Un policier de proximité est un policier qui tire à bout portant.
Personne ne tire le miel sans se lécher les doigts.
Le meilleur roman est celui qui demande le plus à la sensibilité et l'imagination de son lecteur.
Le destin conduit celui qui consent et tire celui qui résiste.
Qu'on écrive un roman ou un scénario, on organise des rencontres, on vit avec des personnages ; c'est le même plaisir, le même travail, on intensifie la vie.
A la poste d'hier tu télégraphierasque nous sommes bien morts avec les hirondelles.Facteur triste facteur un cercueil sous ton brasva-t'en porter ma lettre aux fleurs à tire d'elle.
On ne tire pas de canon pour écraser une punaise.
Le jeune oiseau se laisse tirer deux ou trois fois, mais c'est en vain qu'on tend un filet ou qu'on tire l'arc devant ceux qui ont déjà des plumes.
L'aide la plus efficace d'un inspecteur de police, c'est le hasard.
Lire un roman est un art difficile et complexe. Il faut être capable non seulement d'une grande finesse de perception, mais d'une grande hardiesse d'imagination.
Un policier en voie de faire une arrestation est toujours exaspéré. Il ressent l'émotion du chasseur devant le gibier ou l'aigreur du persécuteur.
Si la France considérait la liberté d'expression comme valeur suprême, ce n'est pas un policier qu'il fallait mettre devant Charlie Hebdo mais deux cents.
Le roman ce n'est jamais qu'une maquette d'après laquelle il nous est proposé d'imaginer la même chose grandeur nature.
L'écriture d'un roman n'est pas fonctionnelle. Le style n'est pas le vêtement mais la peau d'un roman. Il fait partie de son anatomie comme ses entrailles.
Il faut attaquer l'opinion avec ses armes : on ne tire pas des coups de fusil aux idées.
L'histoire du travail est souvent une fresque de la misère ; elle est aussi un long roman d'amour et de joie.
Le destin est un fil autour du cou : tôt ou tard quelqu'un tire dessus : ça blesse ou ça casse.
Avec de la mémoire on se tire de tout.
Le roman est l'histoire des hommes, tandis que l'histoire est le roman du passé.
La bourgeoisie ne s'intéresse pas aux fous ; la bourgeoisie ne s'intéresse pas à la sexualité de l'enfant, mais au système de pouvoir qui contrôle la sexualité de l'enfant. La bourgeoisie se moque totalement des délinquants, de leur punition ou [...] â–º Lire la suite
Mais le roman ne serait rien si, dans cet auguste mensonge, il n'était pas vrai dans les détails.
- Il a dit : « Je lui ai tiré dessus, c'est arrivé sans réfléchir. » - Objection... - Vous avez dit quelque chose Monsieur Crawford ? - Oui j'aimerais soumettre une objection. - À quel titre ? - Je ne sais pas... En fait [...] â–º Lire la suite
Le roman policier est-il un genre dans la littérature ou une façon d'écrire hors littérature ?
Avoir trop de passé fait rêver à ne plus en avoir du tout. Mais quand on écrit et qu'on de la mémoire, la magie du roman consiste justement à vaincre cette difficulté : faire partager aux autres un souvenir somme toute très limité.
On n'écrit pas un roman d'amour pendant qu'on fait l'amour.
Quand la cheminée flambe, c'est signe que le poêle tire bien.
La personne qui n'éprouve pas de plaisir à la lecture d'un bon roman ne peut qu'être d'une bêtise intolérable.
La langue anglaise est un fusil à plombs : le tir est dispersé. La langue française est un fusil qui tire à balle, de façon précise.
Un mot n'est pas le même dans un écrivain et dans un autre. L'un se l'arrache du ventre. L'autre le tire de la poche de son pardessus.
Lire la fin d'un roman policier avant d'y arriver, c'est comme manger un biscuit fourré à la noix de coco en allant tout de suite à la noix de coco. Après il ne reste plus qu'à jeter le biscuit.