L'âme est un navire imposant, qu'il faut manoeuvrer avec prudence.
La voix de Philippe Noiret. Le timbre d'une plénitude chaleureuse, une fluidité grave de hautbois, comme un accord avec tout de la vie. Mais au fond de ce velours, il y a un éloignement, une mélancolie. Une mélodie qui semble tellement en harmonie avec les choses de la terre qu'elle annonce déjà comme un départ.
Un intervalle, c'est comme une distance, mais dans un espace-temps. C'est à dire l'espace plus le temps.
Un échec est souvent plus riche d'enseignements qu'un succès.
À un certain moment, un lourd portail se ferme derrière nous, il se ferme et est verrouillé avec la rapidité de l'éclair, et l'on n'a pas le temps de revenir en arrière.
Nous vivons tellement dans le présent que nous vivons dans un futur lointain.
Et il en est peut-être là de son instant où vivre est errer seul vivant au fond d'un instant sans bornes, où la lumière ne varie pas et où les épaves se ressemblent.
Tu n'es pas de celles qui meurent où elles s'attachent,Tu frottes ta joue à toutes les moustaches,Faut se lever de bon matin pour voir un ingénuQui ne t'ait pas connue,Entrée libre à n'importe qui dans ta ronde,Coeur d'artichaut, tu donnes une feuille à tout le monde,Jamais, de mémoire d'homme, moulin n'avait étéAutant fréquenté.
Tous les pouvoirs coalisés, c'est le principe même de légitimité et de représentation qui est mis à mal, et on se retrouve devant une situation de fin de la souveraineté, puisque les pouvoirs sont tous d'un côté.
Celui qui ment se fait piquer par un corbeau.
Un coeur lourd ne porte pas une langue agile.
Je l'ai posé comme maxime, qu'il est bon pour un homme de vivre là où il peut rencontrer ses meilleurs, intellectuels et sociaux.
Comment puis-je être un gangster, si j'ai travaillé pour le KGB ? C'est absolument ridicule.
La vraie « joie » est la différence entre simplement nous amuser à en mourir et créer un plaisir « significatif ».
Quand on se dit je t'aime par amitié C'est presque la dernière page Quand on se dit je t'aime un peu par pitié C'est comme la fin d'un bon voyage.
Je m'excuse d'avoir parlé de George W. Bush comme d'un "déserteur". Je voulais dire qu'il est un déserteur, un voleur d'élections, un alcoolique au volant, un menteur au sujet des armes de destruction massive et un illettré.
Aucun homme ne peut purifier un autre.
Rien de tel qu'un accident pour nous faire déchiffrer les passages les moins lisibles de notre police d'assurances.
Malgré tout, les jeunes filles doivent toujours apprendre à tenir un intérieur. Il se peut qu'elles ne se marient pas !
Un ange ! Elle a des ailes à la place des seins.
On est vieux du jour où on a besoin de sympathie. C'est un signe aussi sûr que les artères.
Nous n'aimons un être qu'aussi longtemps que nous le croyons différent des autres, et aussi nous ne le croyons différent des autres qu'aussi longtemps que nous l'aimons.
Le bonheur, c'est comme le coke - c'est une chose qu'on obtient comme un sous-produit de la fabrication d'autre chose.
Le seul homme qui gagne de l'argent en suivant les courses est celui qui les suit avec une pelle et un balai.
La boutique est la patrie d'un boutiquier. Il est prêt à mourir pour elle. Personne ne mourra pour une grande surface.
Tout homme a dans sa vie un Dieu à l'affût.
La grandeur d'un destin se fait de ce qu'on refuse plus que de ce qu'on obtient.
Les sentiments viennent parfois d'un travers de l'esprit.
La télé, c'est à ça qu'elle sert : devant toutes ces horreurs, guerres, crashes, meurtres, les familles s'estiment un peu heureuses au fond, et elles font taire, elles rentrent leurs petites rancoeurs.
Le théâtre, c'est la possibilité, pour un homme, de faire mourir des personnages qu'il a créés.
L'histoire devrait être un médicament sudorifique.
Il n'y a rien de meilleur que la mesure. Ayons des biens qui ne puissent nous nuire, et assez pour suffire à un homme qui a obtenu la sagesse en partage.
On veut toujours croire que son père va régler tous les problèmes, va abattre toutes les murailles et, brusquement, on voit son père s'excuser, on le voit baisser la tête, on le voit devenir un enfant. Et plus enfant que nous.
La réalité est un songe malade.
Le conte de fées envisage ce qu'un homme saint d'esprit ferait dans un monde de fous.
La nuit cache un monde mais révèle un univers.
Peut-être que les livres peuvent nous sortir un peu de cette caverne. Peut-être y a-t-il une chance qu'ils nous empêchent de commettre les mêmes erreurs insensées !
Je cueillis un roseau qui me servit de plumeEt, de l'eau transparente, je fis de l'encrePour écrire des chansons si gaies, si gaies,Pour que tous les enfants soient contents de m'entendre.
Mais des navires sont venus s'échouer dans les endroits les plus absurdes. Une vie peut bien elle aussi venir s'échouer sur un visage quelconque.
On est tout surpris, un beau soir, de trouver la satiété où l'on cherchait le bonheur.
Tout le monde suppute - je le sens - le degré d'intensité d'un deuil. Mais impossible (signes dérisoires, contradictoires) de mesurer combien tel est atteint.
Cultiver un moi collectif est peut-être le meilleur moyen de contribuer à l'universel.
Et, dans l'âme que gonfle un immense soupirLaisser, en s'en allant, comme le souvenirD'un grand cygne de neige aux longues, longues plumes.
En décembre 2010, plusieurs responsables politiques américains ont réclamé l'assassinat extrajudiciaire de Julian Assange, si nécessaire par l'intermédiaire d'un drone. Des sénateurs américains ont qualifié WikiLeaks d'« organisation terroriste » et Assange de « terroriste high-tech » et de « combattant ennemi » participant à la « cyberguerre ».
La moitié d'un mot est de trop si tu as à faire à quelqu'un dont les paroles ne sont pas conformes aux pensées.
Je suis un ennemi juré des conventions. Je méprise le conventionnel en quoi que ce soit, même les arts.
Un général doit être un charlatan.
Un garçon, ça va, ça vient, ça entreprend, ça assaille et ça conquiert, ça n'a pas de forteresses imprenables, mais seulement mal assiégées.
Je suis juste une grande partisane du "vous devez vous aimer avant de pouvoir aimer quelqu'un d'autre", et je pense que pour moi, cela engendre les relations les plus inspirées.
Je n'ai pas besoin d'avoir un coach sportif ou de faire attention à ce que je mange. Je ne commence pas une journée sans un chocolat chaud, et je ne le termine pas sans manger quelques carrés de chocolat noir.