Le coup d'aile de l'imaginaire est nécessaire pour que le vécu devienne un vécu écrit. Pour que l'inconscient se manifeste sans le dire.
Quand on a remonté sa montre, est-ce du temps que l'on crée, ou l'heure de la mort qu'on nourrit ?
On n'a jamais aussi soif qu'après avoir traversé un désert qui n'existe pas.
Il est des maisons qui donnent des ordres. Elles sont plus impérieuses que le destin : au premier regard on est vaincu. On devra habiter là.
- Voulez-vous me prendre en photo avec mon chapeau ? - Ce serait plus facile avec un appareil photo !
Le plaisir est une merveille qui m'apprend que je suis moi.
- Et avec quoi enfiles-tu l'asticot sur l'hameçon ? - Comme tout le monde : avec dégoût !
Peut-être qu'un jour, on découvrira que la bêtise n'est rien d'autre qu'un virus.
Le chemin le plus court d'un point à un autre c'est de ne pas y aller.
Se mettre en ménage, c'est aller fatalement au surmenage.
La sagesse des autres n'a jamais servi à rien. Quand arrive le cyclone - la guerre, l'injustice, l'amour, la maladie, le voisin -, on est toujours seul, tout seul, on vient de naître et on est orphelin.
Parmi tous ceux qui sont morts pendant la guerre, il y avait peut-être un type qui s'il avait vécu serait devenu un savant fou qui aurait fait sauter la planète.
Faire l'amour avec celle qu'on aime, c'est le sommet du bonheur terrestre.
L'erreur, c'est comme l'alcool : on est très vite conscient d'être allé trop loin, mais plutôt que d'avoir la sagesse de s'arrêter pour limiter les dégâts, une sorte de rage dont l'origine est étrangère à l'ivresse oblige à continuer.
Le bon goût mène à l'impuissance.
Le mot "peinture" est laid !
Rien ne passe aussi inaperçu que le Bien, puisque le Bien véritable ne dit pas son nom - s'il le dit, il cesse d'être le Bien, il devient de la propagande.
Avec les mots, on marque le mouvement, avec les images, on le fixe.
Le souvenir a le même pouvoir que l'écriture.
Il nous est ordonné d'être jeunes et belles et, dès qu'il s'agit de tomber amoureuses, il nous est conseillé de ne pas tenir compte de ce genre de détails.
Quand on a passé la cinquantaine, on régresse à peu près sur tous les plans, sauf celui des regrets.
la beauté de l'existence, c'est le fait que la vie n'est pas facile.
Quand je serai grand, je penserai à quand j'étais petit.
La phrase la plus sotte de la langue française, c'est "bête comme ses pieds".
Il faut dire la vérité à quelqu'un qui va mourir... Il faut qu'il sache la vérité, sans cela il ne pourrait pas dormir...
Certains déchets nucléaires produits dans les années 60 resteront dangereux pendant un demi million d'années. Pour ceux qui sont produits maintenant, il faudra compter 30 ans de plus.
Rien n'est confus, sauf l'esprit.
Je suis fidèle en amour comme en amitié. Je n'ai jamais été une femme à hommes. Le travail est toujours passé avant tout.
La solitude et la promiscuité sont les deux contraires les plus identiques du monde.
Peut-il arriver mieux à une belle jeune fille que de tomber sur un monstre ?
Pourquoi chercher désespérément la clef du bonheur alors que, de toute façon, la serrure n'a jamais existé ?
Chaque livre d'histoire en se fermant fait le même bruit : "abrutis".
Ils me font sourire ceux qui parlent sérieusement de leur avenir. Leur avenir est dans la tombe.
On ne vit qu'une fois. Peut-être, mais cela permet d'agoniser beaucoup de fois.
Nous avons tellement de façons complexes d'aimer et un seul mot simple pour l'exprimer.
J'ai une écharde dans le pouce, pourvu que ça ne s'infecte pas... je touche du bois !
Elle était ma plus belle histoireJe n'ai pas su la raconterMe reste mes rêves de gloireMais j'ai plus envie de chanter.
La femme a peur de l'avenir. L'homme redoute le présent.
La vie, c'est très mauvais pour la santé.
La bêtise est la mauvaise fée du monde.
J'écoute mon corps, il me parle sans répit.
Il y a tellement de poésie autour de l'ivresse. Je crois que c'est parce que ça à voir avec la liberté.
Le regard est un choix. Celui qui regarde décide de se fixer sur telle chose et donc forcément d'exclure de son attention le reste de son champ de vision. C'est en quoi le regard, qui est l'essence de la vie, est d'abord un refus.
A force de mettre de l'argent de côté, on risque de ne plus avoir le bras assez long pour l'attraper et le dépenser.
De la fréquentation de son pénis on tire des satisfactions inépuisables.
Il y en a qui ont le coeur si large qu'on y rentre sans frapper. Il y en a qui ont le coeur si frêle qu'on le brise d'un doigt.
Ha ! ha ! ha !... Il commence à grésiller sérieusement du trolley, ce pauvre Dupond !...
Qu'il est décevant de suivre une femme dans la rue, fasciné par sa démarche, de l'aborder et de constater que son visage est tellement moins expressif que son cul.
Parler est un acte aussi créateur que destructeur.
L'amour véritable n'est jamais malheureux.