Un snob est un monsieur qui ne veut fréquenter que des gens qui, eux, ne veulent absolument pas le connaître.
Le plaisir est comme un lit de roses, mais le pli d'une seule suffit pour incommoder beaucoup.
Il y a cette différence entre un cornichon et un mari que l'un se confit dans son entier et l'autre dans sa moitié.
Aujourd'hui encore l'Amérique se pense elle-même comme un lieu où les Européens peuvent se réfugier et trouver la liberté.
Notre destin n'est vraiment qu'un assemblage d'images folles auquel nous sommes parfois forcés, aussi fous qu'elles, de donner corps.
On juge quelqu'un par le bruit de ses pas : seul résonne le pas de celui qui est suivi.
Une caresse d'ail revigore, un excès d'ail endort.
On ne fait pas tenir le monde derrière un front.
Un pédant est un homme qui digère mal intellectuellement.
Qu'est-ce qu'un arriviste ? Un futur arrivé.
Un seul bon argument vaut mieux que plusieurs arguments meilleurs.
La quiétude est un poison pour l'esprit.
Un grain de sagesse achève un fou parfait.
De la rencontre au sentiment, il n'y a qu'un petit pas à franchir.
Quand le pillage devient un moyen d'existence pour un groupe d'hommes qui vit au sein de la société, ce groupe finit par créer pour lui-même tout un système juridique qui autorise le pillage et un code morale qui le glorifie.
L'autocratie continue, et au nom de cette Divinité de qui elle prétend tenir le pouvoir, à nous humilier en nous tenant sous un joug honteux, à disposer de nos vies, de notre liberté, selon son caprice.
Quand un homme dit de trop belles paroles à sa femme, elle doit prendre garde, car souvent il lui parle ainsi pour apaiser sa mauvaise conscience et la loue par contrition.
Si vous êtes un simple pilote de course, vous devriez toujours voir vos limites. Il faut être objectif et ne pas faire de conneries.
Si l'ignorance est un bonheur, pourquoi le monde n'est-il pas plus heureux ?
Il n'y a que trois événements dans la vie d'un homme ; naissance, vie et mort; il n'a pas conscience d'être né, il meurt dans la douleur et il oublie de vivre.
La drague c'est sympa, la drague lourde c'est pénible, les frotteurs c'est glauque et ça doit être condamné, le harcèlement c'est invivable et le viol c'est un crime.
Mieux vaut se confier à son chien qu'à un étranger.
Bob, c'est pas un con. Il lit des bouquins, je comprends même pas le titre.
Une clé pour une relative paix, un relatif équilibre, une relative acceptation de la vie, c'est d'être tourné vers les autres.
La politique sociale, regardez : on met un pognon de dingue dans des minimas sociaux, les gens sont quand même pauvres.
La prochaine fois que quelqu'un se plaint que vous avez fait une erreur, dites-lui que c'est peut-être une bonne chose. Parce que sans imperfections, ni toi ni moi n'existerions.
Je t'aime ! Laisse-moi sur ton amoureuse bouche cueillir le monde, et les cieux dans un baiser !
Il a été écrit qu'un amant est capable d'avoir autant de secrets sur lui même que l'objet de son amour en a pour lui. Pour mon père, les secrets tenus par la femme qu'il aimait se sont montrés assez puissant pour le détruire ! Je commence juste à comprendre l'immensité de ce fardeau...
Sans avoir connu les affres de la nuit, un homme ne peut savoir à quel point est douce et chère pour l'oeil et le coeur la lumière du matin.
Il ne faudrait pas ex-aspérer, il faudrait espérer. L'exaspération est un déni de l'espoir. Elle est compréhensible, je dirais presque qu'elle est naturelle, mais pour autant elle n'est pas acceptable. Parce qu'elle ne permet pas d'obtenir les résultats que peut éventuellement produire l'espérance.
La guerre n'existerait pas, sans la littérature. Et il n'y aurait plus de crime possible, si le meurtrier ne pouvait pleurer un peu sur ses victimes.
Excellent de ne pas trouver le mot juste - cela y peut prouver qu'on envisage bien un fait mental sans qu'on le veuille.
Etre fataliste, ce n'est pas tellement croire en Dieu. C'est bien plutôt une sorte de lassitude, une forme du dilettantisme et un manque presque total de volonté.
Si quelqu'un vous donne ce qu'on appelle un bon conseil, faites le contraire. Neuf fois sur dix, vous aurez fait le bon choix.
Un rêve est la moitié d'une réalité.
Celui qui a vécu jusqu'au bout l'orgueil de la solitude n'a plus qu'un rival : Dieu.
On médit plus d'un ami que d'un ennemi : on le connaît mieux.
Un amour qui a passé par la jalousie est comme un joli visage qui a passé par la petite vérole : il est toujours un peu grêlé.
L'amour est un besoin si exclusif que, pour se satisfaire, il sacrifie même l'égoïsme. La preuve, c'est que, sitôt ce besoin passé, l'égoïsme reprend son empire.
La différence entre un steward et un serveur, c'est que le serveur, il n'est pas obligé d'apporter au client un sachet pour vomir.
Quand un drame doit se produire, c'est un enchaînement de circonstances parfois bénignes qui le préparent et le rendent inévitable.
Une vie, c'est un cheminement éclairé par un visage. Beaucoup le sentent et le vivent mais n'osent le penser.
L'instinct paysan ? Un don qui permet à ceux qui le possèdent de percevoir les obscures machinations de la nature.
Un vrai ennemi ne te laissera jamais tomber.
Quand on veut faire de l'esprit, il arrive qu'on mente un peu.
Certains hommes se croient d'une nature trop active pour s'astreindre à un travail quelconque.
Ça compte, même quand c'est un chien, quelqu'un qui vous préfère à tout le reste du monde.
Quand on sort d'un pénitencier on se réfugie plus volontiers dans un bordel que dans une cathédrale.
Il ne faut pas donner au comédien un rôle où il est soi, mais lui donner le goût et la possibilité d'être quelqu'un d'autre.
Le rêve égalitaire qui a présidé au marxisme a pris un cours ironique : la lutte des classes n'en a conçu qu'une seule, celle des miséreux.