Et à moins que vous ne portiez des voiles et un gouvernail sous votre jupon, ce qui m'étonnerait, le jeune Wiliam Turner sera déjà mort.
Une geisha est l'artiste d'un monde qui n'existe pas.
Quand tu es là, tu travailles avec un tel dégoût, tu es pâle, tu es triste... On dirait un anti-alcoolique.
Un gentleman est un monsieur qui fait des choses qu'aucun gentleman ne devrait faire, mais qui les fait de la manière dont seul un gentleman pourrait les faire.
La grandeur est un chemin vers quelque chose qu'on ne connaît pas.
Tout corps plongé dans un liquide finit par avouer.
Un égarement du coeur vaut mieux que cent génuflexions.
Le cinéma semble devoir toujours osciller entre deux tendances : la capture plus ou moins brute du réel (le document) et la construction d'un espace imaginaire (le rêve).
La voix est un second visage.
La véritable histoire d'un être n'est pas dans ce qu'il a fait, mais dans ce qu'il a voulu faire.
Un soldat en temps de paix est comme une cheminée en été.
Le percepteur est un homme qui distribue des rôles écrasants aux contribuables sous prétexte qu'ils aiment souvent lui jouer la comédie.
De même qu'un singe qui prend ses ébats dans la forêt saisit une branche puis l'abandonne aussitôt pour se raccrocher à une autre, ainsi, ce que vous nommez pensée, connaissance, se forme et se dissout sans cesse.
Le désespoir, un vocable creux inventé par les gens qui ne regardent jamais les étoiles.
Chez un homme, ce sont les mains qui mentent le mieux, ce sont elles aussi les plus romantiques.
Il en est des paysages comme des hommes : il faut un peu les vivre pour pénétrer leurs secrets.
Personne dans un théâtre n'a moins d'importance que l'auteur de la pièce.
L'absence de système est encore un système, mais le plus sympathique.
Quand un homme est amoureux, il ne lui vient pas à l'idée que la femme ne s'en est pas aperçu : il croit l'avoir dit nettement par un ton de voix, un frôlement de main.
C'est la nécessité de combattre qui semble oubliée... ce qui domine semble être la certitude tranquille d'un progrès en marche...
L'amour est un commerce orageux qui finit toujours par une banqueroute ; et c'est la personne à qui on fait banqueroute qui est déshonorée.
Pour qu'il y ait passion, il faut que l'union soit brutale, que l'un des corps soit très avide de ce dont il est privé et que l'autre possède en très grande quantité.
On ne vit pas dans l'absolu. Nul homme n'est coulé d'une seule pièce. Même un robot connaît la panne. Sans contradictions il n'y a pas de vie.
Qu'une merveille soit méconnue, un trésor enfoui, ce n'est point cela qui est mélancolique. Mais une merveille qui est en train de disparaître !
À la différence de l'aspirateur, de l'appareil de TSF ou de la bicyclette, qui gardent toute leur valeur d'usage quand tout le monde en dispose, la bagnole, comme une villa sur la Côte, n'a d'intérêt et d'avantage que dans la [...] ► Lire la suite
Le retour à des traditions périmées, le refuge dans un passé vermoulu, ne sont pas compatibles avec ce grand élan actuel vers la liberté. La liberté politique, à laquelle aspirent aujourd'hui tous les hommes, doit s'accompagner d'une libération intérieure, c'est-à-dire, [...] ► Lire la suite
Un fou a toujours dans sa famille un plus fou qui l'amuse.
Parfois, toute votre vie se résume à un seul geste insensé.
La vie est toujours un test.
Le métier que je fais est bouleversant et ravageur. Mais il m'apporte un bonheur incommensurable
Reconnaissez et acceptez vos défauts afin que vous puissiez en tirer des leçons. Parfois, il faut un peu de polissage pour vraiment briller.
Le 2 juin, une nouvelle phase du déconfinement va s'ouvrir : c'est un pas vers plus de liberté, mais ce ne doit pas être un pas dans le vide.
Gardons-nous de cette manie, d'aimer mieux perdre un ami qu'un bon mot.
Dieu accorde deux fois plus d'attention à Noël, comme les médias lorsqu'un enfant blanc est porté disparu.
Si je n'ai rien à faire de la journée, il se peut que je n'enfile même pas un pantalon.
Le mariage est un véritable éteignoir de tout ce qui est grand et qui peut avoir de l'éclat.
Aux yeux d'un artiste le fond et la forme sont indissolubles.
Même un chien trouve immangeable une querelle de ménage.
Qu'est la vie humaine en ce monde inconstant ? Rien qu'un instant.
Un homme vraiment heureux ne parle guère ; il resserre pour ainsi dire le bonheur autour de son coeur.
On gouverne les hommes avec la tête ; on ne joue pas aux échecs avec un bon coeur.
Les illusions tombent l'une après l'autre, comme les écorces d'un fruit, et le fruit, c'est l'expérience. Sa saveur est amère.
A force d'aimer un livre on finit par se dire qu'il vous aime.
Peindre, c'est réaliser l'acte sexuel. Sauf qu'on se sert d'un pinceau.
Dieu a créé des hommes inachevés dans un monde inachevé pour les laisser être. Les hommes doivent se réaliser eux-mêmes.
Rejetez le noir, et ce mélange de blanc et de noir qu'on nomme le gris. Rien n'est noir, rien n'est gris. Ce qui semble gris est un composé de nuances claires qu'un oeil exercé devine.
A Londres, il n'y a aucune différence entre la vitrine d'un marchand d'abat-jour et celle d'une modiste.
Une âme pèse infiniment plus qu'un royaume, un empire, parfois plus que le genre humain.
Même si tu passes pour un imbécile avec ton chien, non seulement il ne grondera pas, mais il passera aussi pour un imbécile.
Un film n'est pas fait pour une promenade des yeux, mais pour y pénétrer, y être absorbé tout entier.