La jalousie dévore la vertu comme le feu dévore le fuel.
Le temps passe et panse. La vie grouille et débrouille. Les braises incandescentes se consument doucement sous le tas épais de cendres froides et grises. Et puis, un jour, il y a un petit souffle, quelques brindilles, et le feu repart.
Il existe un havre où l'on peut toujours savourer une relation authentique : le coin du feu chez un ami auprès duquel on peut se défaire de ses petites vanités et trouver chaleur et compréhension.
Lorsque l'on perd un proche, on passe par plusieurs sentiment : le déni, le refus, la peur, la culpabilité, la dépression... l'acceptation.
Pétrarque : Jamais l'onde pure qui rit à la brise de Mai ne couva dans son sein le germe du dragon, jamais soleil levant n'ensanglante dans le rouge cinabre ; et la scélératesse jamais dans un beau corps ne cache ses replis.
Le sentiment d'appartenance à la République n'avait, en 2015, pas disparu, mais il s'était effacé.
La jalousie est le tyran du royaume de l'amour.
Le sentiment de confiance est tout aussi difficile à acquérir qu'à octroyer, car il finit souvent bafoué et trahi à tel point que nous finissons par nous méfier de notre propre chemise.
Le jaloux croit témoigner, par ses larmes et ses cris, de la grandeur de son amour. Il ne fait qu'exprimer cette préférence archaïque que chacun a pour soi-même.
La jalousie est un monstre qui s'engendre lui-même et naît de ses propres entrailles.
L'ignorance mène à la peur, la peur mène à la haine et la haine conduit à la violence. Voilà l'équation.
Les hommes qui entretiennent des maîtresses en changent souvent, en deviennent las, sont jaloux d'elles.
En opposant la haine à la haine, on ne fait que la répandre, en surface comme en profondeur.
Si vous êtes triste, ajoutez plus de rouge à lèvres et attaquez.
Un feu bientôt allumé ne s'éteint pas si tôt.
On ne jette pas le coffre au feu parce que la clef est perdue.
Un certain bleu entre dans ton âme. Un certain rouge a un effet sur ta tension artérielle.
Il faut que tu saches qu'en croyant à la corporéité ou en attribuant à Dieu une des conditions du corps, tu le rends jaloux, tu l'irrites, tu allumes le feu de sa colère, tu es adversaire, ennemi hostile.
Le péché, l'amour, la haine ne sont que des sons que les gens qui n'ont jamais péché, jamais aimé, jamais craint utilisent pour représenter ce qu'ils n'ont jamais eu et ne pourront jamais avoir.
Je suis l'illustration vivante du proverbe « Nul n'est prophète en son pays ». Pour ça, je suis jaloux de mon ami Cabrel : dans sa région, c'est Dieu le père.
C'est une honte, cette conception du mariage ! La femme, propriété du mari ! On ne lui laisse même pas le droit de s'appeler de son vrai nom ! Elle doit porter, imprimée au fer rouge sur son front, la marque de propriété du mari ! Comme une bête !
L'affreux cuistre Schopenhauer, qui passa sa vie à observer l'horizon du fond d'un puits, était certes bien incapable de soupçonner l'origine surnaturelle du sentiment dominateur qui précipite les hommes les plus forts sous les pieds des femmes, et la chiennerie contemporaine a glorifié sans hésitation ce blasphémateur de l'Amour.
La jalousie est un tyran, mais un tyran de l'esprit.
La haine n'est qu'une des formes de l'ignorance.
Le malheur de l'homme est de vouloir compliquer l'amour, simple sentiment de joie réciproque.
Choisir provoque un sentiment de satisfaction. On a tranché dans le vif de la conscience. Un nouvel ordre se profile que l'on a soi-même imaginé.
Les bons travailleurs ont toujours le sentiment qu'ils pourraient travailler davantage.
L'amour est une chose merveilleuse, miraculeuse, mais qui a ceci de commun avec le feu : il faut l'entretenir et l'alimenter.
J'arrive une heure avant la messePour la joie de la voir passerEt pendant qu'elle est à confesseJe suis jaloux de son curéJe me lève et je m'agenouilleJe me sens comme crucifiéPar tous les regards qui me fouillentDes grenouilles de bénitier.
De toutes les classes d'hommes, la plus belliqueuse c'est certainement celle des journalistes. Ils ont le bonheur de ne laisser sur le champ de bataille ni leurs jambes, ni leurs bras ; c'est le paysan qui est la chair à [...] â–º Lire la suite
Qu'est-ce donc que la poésie? Un feu de camp abandonné, qui fume longuement dans la nuit d'été, sur la montagne déserte.