La seule vraie solution serait une convention en vertu de laquelle tous les gouvernements s'engageraient à défendre collectivement tout pays attaqué.
Les fleurs, les arbres, tout poussait avec force, tout verdissait avec vigueur. Il semblait que tout avait reçu une âme. Tout parlait; tout chantait.
Si vous tuez mille hommes, la mort de chacun a mille fois moins d'importance que s'il était mort seul.
On affirme que l'homme descend du singe... Mais j'en connais qui sont descendus moins vite que d'autres.
Le bonheur ! Quelqu'un t'a déjà dit ce que c'est ? Ça me paraît un fantôme après lequel tout le monde court et que personne ne réussit à attraper.
Quand vous parvenez à exprimer quelque chose avec un regard et de la musique au lieu de le dire avec des mots ou de faire parler le personnage, je pense que c'est un travail plus complet.
Les gros comme toi, ça m'a toujours fait rigoler, parce que quand ça dégringole, ça fait un de ces boucans !
Je n'ai pas permis non plus que la faillite devienne en Italie une nouvelle industrie. Pour tous ceux dont les agissements apparaissent nettement frauduleux, même si le code ne permet pas toujours de les atteindre, je n'hésite pas à les envoyer au "confino".
Ce que l'on sait le mieux, c'est... ce qu'on a appris non des livres mais grâce aux livres, par les réflexions qu'ils ont suscitées.
De manière plus large, il est absolument incohérent et injuste que le vivant puisse appartenir à certains, qu'il s'agisse d'animal ou d'un végétal.
Tout se passe comme si chacun sentait vaguement que le pouvoir n'a plus de pouvoir.
Imaginons, que nous autres occidentaux, soyons une tribu d'Amazonie et que nous soyons découverts par des ethnologues. Comment nous verraient-ils ?
Rien n'est plus rare que la véritable bonté ; ceux mêmes qui croient en avoir n'ont d'ordinaire que de la complaisance ou de la faiblesse.
C'est en rêve seulement que les êtres nous sont doux et qu'il est bon de les avoir près de nous... dans la vie réelle ils sont les pierres aux angles aigus desquels on se heurte et l'on se blesse.
Dieu est la dimension de la vie sans laquelle la vie est moins que la vie et chacun moins que lui-même.
Aimer les chiens est une question d'anthropomorphisme. Nous nous attachons aux chiens à cause des sentiments que nous projetons sur eux.
Les pervers n'ont jamais honte puisque pour eux l'autre n'existe pas, c'est un pantin qui n'est là que pour leur propre plaisir.
Nous avons affaire à des hommes. Nous serions naïfs d'espérer uniquement de l'intelligence et du dévouement. C'était fatal que nous rencontrions aussi l'abjection, la sottise.
Je crois que l'amour est quelque chose qui au fond ne se laisse pas traduire en mots. L'amour c'est comprendre quelqu'un, tenir à quelqu'un, partager le bonheur et malheur avec lui.
Quelque chose que l'un des amants fasse à l'autre, celui-ci doit lui rendre la pareille : baiser pour baiser, caresse pour caresse, coup pour coup.
« J'irai aujourd'hui », c'est ce que dit un berger ; « J'irai demain », c'est ce que dit un berger. « J'irai », c'est « j'irai », et le temps passe.
Jargon. Langue factice dont les gens d'une même cabale conviennent afin qu'on ne les entende pas tandis qu'ils l'entendent entre eux.
Les sondages, c'est pour que les gens sachent ce qu'ils pensent.
J'ai quitté Paris à cause de ma femme !
L'expression est un art que trop peu de gens détiennent, l'art est une expression que trop de gens pensent posséder.
Je parle avec la pensée que je devrais me taire. Et je parle.
Le capitalisme triomphant a bien compris que pourexploiter au mieux l'ouvrierIl faut l'accommoder
Il faut que les riches aient l'âme bien forte, pour se priver si fermement du plaisir qu'on éprouve à donner.
Aux jeunes, généralement on pardonne. Et s'ils rougissent, on sait que c'est par innocence.
En quoi le lion qui dévore un mouton, l'aigle qui chasse une colombe sont-ils plus féroces que la cigogne qui mange une grenouille, que l'hirondelle qui mange un insecte ? En rien ; mais ils sont redoutables pour l'homme, et celui-ci, fléau des animaux, n'admet pas que ses victimes puissent l'attaquer à leur tour.
Ce que je ne comprends pas, c'est pourquoi les femmes arabes se voilent de plus en plus. Dans les années 50, elles n'étaient pas autant voilées, et ça, ce n'est pas normal pour moi.