Un grand écrivain est un homme qui sait nous surprendre en nous disant ce que nous savions depuis toujours.
Une grande beauté, une force formidable, de grandes richesses ne sont pas vraiment d'un grand intérêt ; un coeur juste surpasse tout cela.
Le nez le plus long n'est pas toujours le meilleur senteur.
Le rire châtie certains défauts à peu près comme la maladie châtie certains excès.
Entrer dans l'enseignement, c'est un peu comme entrer dans l'enfer. Il est difficile d'en sortir.
Il en est peu d'entre nous qui n'aient été tentés à un moment donné de prendre pour la paix de leur conscience le confort et la sécurité de leur derrière.
Un roman doit toujours contenir un secret.
La femme est, dans le sein des nations lasses, un grand peuple neuf.
La politique, c'est comme l'andouillette, ça doit sentir un peu la merde, mais pas trop.
Un journaliste, ce n'est rien de plus qu'un facteur... L'humilité en moins. Tous deux sont là pour transporter les nouvelles, mais l'un se les approprie, alors que l'autre les laisse discrètement dans la boîte aux lettres.
Nous jouissons du temps sans compter, et ce qui est triste, c'est que nous ne commençons à comprendre ce qui est important que lorsque notre corps ne peut plus nous le procurer.
Parfois, les périodes émotionnelles d'un écrivain ne se rencontrent pas bien avec ce qu'il écrit.
L'oeuvre qu'on portait en soi paraît toujours plus belle que celle qu'on a faite.
La boussole est une espèce de montre qui indique toujours midi et demie.
Chaque fois qu'on pose un acte de tendresse, d'affection, d'amour, on modifie un tout petit peu l'avenir de l'humanité dans le bon sens.
La vie, c'est un peu comme une pièce de théâtre, dont nous serions les acteurs... et les autres, le public. Mais à la fin, on ne vient pas saluer. On meurt sur scène comme Molière.
Un roman n'est jamais que l'histoire toujours réinventée d'une revanche sur la vraie vie.
Les vaincus ont toujours tort. L'histoire ne considère que leur défaite.
Le plus grand plaisir que je retire de l'écriture ne tient pas au sujet mais à la musique interne des mots.
C'est un malheur qu'il y a trop peu d'intervalles entre le temps où l'on est trop jeune, et le temps où l'on est trop vieux.
Qu'est ce qui guéri le cancer ? Il semble que la mort imminente, pousse à agir. Pourquoi faut-il toujours attendre qu'une vie soit en jeu, pour en arriver à ça ? La connaissance de la mort change tout, ç vrai dire, si [...] â–º Lire la suite
Cette montagne est si formée qu'elle est toujours fatigante quand on commence l'ascension, mais devient plus facile à mesure qu'on monte.
Un Écossais est toujours sage après coup.
Cher journal, ce matin tout est différent, il y a du changement dans l'air, je le sens, je le pressens, je sort du sommeil. Pour la première fois depuis longtemps je me sens incontestablement et totalement sorti du sommeil, éveillé. [...] â–º Lire la suite
Toujours aimer; toujours souffrir; toujours mourir...
Les changements extérieurs commencent toujours par un changement intérieur d'attitude.
C'est un grand malheur d'être seul, mes amis ; et il faut croire que la solitude peut vite détruire la raison.
L'enfer c'est pas grand chose À côté d'être seule sur terre.
Lorsque je me trouve seul, alors, en face de mes piliers, mes murs et mes corniches alors je laisse tomber sur ces pierres muettes un regard d'amour.
Les vrais amis sont comme les étoiles, on ne les voit pas tout le temps, mais ils sont toujours là.
Qu'il est doux, quand sur la vaste mer, le vent soulève les flots, de contempler depuis la terre ferme, les terribles périls d'autrui.