Toute cité est un état d'âme.
Comment juger un état avec le plus de justesse possible ? Tout simplement : d'après son système judiciaire.
La mort n'est finalement que l'apogée de notre déclin.
L'affirmation de la vie ne va pas sans la pensée de la mort, sans l'attention la plus vigilante, responsable, voire assiégée, obsédée de cette fin qui n'arrive pas à arriver.
Plutôt mort que traître.
Et de façon mystérieuse,Nous, dans, ce flot, nous allons nous jeterDans l'océan immense de la vieAu plus profond de Dieu.Puis de ce coeur rugissantNous refluons dans notre cercle,Où dans notre remous vient se plongerLe pur esprit de la sublimité.
Qui a le coeur content est perpétuellement en fête.
C'est la présence de la mort qui donne un sens à la vie.
On dit "une belle mort", comme si la mort pouvait avoir droit à l'esthétique, au raffinement et à la souplesse.
Au plus pur de notre âme palpite un ardent désir de nous abandonner librement et par gratitude à un être inconnu, plus haut et plus pur, déchiffrant pour nous l'énigme de l'éternel Innommé.
Pour la mort comme pour tant d'autres importunités, la première fois est évidemment la plus désagréable.
Tant que l'on ne sait pas ce qu'est la vie, comment peut-on savoir ce qu'est la mort ?
Dès qu'une pensée me séduit, j'en cherche le piège.
Seul le battement à l'unisson du sexe et du coeur peut créer l'extase.
Le coeur des femmes ressemble au ciel d'automne, car capricieux.
L'idéologie est une pensée chargée d'affectivité où chacun de ces deux éléments corrompt l'autre.
Gardez les pieds sur terre, mais laissez votre coeur s'élancer aussi haut qu'il le désire.
La première fois que t'as dit ça on était mort de rire, et maintenant on est mort tout court !
Vous aimez un homme autre que votre mari. Eh bien allez à lui. Celui que vous n'aimez pas, vous êtes sa prostituée, celui que vous aimez vous êtes sa femme. Dans l'union des sexes, le coeur est la loi. Aimez et pensez librement.
Ceux qui ont le mieux parlé de la mort sont morts.
L'amour, était-ce cette illusion sacrée que l'on désire voir périr avec soi, douce et belle, dans la sécheresse infinie de notre âme ?
Quelle chose terrible que l'amour, s'il ne peut couler d'un coeur à l'autre, librement, dans toute sa fraîcheur !
Le dernier refuge de la pensée gnostique, ce sont les fantasmes de la schizophrénie.
- ... As-tu peur de la mort ? - Tu n'imagines même pas à quel point !
On meurt depuis toujours et cependant la mort n'a rien perdu de sa fraîcheur.
Qu'y a-t-il de plus vivant, de plus férocement et doucement actuel et éternel qu'un symbole de libération ?
Le mystère de la mort était entré, sans prendre conseil, et s'était assis entre eux sur un trône d'énigmes...
Tout doit rentrer dans le creuset rénovateur où la mort verse continuellement de la matière pour la continuelle floraison de la vie.
L'enfant qui dessine va droit à l'essentiel. Il suit la perspective du coeur qui dessine ce qui n'est pas, pour mieux voir ce qui est.
Une âme est plus grande qu'un monde.
T'aimer sur les bords du lac. Ton coeur sur mon corps qui respire. Pourvu que les hommes nous regardent. Amoureux de l'ombre et du pire.