L'homme n'est qu'un amas de grimaces.
Vous partagez tout avec un être. Et vous diminuez de moitié.
Et la légende court, se répand, s'enjolive, un vrai roman de George Sand.
Un mendiant me saisit la main, la baise deux fois et s'y accroche de tout son poids, de toute sa misère. Je ne lui fais pas l'aumône. Je n'ai rien sur moi. Le Seigneur ne me donne pas d'argent de poche. Il n'est pas avare. Il juge que je n'en ai pas besoin, voilà tout.
Dans cet univers qui se caractérise par un haut degré de cynisme, on parle beaucoup de morale. En tant que sociologique, je sais que la morale n'est efficace que si elle s'appuie sur des structures, des mécanismes qui font que les gens ont un intérêt à la morale.
Dans un poème ou dans un conte, le sens n'importe guère ; ce qui importe, c'est ce que créent dans l'esprit du lecteur telles ou telles paroles dites dans tel ordre ou selon telle cadence.
Quelle est la différence entre Mark Zuckerberg et moi ? Je vous livre gratuitement des informations privées appartenant à des sociétés, et je suis un bandit. Zuckerberg livre vos données privées à des sociétés pour de l'argent, et il est l'Homme de l'Année.
Les différences au sein de la famille humaine devraient être la cause de l'amour et de l'harmonie, de même qu'en musique l'accord parfait résulte de la résonance simultanée d'un grand nombre de notes différentes.
Le CSA, un vestige du monopole de l'État sur l'audiovisuel.
Nous humains sommes assez imbus en prétendant que Dieu nous a créés selon son image, certains individus pensent même être un cadeau du ciel. Comme ils se trompent ! Ceux-là ne sont pas issus de la main de Dieu, mais de son trou du cul.
J'ai toujours aimé les autodidactes, comme mon ami Clint Eastwood, ou Gary Cooper, Lino Ventura, Robert Mitchum... Ce sont des gens qui n'étaient pas dans le cinéma mais ils avaient un réel désir et ils y sont arrivés.
Je veux que mes enfants aient un sentiment intérieur profond, que c'est bien d'être heureux, que vous n'avez pas à être constamment en train de fabriquer des problèmes que vous n'avez pas vraiment.
Si vous avez un talent, protégez-le.
La pire chose de notre monde moderne est que les gens pensent, à cause de la télévision, qu'on meurt sans douleur et sans effusion de sang. On fait croire aux enfants que ce n'est pas si grave de tuer quelqu'un.
Je suis venu ici ce soir parce que quand on se rend compte que l'on veut passer le reste de sa vie avec quelqu'un, on veut que le reste de sa vie commence le plus tôt possible.
Que de fausses hontes ont abouti à un faux pas !
L'érudition est bien loin d'être un mal ; elle agrandit le champs de l'expérience, et l'expérience des hommes et des choses est la base du talent.
La multitude des maîtres ne vaut rien. Il ne faut qu'un seul chef, un seul roi.
Se faire incinérer, c'est de choisir un coin fumeur.
Se voir demander un autographe procure une sensation ambiguë. Il y a une satisfaction faite d'une vanité un peu grasse. La demande agace si elle est trop importante, et vexe si elle s'éteint.
Le peuple est masochiste : il réclame toujours un gouvernement fort, une police forte, une armée forte.
Les idées sont comme des poissons, et vous ne fabriquez pas le poisson, vous le péchez. Vous pouvez attraper des idées en rêvassant, ou en vous rendant dans certains lieux. Vous pouvez aller dans la rue, voir un reflet dans une flaque, et bang ! une idée surgit.
Beaucoup de gens disent qu'ils s'assagissent avec l'âge. En vérité, ils se tassent, ils ralentissent. Ils perdent de leurs saillances. Ils s'enlisent dans un sable mou et s'enfoncent en toute confiance. C'est ce qu'on appelle mûrir.
De décennie en décennie, l'intelligence humaine s'atrophiait, se sclérosait. Toute idéologie était morte, toutes les lois étaient désormais précédées d'un fusil.
Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage,Ou comme cestui-là qui conquit la toison,Et puis est retourné, plein d'usage et raisonVivre entre ses parents le reste de son âge.
Quand la foule qui se déchaînePendit un homme au bout d'un chêneSans forme aucune de remords,Ce ratichon fit scandaleEt rugit à travers les stalles,"Mort à toute peine de mort!"
Chiang Kai-shek croyait aux villes, à l'armement moderne, à l'aide américaine. Mao croyait aux manants armés de piques et ne comptant que sur eux-mêmes. Paysan, il ne doute pas un instant de la prise du pouvoir par une armée paysanne. Dans cette foi de roc, réside le secret de sa victoire.
La Nouvelle Droite est née en 1968. Elle n'est pas un mouvement politique, mais une école de pensée. Les activités qui sont les siennes depuis aujourd'hui plus de trente ans (publication de livres et de revues, tenue de colloques et [...] ► Lire la suite
Je serai en activité avant de mourir, parce que j'ai l'intention de faire un dernier film - et pas n'importe quel film. Et après je pourrai partir. Je n'aurai plus rien d'autre à faire.
C'est un péché d'être fatigué.
Dans l'hôtellerie, les cafés et la restauration, dans le bâtiment, il n'y a pas un endroit où je vais où ils ne me disent pas qu'ils cherchent des gens. Pas un ! Hôtels, cafés, restaurants, je traverse la rue, je vous en trouve !
L'intensité d'une amitié, ça vous fait une joie pour mille ans, c'est comme un amour, ça vous rentre par le nombril et vous inonde tout entier. Ça ne se mesure pas en mois.
Tous les systèmes de moralité sont basés sur l'idée qu'une action a des conséquences qui la légitiment ou l'annulent. Un esprit imprégné d'absurde se contente de juger que ces conséquences doivent être examinées avec sérénité.
J'ai refusé 'Harry Potter' et 'Spider-Man', deux films dont je savais qu'ils connaîtraient un succès phénoménal, parce que j'avais déjà fait des films comme ça auparavant et qu'ils ne m'offraient aucun défi. Je n'ai pas besoin de rappeler mon ego.
Il y a toujours un abîme au fond de l'abîme.
Il y a des péchés si flatteurs que, si je les confessais, j'en commettrais un autre d'orgueil.
A celui qui souffre, les consolations d'un consolateur joyeux ne sont pas de grand prix, et son mal n'est pas pour nous ce qu'il est pour lui.
Ce qui est une imitation de la nature ne peut pas être un défaut.
Toute cité est un état d'âme.
Il ne faut point parler de corde dans la maison d'un pendu.
On n'est un zéro que si on se considère comme tel.
Il y en a, aux mariages, qui tire une tête d'enterrement car ils considèrent que le mariage est un enterrement de première classe. Aux mariages, on apporte des fleurs, aux enterrements, des couronnes. Vous imaginez, si on apportait une couronne à un mariage, ce serait le bouquet.
Je serais un peu comme un épouvantail qui fonctionnerait à l'envers, un attirevantail.
Une réforme qu'on promet depuis vingt ans, ce n'est plus une réforme, c'est un refrain.
Il n'est pas plus étrange qu'un athée vive vertueusement qu'il n'est étrange qu'un chrétien se porte à toutes sortes de crimes.
En moins d'un millénaire, Brahm, Yahvé, Zeus et Jupiter s'imposent aux croyants comme les pères de l'humanité et confinent les mères dans le statut de mineures. Comme si les hommes avaient inventé Dieu pour mieux asseoir le pouvoir paternel.
Un problème devient trop encombrant ? Hop, dans la chaudière.Tu es devenu encombrant, Montag. Et le feu va soulager mes épaules de ton poids vite fait, bien fait ; pas de pourrissement à craindre. C'est ça le feu : antiseptique, esthétique, pratique.
Ceux qui n'ont pas voulu d'un Dieu au-dessus d'eux s'en font un autre aussi bas qu'eux-mêmes.
Charger un boeuf d'un sac jaggueri.
Je considère l'orgueil comme un péché.