Nous existons en fonction des autres. Sans cesse, nous sollicitons leur alliance, ou leur cherchons querelle, souvent pour obtenir le même résultat: un échange et une reconnaissance. Et comme nécessairement ils nous déçoivent, nous tâchons d'en corriger l'image, nous les [...] ► Lire la suite
Si vous vous fixez des objectifs ridiculement élevés et que c'est un échec, vous échouerez au-dessus du succès de tout le monde.
L'homo sapiens est beaucoup plus porté à l'excès que ses prédécesseurs et son règne correspond à un débordement de l'onirisme, de l'éros, de l'effectivité, de la violence.
Je suis un partisan des frontières, à condition de pouvoir les franchir sans tracasseries inutiles. Mais j'aimerais qu'on fasse passer chaque voyageur devant un détecteur qui refoulerait impitoyablement les imbéciles et les vulgaires, le petit nombre étant seul admis à jouir des différences et s'en abreuver.
Je pense qu'aucun frisson pouvant traverser le coeur d'un humain n'est comparable à ce que ressent un inventeur lorsqu'une création de son esprit se réalise avec succès. De telles émotions font oublier à un homme la nourriture, le sommeil, les amis, l'amour, tout.
Le bâtiment est un symbole, tout comme le fait de le détruire. C'est le peuple qui valorise les symboles. Isolé, un symbole est dénué de sens, mais soutenu par toute une foule, le fait de détruire un édifice peut changer le monde.
Si je te balance dans la piscine maintenant, tu coules comme un caillou à la con ! T'en a trop pris mon vieux ! T'en a trop pris ! Trop pris ! Et n'essayes pas de lutter hein ! T'aurais des bulles d'air au cerveau, une rupture d'anévrisme, tu te ratatinerais et tu crèverais.
Quand tu es là, tu travailles avec un tel dégoût, tu es pâle, tu es triste... On dirait un anti-alcoolique.
On les a dans ses bras - puis un jour sur les bras - et bientôt sur le dos.
Il n'y a point au monde un si pénible métier que celui de se faire un grand nom : la vie s'achève que l'on a à peine ébauché son ouvrage.
Le génie est un flot baigné par la folie.
S'il est vrai qu'il est plus facile pour un chameau de passer à travers le chas d'une aiguille que pour un riche d'entrer au Royaume des cieux, un constat s'impose : il n'y a pas de sport professionnel au paradis.
C'est un supplice pour l'homme qu'on lui résiste. C'en est un bien plus grand pour la femme que de résister.
L'adolescence est comme un cactus.
Quand les riches se droguent c'est pittoresque. Quand les pauvres se droguent c'est un fléau social.
La timidité est l'un des patrimoines de l'homme.
L'amour donne le vertige, mais son vertige, si intolérable qu'il soit, est un délice infini.
La mort n'est qu'un mot, une sorte de signe dont le sens nous échappe.
L'amour a ceci de commun avec la grâce que tout - et jusqu'à la manière de pousser une porte ou de nouer un lacet - est modifié. Rien de ce qui était avant ne demeure.
Qu'est-ce qu'un paysage ? - C'est l'âge du pays quand nous y sommes.
Il ne sied pas à un homme de coeur, devenu tout-puissant, de prendre des moeurs nouvelles ; à ses amis mieux que jamais il doit être fidèle, à l'heure où sa prospérité lui permet mieux que jamais de les servir.
Lorsque vous commencez un travail d'importance, vous ne pouvez espérer le finir de suite : c'est la raison pour laquelle il ne faut laisser personne vous forcer à vous hâter ou vous décourager tant que vous n'êtes pas allés au bout de votre tâche.
Le théâtre doit servir à ça, à aller, toujours, vers un peu plus de communion.
Alors que la société se montre généralement sévère à l'égard de l'échec professionnel, elle continue de manifester un certain respect pour le malheur affectif.
Les ignorants se laissent enliser dans les mots, comme un éléphant dans la boue.
Il ne faut pas vingt ans pour qu'un bossu entre dans un cercueil droit.
L'art est un refuge, mais comme tout refuge, peut devenir une prison.
Vous savez que la mémoire d'un poisson est d'une seconde seulement ? A force de regarder ces poissons rouges dans leur bocal, le téléspectateur devant son écran n'a plus qu'une seconde de mémoire lui aussi.
Pour moi, l'amour est fondamental pour la créativité. J'aime beaucoup cette phrase du romancier Luc Dietrich, qui dit que « L'amour est un grand courage inutile ».
Il n'y a pas de seuil à la douceur, plutôt une continuelle invitation à être contaminée par elle, qui peut se briser en un instant.
La France est un pays extrêmement fertile. On y plante des fonctionnaires. Il y pousse des impôts.
Les gens cultivés devraient être supérieurs à toute considération aussi sordide qu'un intérêt mercantile.
J'me méfie d'celui avec qu'un seul degré d'lecture, jamais loin du côté obscur.
Le gouvernement n'a pas de richesse et lorsqu'un homme politique promet de vous donner quelque chose en échange de rien, il doit d'abord vous confisquer cette richesse - soit par des impôts directs, soit par l'impôt cruellement indirect de l'inflation.
Aimer est un verbe irréfléchi.
L'âme humaine est comme un gouffre qui attire Dieu, et Dieu s'y jette.
La prostitution est un phénomène masculin.
Rien ne résiste au billet de banque. C'est un sésame et c'est aussi une arme.
L'aide la plus efficace d'un inspecteur de police, c'est le hasard.
Aimer, c'est aussi posséder, c'est aussi triompher de la joie de sentir un autre vibrer comme soi...
Les dictateurs naissent dans les maisons où on n'ose pas donner à un ordre à la bonne.
L'abondance ne serait un progrès que si elle s'accompagnait de la diversité et de la qualité. Or les programmes tendent de plus en plus à se ressembler. Abondance est progressivement synonyme d'uniformité.
Il y a des vérités qui apportent un sentiment de libération et d'autres qui imposent le sens du terrible.
Je suis un alcoolique inscrit aux Ecrivains Anonymes.
Si les Français perdent une bataille, une épigramme les console ; si un nouvel impôt les charge, un vaudeville les dédommage ; si une affaire sérieuse les occupe, une chansonnette les égaye (...).
Comme il est merveilleux que personne n'ait besoin d'attendre un seul instant avant de commencer à améliorer le monde.
Vous êtes probablement sur la bonne voie si vous vous sentez comme un ver de trottoir lors d'un orage.
Quand ma liberté vient menacer celle des autres, je deviens un irresponsable. Un irresponsable n'est plus un citoyen.
Un homme mort ne dit pas de mensonges.
J'ai laissé tombé des groupes qui me prenait pour un pauvre crétin, et maintenant me voila, je suis un trou du cul riche et célèbre.