Mieux vaut tomber amoureux que dans un précipice.
Quel ravage un être peut causer par la seule force de sa séduction.
Tout est changé ! De notre temps, les jeunes femmes cédaient à leurs maris avec le sentiment d'accomplir un devoir difficile. Aujourd'hui, elles y prennent plaisir.
La liberté n'est pas un privilège, elle est éternelle conquête... On ne la donne pas aux autres, on leur apprend à la mériter.
L'absence est un arsenic : un peu fortifie l'amour, beaucoup le tue.
Il peut y avoir un coup de poignard sans flatterie, il y a rarement de flatterie sans coup de poignard.
Rien ne ressemble plus à un innocent qu'un coupable qui ne risque rien.
Un service n'oblige que celui qui le rend.
Les bourgeois, par une vanité ridicule, font de leurs filles un fumier pour les terres des gens de qualité.
Ecrire, c'est mourir un peu !
Depuis toujours, surtout en France où l'on a couronné Voltaire, enterré Hugo comme un roi, canonisé Proust et enrôlé Gide, Camus, Malraux, Sartre et Mauriac comme directeurs de conscience, le respect admiratif pour l'écrivain est resté vivace.
L'Angleterre est un aquarium, pas une nation.
Je ne veux pas d'avenir, je veux un présent.
Je préfère te voir souffrir beaucoup aujourd'hui qu'un peu toute ta vie.
Quoi ! la concurrence anarchique désole actuellement la société ; et il nous faut attendre, pour guérir de cette maladie, que, sur la foi de votre livre, tous les hommes de la terre, Français, Anglais, Chinois, Japonais, Cafres, Hottentots, Lapons, [...] ► Lire la suite
La lutte se poursuivait corps à corps, à l'épée et à la masse. Les coups se concentraient sur le casque. Le heaume était si hermétiquement clos que le combattant ainsi harnaché risquait l'asphyxie s'il s'approchait trop près d'un feu de [...] ► Lire la suite
Et la joie brève de leur vol est un rayon de soleil en ce jour de pluie.
Le Roman est une Mort ; il fait de la vie un destin, du souvenir un acte utile...
Les heures de la nuit sont lentes et funèbres.Frère, ne trembles-tu jamais en écoutant,Comme un bruit sourd de mer lointaine qu'on entend,La respiration tragique des ténèbres ?
Le signe le plus évident d'un cancer social... c'est la disparition du sens de l'humour.
Comme le vieux malheur succède rapidement à un petit bonheur !
Il est plus honorable d'être élevé à un trône que d'en être né. La fortune donne l'un, le mérite obtient l'autre.
Il ne sert à rien de comparer un système d'exploitation réel avec un système idéal qui n'existe pas.
À chaque étape de ma vie, il y avait un jalonnement de handicaps qui venait du fait que j'étais une fille.
J'ai souvent pensé, avec tristesse, qu'une âme vraiment belle n'obtiendrait pas la gloire, parce qu'elle ne la désirerait pas. Cette idée, qui m'a désabusé de la gloire, m'a désabusé du génie. J'ai souvent pensé que le génie n'est qu'une éloquence particulière, un don bruyant d'exprimer.
Le destin qui s'applique à tous peut-il être néfaste à un seul ?
La moralité est un luxe privé et coûteux.
Le théâtre est un prêtre déguisé en femme. À moins que ce ne soit une femme déguisée en prêtre. Ou un prêtre déguisé en femme déguisé en prêtre, etc.
Une idée est un météore.
Un grand écrivain est un homme qui sait nous surprendre en nous disant ce que nous savions depuis toujours.
La plupart des hommes ont un moment dans leur vie où ils peuvent faire de grandes choses, c'est celui où rien ne leur semble impossible.
Conduis-toi sur la terre comme un voyageur et comme un étranger que les affaires du monde ne regardent aucunement.
Comment prétendons-nous qu'un autre puisse garder notre secret, si nous ne pouvons le garder nous-mêmes.
La probité, qui empêche les esprits médiocres de parvenir à leurs finis, est un moyen de plus de réussir pour les habiles.
La raison est un merveilleux instrument qui ne sert qu'après coup. Un criminel tue : son avocat raisonne.
Il ne faut pas médire des lieux communs, il faut des siècles pour en faire un.
Mener quelque chose ? C'est peut-être un but. Se mener soi-même paraît l'essentiel.
L'emballage d'un écrivain qui a réussi, c'est sa légende, les anecdotes qu'on raconte à son sujet, les mots d'esprit qu'on lui attribue... même sans jamais l'avoir lu.
Les termes ont le sort qu'on voit au genre humain : Un mot vit aujourd'hui qui périra demain.
J'ai vu trois hommes s'unir dans la même entreprise, sincèrement persuadés qu'un même principe les animait ; je les ai vus en désaccord après une heure d'explication.
Sans le mot qui seul compte dans l'expression d'une pensée, la pensée en question n'est qu'un pur fantôme en attente de corps. Là où les mots manquent pour le dire, manque aussi la pensée.
Si la société de consommation ne produit plus de mythe, c'est qu'elle est elle-même son propre mythe. À un Diable qui apportait l'Or et la Richesse (au prix de l'âme) s'est substituée l'Abondance pure et simple. Et au pacte avec le Diable le contrat d'Abondance.
Pour moi, rien n'est plus beau qu'un couple épanoui. L'homme et la femme qui réussissent ce prodige, créent, ensemble, un troisième être qui dépasse chacun d'entre eux et qui les relie à l'harmonie du monde.
À quoi cela sert-il d'avoir des convictions sublimes si on agit comme un animal ?
C'est difficile de battre un gars quand il a décidé qu'il va gagner.
Un sourire guérit d'un coup d'oeil blessant.
En guerre, en chasse et en amour, pour un plaisir, mille douleurs.
Celui qui aboutit à une nouvelle découverte, a franchi un obstacle du vide.
Je compare toujours les êtres humains aux animaux. C'est un bon moyen de savoir qui ils sont.
Ce désir d'équité ne doit pas conduire à un excès de bien-être, où personne n'est responsable de quoi que ce soit.