Devant les lézardes, ils ont tendu les grandes idées.
Cette fin de siècle du cinéma, voit l'avènement des films où les idées donnent la main au ludique.
Il faut être nomade, traverser les idées comme on traverse les villes et les rues.
A mesure que l'homme avance dans la vie, il arrive à une sorte de possession invétérée des idées et des objets, qui n'est autre chose qu'une profonde habitude de vivre. Il devient à lui-même sa propre tradition.
L'homme est en réalité un être spirituel et ce n'est que quand il vit dans l'esprit qu'il est vraiment heureux.
Ses idées sont comme les ailes de l'autruche. Elles lui permettent de courir, pas de s'envoler.
On donne généralement le nom de découverte à la connaissance d'un fait nouveau ; mais je pense que c'est l'idée qui se rattache au fait découvert qui constitue en réalité la découverte.
Plus le contenu de pensée est faible, plus le penseur prend d'importance.
Il s'agit de fonder la paix du monde sur un ordre légal, de faire une réalité de droit de cette solidarité internationale qui apparaît comme une réalité physique.
L'horreur de l'homme pour la réalité lui a fait trouver ces trois échappatoires : l'ivresse, l'amour, le travail.
La première clé de la grandeur est d'être en réalité ce que nous semblons être.
Ce qu'il y a de plus impressionnant chez l'homme, probablement la seule chose qui excuse sa folie ou sa brutalité, est le fait qu'il ait inventé le concept de ce qui n'existe pas.
C'est toujours terrifiant de rester seul en scène devant un public sans rien dire, tout en s'efforçant d'être tout simplement.
Toute censure est stupide par essence puisqu'elle qualifie, précise, décuple les élans de la révolution qui la fera sauter.
La pensée n'est pas la réalité de la vie.
L'hypothèse la mieux élaborée ne saurait prévaloir sur la réalité la plus bancale.
Quel enfant n'a pas aimé trembler, la nuit sur les pentes herbeuses, à attendre le dahu, n'a pas chanté pour se donner du courage devant les monstres de l'imaginaire, vaincre la peur en marchant bravement vers les ombres ?
L'idéologie est une pensée chargée d'affectivité où chacun de ces deux éléments corrompt l'autre.
Le pays ? Mais qu'est ce qu'il sait le pays sur ce qu'on souffre ici ? Je vais vous dire moi, je me suis senti plus proche des Allemands, que ceux qui crient « Mort aux Bosches » chez eux bien au chaud devant leur dinde aux marrons !!
Je déteste parler quand ni sentiments ni idées ne sont échangés, quand personne ne peut retirer profit d'un échange.
Il faut avoir vis-à-vis de l'oeuvre que l'on écoute, que l'on interprète ou que l'on compose, un respect profond devant l'existence même. Comme si c'était une question de vie ou de mort.
Quand les hommes n'ont pas de notions saines de la divinité, les idées fausses y suppléent.
L'idéologie de Macron le paralyse devant les questions de survie collective.
Peu de gens ont le courage d'être lâches devant témoins.
Les idées se pressent sous ma plume si abondantes que je n'ai même pas le temps de les exprimer.
L'action console. Elle est l'ennemie de la pensée et l'amie des illusions flatteuses. Ce n'est que dans l'action que nous pouvons avoir le sentiment d'être maître de notre destin.
Seule la réalité est capable d'éveiller l'oeil, de l'arracher à son rêve solitaire, à sa vision, pour le contraindre à l'acte conscient de voir, au regard.
Joueurs et amoureux jouent en réalité pour perdre.
L'existence est une guerre menée contre le temps qui sourit devant notre agonie pour conquérir les contrées de la mort.
Personne ne pense tout ce qu'il dit, et pourtant très peu disent tout ce qu'ils pensent, car les mots sont glissants et la pensée visqueuse.
La Littérature ne commence que devant l'innommable, face à la perception d'un ailleurs étranger au langage même qui le cherche.