Les gens vous cataloguent. Ce n'est pas parce qu'on fait rire qu'on ne peut pas pleurer.
Vis tes fantasmes mais n'en parle à personne les fous conscients sont internés.
J'ai aimé voir gagner Christophe Willem et Julien Doré. J'ai râlé quand Amel Bent a perdu mais quand je vois la carrière qu'elle a aujourd'hui, je me dis que ce n'était pas pour rien.
Le monde est fait avec des astres et des hommes.
Je pense, donc je sue. De trouille, évidemment.
Au pays des aveugles tous les borgnes sont sourds.
Lorsque vous êtes soutenu par des gens, vous imaginez toujours que ce sont des gens de votre âge qui vous soutiendront.
Les millionnaires du coeur sont en général les prolétaires du monde expliquez-moi cette inverse proportionnalité.
C'est totalitaire, l'ironie.
C'est toujours un compliment lorsque vous êtes soutenu par des jeunes et des moins jeunes, mais c'est en fait inattendu. C'est surprenant, mais pour moi c'est en fait le plus beau compliment.
J'oublie tout, donc je suis.
Je résous maintes questions en ne me les posant pas.
Le temps, ainsi, nous donne l'image de ce que nous sommes en droit d'espérer, et nous aide à éprouver, en ces jours pluvieux, notre froid sentiment de l'hiver : comme si le soleil et la pluie ne faisaient pas partie de ce monde naturel, que nous regardons comme s'il était un miroir de l'âme.
L'esprit vit du désastre et de la mort.
N'oublions pas que nos maîtres ont des âmes d'esclaves.
Ne rendez jamais vos armes au malheur.
Prends garde a ne pas la faire pleurerElle me quitte ainsi soit-ilEssaie au moins de bien l'aimer.
Les philosophes ressemblent sans le savoir aux fourrures. Tous deux attirent les mythes.
Michel Berger m'a vraiment séduite lorsqu'il a composé "Quelques mots d'amour".
Le troisième millénaire sera rigolo ou ne sera pas.
Il n'est pas nécessaire d'aimer la vie pour la transmettre.
Sous un pli bleu je t'envoyais, la tendresse de Bernard Dimey,Tu trouvais que c'était joli, tu n'y as jamais rien compris,Je t'envoyais des chansons de Brel, celles qui frappaient où le coeur se fêle,Je pensais qu'elles pourraient peut-être, faire pousser un arbre au désert.
Je n'ai rien préféré, rien choisis en toi, je t'ai aimé tout entier, tel que tu es.
Le naufrage est sûr, vous êtes déjà tout engourdi par les vagues glacées qui vous assaillent, mais en somme tant qu'on crie, on est vivant.
Les rêves sont les clés pour sortir de nous-mêmes.
Comment les hommes peuvent s'intéresser à tant de choses alors qu'il y a les filles ?
Je ne m'ennuie jamais. Mais tout m'ennuie.
L'amour, comme la foi, s'entretient par de petites pratiques.
Les choses mystérieuses ne s'expliquent que par des choses plus mystérieuses encore.
Je t'envoyais des fleurs séchées, de la lavande et des pensées,Il n'y a pas d'amour heureux, disait Aragon amoureux,J'écrivais tout et sans pudeur, je me déshabillais le coeur,Je t'écris une dernière fois, c'est ma dernière chanson pour toi...
Pendant ma promenade ce matin j'ai pensé de nouveau que, jusqu'à la mort de ma mère, je n'ai pas vécu ma vie mais celle qu'elle aurait voulu avoir.
On est toujours prisonnier de son dernier mouvement d'enthousiasme.
Tout a changé de réalité depuis. Les années qui ont suivi cet amour m'ont fait devenir un grand lecteur et j'ai compris vite, trop vite peut-être, la vérité d'une parole de Tagore : "que le rêve est une réalité aussi importante que la vie."
Empruntez la vie, elle vous rendra un cercueil.
Peut-être est-ce seulement depuis ces dernières semaines que je comprends que le mouvement profond de l'art moderne est l'intériorisation. L'art semble chargé aujourd'hui de compenser ce qui es tari dans les anciennes sources religieuses et l'abus d'extériorisation dans la vie de nos sociétés.
Aujourd'hui, je regrette davantage de ne pas avoir fait d'études.
Les vieillards ont besoin de toucher quelquefois, de leurs lèvres, le front d'une femme ou la joue d'un enfant, pour croire encore à la fraîcheur de la vie et éloigner un moment les menaces de la mort.
Aussi laid que ce soit, un paysage, les hommes arrivent toujours à l'enlaidir encore.
Ma musique, c'est une larme et un sourire.
Aujourd'hui, j'ai perdu 18 kilos et, à 54 ans, je suis blindée.
L'on ne joue qu'avec le feu.
L'homme cherche la nouveauté dans les cimetières.
Dans mon appétit de lecture il y a un besoin d'évasion. Je suis enserré dans une vie pleine de petits devoirs ennuyeux, je cherche à m'en échapper par des inattentions, des oublis et notamment celui du temps qui s'écoule.
Je n'ai pas subi les effets des sixties car on faisait des opérettes avec Luis Mariano et des tours de chants avec autant de monde que Johnny.
J'aimerais recréer des lieux de grande écoute où les personnes présentes vibrent et tremblent de joie, de bonheur. Le chanteur, l'aède est celui qui aide à vivre, à traverser tous les labyrinthes de ce temps.
À travers les événements du coeur, le corps incessamment réclame.
Nos mensonges nous engagent mieux qu'aucune vérité.
Le tonnerre retentit pour la deuxième fois, sans troubler Œdipe. Il est toujours celui qui a pu, sur le cap, dominer et faire retomber dans la mer l'énorme vague de la folie.
Elle avait tellement de mémoire qu'elle se souvenait même du jour de sa mort.
Les années apprennent peu à peu, à tout homme, que la vérité seule est merveilleuse.