Toute affirmation n'est pas un axiôme.
Un grand artiste écrit presque fatalement une oeuvre gaie quand il est triste, une oeuvre triste quand il est gai.
Je me rends chez un homme qui m'est supérieur non pas avec la volonté de grandir en moi, mais avec la crainte de rapetisser en lui.
Toute société, pour se maintenir et vivre, a besoin absolument de respecter quelqu'un et quelque chose.
La vie n'est supportable que lorsque le corps et l'âme vivent en parfaite harmonie, qu'il existe un équilibre naturel entre eux, et qu'ils ont, l'un pour l'autre, un respect réciproque.
La paix n'est pas comparable à un objet précieux qui nous appartient. Il faut toujours la conquérir.
La guerre ? Un constant d'échec.
Proportionnelle. Système électoral qui permet de faire élire un député en fonction du nombre de voix qu'il a obtenu par rapport au pourcentage de celles qu'il aurait dû obtenir, le tout divisé par le nombre de candidats.
C'est après sa mort que quelqu'un commence à changer.
Langue. Greffe d'un sens commun dans le cerveau de chacun, qui permet à chacun d'être un pays, de faire partie d'un peuple.
Il ne se fait pas plus long récit que ce qu'on nomme un résumé.
Amertume de constater que le temps, naguère infini comme l'espoir, est une marchandise qu'on mesure en travail donné, en argent reçu, que la vie même n'est pas une matière, mais un maître !
Une femme, c'est comme un cerf-volant. Malgré ses belles couleurs, et son balancement harmonieux dans le ciel, le cerf-volant est attaché à une ficelle qui est dans les mains de quelqu'un d'autre.
Pouvoir sentir la faim et la douleur est un signe de vie.
Un auteur est jugé, considéré, soigné à mesure de sa notoriété ou de l'argent qu'il rapporte.
Il n'y a rien au monde qui n'ait un moment décisif.
On ne pleure jamais tant que dans l'âge des espérances ; mais quand on n'a plus d'espoir, on voit tout d'un oeil sec, et le calme naît de l'impuissance.
Pour ce qui est de dire, rien de tel qu'un homme. Pour ce qui est de faire, rien de tel qu'une femme.
On rirait aujourd'hui de celui qui n'oserait pas toucher la main d'un lépreux. Pauvre type !
Je pense que la liberté la plus suave pour un homme qui est sur terre consiste à pouvoir vivre s'il le veut, ans avoir besoin de travailler.
À travers la perception d'un objet, quel qu'il soit, je sens comme une espèce de préjudice causé à ma pensée. Le monde où je vis est accablé par le poids de la lumière, de cette lumière dans laquelle je ne [...] ► Lire la suite
A celles qui sont déjà prises,Et qui, vivant des heures grisesPrès d'un être trop différent,Vous ont, inutile folie,Laissé voir la mélancolieD'un avenir désespérant.
La vie est un voyage, mais ne vous inquiétez pas, vous trouverez une place de parking au bout.
Pourquoi se joindre à la Marine si vous pouvez être un pirate.
Quand je fais une séance photo, je ne joue pas un rôle. J'essaie juste d'être moi-même.
La pire des violences conjugales c'est la victimisation narcissique, c'est la clé de toute suspicion, la clé d'un futur impossible car peu d'experts la comprendront puisque c'est de la psychocriminologie.
Les autres me parlent de faire un stade de France ou la tour Eiffel mais c'est non. Je serai centenaire et c'est tout... On ne va pas aller plus loin !
Nous ne devenons pas un creuset mais une belle mosaïque. Des personnes différentes, des croyances différentes, des aspirations différentes, des espoirs différents, des rêves différents.
C'est un des plus beaux jours de ma vie !
On dirait un chat qui chie dans sa caisse.
J'ai revu un pote, il marche avec le froc baissé, il ma dit c'est plus pratique... Ah non j'donne pas son nom j'suis pas une donneuse... Jamel Debbouze oui !
Tu sais, si tout le monde épousait quelqu'un d'une race différente, en une seule génération il n'y aurait plus aucun préjugé.
On sait plus de choses sur un homme en regardant ses mains qu'en l'écoutant parler.
Les livres et les films nous aident à prendre du recul. C'est pour ça qu'un livre c'est magnifique.
Il n'est pas donné à chacun de prendre un bain de multitude : jouir de la foule est un art.
Une longue peine, c'est quelqu'un qui doit gérer son temps au mieux ou il finit fou.
Le malade est au médecin ce qu'est l'homme au romancier : un cas. Plus l'homme est touché, plus le romancier s'intéresse.
La vengeance est un plat qui gagne à être mangé froid.
Un intellectuel c'est quelqu'un qui entre dans les bibliothèques publiques même quand il ne pleut pas.
Tout ce que tu dis parles de toi : singulièrement quand tu parles d'un autre.
Le Français est un paresseux qui travaille beaucoup. L'Anglais un paresseux qui ne fait rien. L'Allemand un travailleur qui se donne du mal. L'Américain, un travailleur qui sait s'arranger pour ne pas faire grand chose.
Les leçons de l'infortune sont presque toujours un bienfait. Elles ne sont funestes qu'aux âmes viles qu'elles paralysent pour toujours.
La déprime, pour un homme, c'est quand il ne peut pas la seconde fois pour la première fois. La déroute, c'est quand il ne peut pas la première fois pour la seconde fois.
Qu'il y a de choses bonnes à côté de celles que nous aimons ! Il faut faire place en nous pour un certain contraire.
L'existence, ramenée à elle-même, représente peu de choses : le souffle d'un désir matérialisé, un rêve d'éternité sitôt brisé par les rhumatismes et le tiers provisionnel.
Derrière un roman ou un poème, derrière la richesse d'un sens à interpréter, il n'y a pas de sens secret à chercher. Le secret d'un personnage n'existe pas, il n'a aucune épaisseur en dehors du phénomène littéraire.
La modestie est un abus de confiance si elle dissimule un vrai talent ou une erreur stratégique si elle avoue de réelles faiblesses.
On est toujours enclin à croire que le travail est aisé à celui qui a un talent. Il te faut peiner toujours, homme, si tu veux accomplir de grandes choses.
Mais un homme qui a fait une fois un bond dans le paradis, comment pourrait-il s'accomoder ensuite de la vie de tout le monde ?
Tartarin n'était pas un menteur. Comme tout homme du midi, il ne ment pas, il se trompe !