasmes mais n'en parle à personne les fous conscients sont internés.
Le temps, ainsi, nous donne l'image de ce que nous sommes en droit d'espérer, et nous aide à éprouver, en ces jours pluvieux, notre froid sentiment de l'hiver : comme si le soleil et la pluie ne faisaient pas partie de ce monde naturel, que nous regardons comme s'il était un miroir de l'âme.
Il n'y a rien qui soit plus menaçant que le bonheur, et chaque baiser qu'on donne peut éveiller un ennemi.