Il est beau de périr pour éviter un crime : Quand on meurt pour sa gloire, on revit dans l'estime.
L'inquiétude est un poison subtil qui distille ses effets au compte-gouttes à longueur de temps, jusqu'à l'intoxication.
La pitié, plus que toute autre sentiment, est une émotion cultivée ; c'est un enfant qui en aura le moins.
Un bonheur passionné ressemble à l'angoisse.
La route est un tapis roulant peint en noir qui se met en marche dès qu'on appui sur le démarreur de la voiture.
Plus un conférencier est plein de son sujet, plus il est lent à se vider.
Que peut le temps contre un homme nu qui médite seul, la nuit, face à la mer ?
La vie possède un secret, celui du constant étonnement.
Composer un album, c'est jouer à se vider, éliminer un tas de notes qui t'empêtrent la tête.
L'acteur s'adresse à un public hypothétique. Il le regarde mais ne le voit pas. C'est un regard qui le traverse, qui passe au-delà de lui.
Des convives mal placés à table perdent leur valeur comme des zéros qui, rangés côte à côte, ne seraient pas précédés d'un chiffre.
L'essai donne un état du réel structuré par un raisonnement tandis que le roman est mouvant, il rend ce que la vie a de contradictoire, d'incohérent, de changeant.
C'est lorsque nous croyons savoir quelque chose qu'il faut justement réfléchir un peu plus profondément.
Je ne suis pas un homme de parti, mais je défends des causes.
Tout ce qu'il faut pour faire une comédie c'est un parc, un policier et une jolie fille.
La crainte est de toutes les fêtes : Jamais un jour calme et serein Du choc ténébreux des tempêtes N'a garanti le lendemain.
Un homme est caché sous ta langue.
Les mots ont un sens. Si on les met entre guillemets, on parvient à le "troubler".
Va faire un petit tour, respire le grand air ! Après, je te parlerai de l'amour. Si je me souviens un peu.
J'ai fait de Roméo un être déclassé qui vit sous les ponts, et de Juliette la fille du Ceausescu local. «1984», d'Orwell, m'a servi de toile de fond.
[Aguado vient d'écraser un cafard sur le sol] - Un meurtre dans la troisième avenue, comment tu comptes l'élucider celui là ? Ahahahah ! - Toujours aussi rigolo Aguado. Avant tout établir le mobile, en l'occurrence constatant la taille du sexe de [...] ► Lire la suite
Il suffit d'un atome pour troubler l'oeil de l'esprit.
L'indépendance, c'est comme un pont : avant, personne n'en veut, après, tout le monde le prend.
Presque tous les hommes savent gagner de l'argent, mais il n'y en a pas un sur un million qui sache le dépenser.
La mort c'est un laisser-aller de trop.
Le plus grand service qu'on puisse rendre à un être : lui apprendre de très bonne heure à savoir user de la vie.
On ne partage pas un coeur de mère.
L'amour physique est la clef de presque toutes les vies. On le sait, on n'ose le dire, de peur de passer pour un obsédé sexuel.
Rien n'emplit mieux une main qu'un sein.
Non, les artistes ne sont pas inutiles. Tenez, quand deux pays n'ont pas réussi à signer un accord militaire ou un accord financier, ils signent un accord culturel.
Parler est un acte aussi créateur que destructeur.
Un grand pays ne peut subjuguer que le petit peuple qui ne sait pas se rassembler pour faire avec tous ses moyens, face à l'agression.
Le retraité est, comme le bouilleur de cru, un personnage éminemment français.
Il est stupide de vouloir exprimer dans un coin de rue toute la synthèse des émotions qu'un pays vous fait éprouver...
Comme une porte roule sur ses gonds, ainsi un paresseux tourne dans son lit.
Les mondains sont des êtres solitaires perdus dans une abondance de connaissances floues. Ils se rassurent à coups de poignées de mains. Chaque nouvelle bise est un trophée.
Payer ce qu'on doit est le meilleur moyen de ne pas s'exposer à payer un jour plus que son dû.
Voilà ce qu'est le show business : un sincère manque de sincérité.
Il a tout d'un chien, sauf le côté fidèle.
La pratique masturbatoire est une véritable usine à fantasmes, un puissant surgénérateur de particules mentales érotiques.
Avoir fait fortune, c'est posséder un peu plus d'argent que les gens qu'on fréquentait la veille. Juste assez pour pouvoir les laisser tomber.
Il n'y a vraiment qu'un seul bien que l'Etat ne taxe pas, c'est la richesse intérieure.
Conviez un cul sur le divan et le coeur est mis à nu.
Tout le monde est libertin, moi aussi. L'amour est un jeu pour moi auquel je veux gagner à tous les coups...
C'est peut-être la trace la plus évanescente : le dessin que l'on fait sur la buée d'une vitre. Plutôt en train, ou dans une maison, en voiture à la rigueur, mais seulement sur les glaces latérales. C'est trop tentant. La [...] ► Lire la suite
C'est pourquoi le sport s'affirme comme un élément essentiel du progrès moderne.
La colère est un poison pour l'esprit.
La souffrance est la douleur des contraintes. Un atome de pur plaisir, aussi petit soit-il, peut le tenir à distance.
Montés les uns contre les autres, on s'fait du mal, j'en oublie les causes. Enseveli les doses qui nous endorment, libre comme un homme qui embrasse un homme.
Une femme est surtout à plaindre quand elle attend quelqu'un et qu'elle ne sait pas qui.