Il ne faut rien expliquer à une enfant, il faut l'ensorceler.
Un véritable réaliste, s'il est incrédule, trouve toujours en lui la force et la faculté de ne pas croire, même au miracle, et si ce dernier se présente comme un fait incontestable, il doutera de ses sens plutôt que d'admettre le fait.
Ici-bas, accomplir sa tâche de tout son coeur et de toutes ses forces, ne fait pas plus d'effet que de jeter une pierre dans la mer.
Que redoute-t-on quand un homme fixe sa vie avant d'avoir "mené la vie de garçon" ? On craint que la solidité du mariage ne résiste pas au déchaînement subit de l'instinct viril. Juste crainte, mais qui n'est pas moins fondée pour la femme.
Quand rien ne demeure il y a péril en la pesanteur
J'écris de chez les moches, pour les moches, les vieilles, les camionneuses, les frigides, les mal baisées, les imbaisables, les hystériques, les tarées, toutes les exclues du grand marché à la bonne meuf. Et je commence par là pour que [...] ► Lire la suite
Mourir, c'est facile, mais vivre on ne s'en sort pas.
Seul est sociable, vivable, pacifique, celui qui est conscient de ne dire que l'apparence et non l'être. Là est le fondement du respect des autres.
Les plus grands voleurs ne sont pas toujours ceux qu'on croit.
Lorsque je veux qu'un son soit menaçant en le retenant et en le tourmentant sans cesse, je l'écris non pour un instrument capable de l'exécuter aisément, mais pour celui à qui il demandera un effort important. Il ne pourra le [...] ► Lire la suite
- Vous êtes un génie ou quelque chose comme ça ? - Je ne crois pas que l'intelligence puisse être quantifiée avec exactitude, mais j'ai en effet un QI de 187 et une mémoire eidétique et je sais lire 20 000 mots par minute... Oui, je suis un génie.
C'est le sens du toucher. Dans une vraie ville tu marches. Les gens s'effleurent, se bousculent. À Los Angeles personne ne se touche. On est toujours entourés de ce métal. Le sens du toucher nous manque tant, qu'on se rentre dedans pour sentir quelque chose.
Toute belle femme s'étant jamais une fois essayée au jeu de l'amour ne le désapprend jamais.
Rien ne communique plus de courage au peureux que la peur d'autrui.
On déjoue beaucoup de choses en feignant de ne pas les voir.
Quand on ne veut pas être faible, il faut souvent être ingrat.
On ne triomphe que par la peine qu'on prend.
La guerre rend tout le monde méchant, même ceux qui ne la font pas.
Il ne faut pas cracher sur l'instruction, mais trop d'instruction finit par rendre le peuple trop conscient de l'inégalité sociale.
Il ne suffit pas au modèle d'être exemplaire, il faut que nous en soyons saisis ; alors il prend valeur apostolique.
Les premières années de notre enfance sont si éloignées qu'on ne les additionne pas toujours aux nouvelles. On a l'âge de son coeur.
Tu vois les poux sur autrui, tu ne vois pas les tiques sur toi-même.
Croire en l'au-delà, ça ne suffit pas. Il faut croire aussi en la vie.
Les gens ne se guérissent jamais de l'illusion qu'ils se forgent du bonheur d'autrui. L'homme ne se trouve-t-il pas toujours seul à souffrir ?
Qu'est-ce que les caresses de deux amants, lorsqu'elles ne peuvent être l'expression du cas infini qu'ils font d'eux même ?
Quelque vertu qu'ait une femme, le caprice ne perd pas son droit.
Le monde et la science ont leurs données propres, qui se touchent et ne se pénètrent pas. L'une nous montre à quel but nous devons viser, l'autre, le but étant donné, nous donne les moyens de l'attendre.
Si l'être humain ne dispose pas du moyen d'accéder à la connaissance de "la vérité", il peut, à travers son langage, en découvrir un reflet, et éventuellement s'engager dans cette perspective.
Si la raison gouvernait les hommes, si elle avait sur les chefs des nations l'empire qui lui est dû, on ne les verrait point se livrer inconsidérément aux fureurs de la guerre.
Chez la femme, rien ne marque l'approche de l'âge adulte autant que la naissance de la vanité.
Il suffit d'une promenade au milieu de la nature, s'arrêter un moment pour écouter, s'écouter, se déshabiller du superflu et comprendre qu'il ne faut pas grand-chose pour bien vivre.
Je ne pardonne pas à la gauche d'avoir abandonné la laïcité.
La convoitise est une sorte de gourmandise mentale, qui ne se limite pas à l'argent, mais aspire à l'honneur et se nourrit d'égoïsme.
J'essaie d'être aussi courageux que possible. Je ne réussis toujours pas, mais j'aime bien essayer.
Je suis né avec un coeur, je mourrais avec des fragments d'un coeur.
On regarde en l'air et l'on ne voit pas ce que l'on a à ses pieds.
Les gens vous demandent une critique alors qu'ils ne cherchent que des compliments.
Si ton âme est blessée, ne blâme jamais les autres de ses plaies.
Nous ne trouvons guère de gens de bon sens, que ceux qui sont de notre avis.
L'étiquette ne doit pas être plus grosse que le sac.
N'est-ce pas là l'éternité ? Cette poussée soudaine d'une âme en nous et ce départ pour un monde qu'on ne possède qu'à deux.
On connaît son avenir tout autant que son passé, mais on préfère vivre comme si on ne connaissait ni l'un ni l'autre.
On ne voit jamais les autres tels qu'ils sont. On n'en a que des visions partielles, tronquées, à travers les intérêts du moment.
Les larmes ne sécheraient jamais si l'on n'oubliait pas les morts.
J'ai hérité d'un tableau et d'un violon qui se sont révélés être un Rembrandt et un Stradivarius. Malheureusement Rembrandt faisait des violons qui ne valaient rien et Stradivarius était un peintre médiocre.
A gagner un beau bien on gagne une louange, Mais on en gagne mille à ne le perdre point.
Il ne faut pas se livrer. On ne se livre qu'à l'ennemi.
L'art ne s'apprend pas : il s'attrape.
Il ne faut pas connaître trop de choses, on y perd son élan vital.
Je ne finirai jamais par des points de suspension. Ça fait partie de mon écriture.