Je pense qu'il est important d'être sincère. Et je pourrais être le plus sincère simplement en restant dans ma langue maternelle en fait. Et c'est la raison pour laquelle je continue de composer et d'écrire en français.
Quand j'écoute un chanteur américain, je veux écouter sa musique dans sa langue, car il est plus spontané - il est plus naturel - et j'ai besoin de son point de vue. Et notre point de vue ici à Bruxelles est le français et le flamand.
Moi je me suis toujours dit : ni wallonne, ni flamande, je suis belge.
La maladie, Calliope, travaille à la fois le champ de la vie et celui de la mort. Elle nous fait peur, elle nous égare, mais l'existence n'est-elle pas troublante, exigeante comme le petit enfant. La maladie est vigilante, elle nous prévient, elle sait combien le mal est nécessaire et secourable au bien.
Comprendre, c'est presque l'inverse d'exister.
Le drame, c'est parfois d'être seul ; le plus souvent, c'est de ne pas l'être.
Je fonctionne à la chair de poule.
Tout changera, mais le monde changera t-il ?Ce sera toujours le monde où le déluge est possible et où l'homme ne peut le combattre qu'en se transformant lui-même.
Maintenant, à l'approche de la quarantaine, j'essaie de contrôler un peu l'affaire. Si je ne veux pas que mon corps prenne son indépendance, il faudrait qu'entre lui et moi s'installe ce qu'on appelle communément "le sport" ! Chez moi, ce n'est pas une évidence.
Je ne fais pas cela par vice, je le fais pour avoir du plaisir.
Je découvre le plaisir d'être moi-même.
Pauvres oiseaux qui ne mangent qu'à grand-peur.
Mais beau, je ne suis pas beauJe me jette à l'eau et je me noieJe coule à pic contre ses brasBeau, j's'rai jamais beauJ'ai tellement envie de lui plaireLui faire la cour à ma manièreSlow.
- Prier, toujours prier, ça sert à quoi ? La réponse est sans hésitation :- Ça sert à prier.
Souvent je pense à vous MadameSouvent, je vous revois MadameJe suis heureux j'ai des idéesEt peut-être à demain, vous me prendrez la mainSouvent je pense à vous MadameSouvent, je vous revois Madame.
Je suis sûr qu'un citoyen américain, si j'essaie de chanter en anglais, il sent que je ne suis pas vraiment sincère, il y a quelque chose qui ne va pas. Et je suis sûr que même en français, ils pouvaient ressentir la sincérité plus qu'en anglais.
Dans la vie, on peut rencontrer plusieurs princes charmants et pas juste un seul
Un anathème n'a jamais tué une mouche.
La terrible guerre des forts, de ceux qui sont armés et pourvus pour la vie contre ceux qui sont pauvres, désarmés, dénués de tout, n'a pas cessé de lui apparaître depuis qu'elle est sur la route.
Les villes ne sont jamais que des ensembles plus ou moins réussis de tiroirs échafaudés les uns sur les autres.
Ô Seigneur, donnez-moi mon Rêve quotidien !
Tu peux faire du "branchouille" ou du populaire, moi mon truc c'est de mélanger les deux.
Que sais tu de moi ?De mes vagues à l'âmeDe ce manque de toiDe mes drôles de larmesQue sais tu de moi ?Quand je reste seulDe mes coups d'éclats, de mes coups de gueule.
Twitter m'amuse beaucoup.
Je pense que j'ai un peu de Lio et de Marianne James dans mon caractère... Mais ce qu'elles ne savent pas c'est qu'elles ont toutes les deux un peu de Maurane dans leur caractère !
Inquiétant, mais vrai : sur les 80 milliards d'individus qui ont déjà fréquenté notre terre au cours des siècles, aucun n'a survécu.
Il y a une grande différence entre dire : "Ceci est raisonnable" et dire "Ceci est sage". Ce qui est raisonnable n'est pas nécessairement sage et ce qui est très sage n'est presque jamais raisonnable aux yeux de la raison trop froide.
Comment rira celui qui mourra le dernier ?
Lui et moi, nous faisons partie du peuple accablé par la sourde terreur de ne pas comprendre le monde et ce qui s'y passe.
Mon père, quand j'avais 12 ans, m'a emmené à l'usine dans son bureau. Il m'a fait asseoir en face de lui et il m'a dit : "voilà, c''est là que tu finiras ta vie". C'était sinistre
Sans la mort quels terribles combats entre ceux qui ne mourraient plus et ceux qui grandissent, avides de terres et de liberté.
Les rêves sont les clés pour sortir de nous-même.
Je ne suis jamais entré dans un bureau sans me demander comment m'en échapper.
Nous sommes natifs de nos ruines surgissantes.
Je me suis présenté chez ma maitresse avec un bouquet de silence.
Encore quinze ans, encore douze, encore dix avant d'être grand. On croyait ne jamais pouvoir le supporter. Et voici que l'enfance est finie aux yeux de tous, alors que l'enfant est encore là tout entier, tel qu'il a été marqué par les dures années sous-marines.
Ce n'est pas l'homme qui est méprisable, mais ce qu'il pense.
J'invente mes amis.
Je n'ai jamais tellement cru aux princes charmants.
Qui veut trop est plus riche qu'on ne pense.
Un jour, je n'entrerai pas à l'Académie.
Pardonnons au pluriel pour n'oublier personne.
J'ai tout de même conscience que, dans la typologie des actrices, il y a des filles plus minces. Mais on s'accepte aussi quand on est bien regardée. Par une réalisatrice, par un homme.
Pourquoi voyager ? Je regarde la télévision et je vois que toutes les villes ressemblent à toutes les villes. Les grands immeubles en béton, ici, à cent mètres de chez moi, je les retrouve partout, au Brésil, en Argentine, au Pérou, aux Indes, partout c'est la même chose.
Il y a que je suis l'homme sans argent, fragilisé par l'âge, mais dont les mains réchauffent encore.
Il y a des sentiments qu'on a à l'estomac.
Les modes sont des maladies mentales entretenues par le commerce.
On ne connaît ni l'intérieur du mont ni l'envers du vent.
À 9 ans, dès qu'on me mettait sur une table, je chantais. A 14 ans, je faisais des radio-crochets. Je suis née pour ce métier, mais ça ne m'a jamais intéressée de devenir "quelqu'un".
Intermittente du spectacle, je ne sais pas ce que c'est.