Le plaisir, ce n'est pas la vie. Comme c'est vide, quand l'amour n'est pas là à qui servir de cadre.
Ce qui est trop clair n'est pas intéressant.
On a en vieillissant, un grand plaisir qui n'est pas à négliger, c'est de compter les impertinents et les impertinentes qu'on a vus mourir, et la foule de ridicules qui ont passé devant les yeux.
L'important n'est pas d'être connue, mais d'être reconnue.
Cet homme qui a une langue, je dis n'est pas un homme, si avec sa langue il ne peut pas gagner une femme.
Hormis nos propres pensées, rien n'est absolument en notre pouvoir.
Construire des armes dont nous n'avons pas besoin, qui ne fonctionnent pas, qui ne sont pas nécessaires et qui n'ont pas de mission - ce n'est pas une mauvaise politique, c'est du vol.
Ce n'est pas difficile, c'est insupportable.
La fidélité n'est pas plus naturelle à l'homme que la cage au tigre.
Il n'est pas nécessaire d'entendre une langue pour la traduire, puisque l'on ne traduit que pour des gens qui ne l'entendent point.
Rien n'est plus dangereux que ces consciences endormies, satisfaites ! Ces consciences raisonnables dont la vie se retire peu à peu.
La mort n'est qu'une idée, mais elle rend toutes les autres possibles.
Pour combien d'esprits penser n'est pas peser le pour et le contre, mais pencher pour quelque chose !
Le théâtre n'est pas un musée où l'on peut s'attarder devant un tableau qu'on aime.
Le théâtre n'est jamais la fabrication d'un produit, ce qui élimine trois choses : le tiroir-caisse, les acteurs et les spectateurs. Que reste-t-il ? L'essentiel, l'aventure du langage.
La langue, comme performance de tout langage, n'est ni réactionnaire, ni progressiste ; elle est tout simplement : fasciste ; car le fascisme, ce n'est pas d'empêcher de dire, c'est d'obliger à dire.
Ignorer la dureté de l'existence est à mon sens aussi stupide que sacrilège. Nous ne pouvons peut-être rien y faire, mais ce n'est pas une raison pour ne pas en parler.
La constance n'est bonne que pour des ridicules ; toutes les belles ont droit de nous charmer.
Ce n'est pas parce qu'il y a eu la grande tragédie du Bataclan, que la musique s'est arrêtée. On continue la musique et on continuera le dessin.
À la Silicon Valley, vous avez souvent le sentiment que vous devez être là. Mais ce n'est pas le seul endroit où il faut être. Si je devais débuter maintenant, je serais resté à Boston. La Silicon Valley est un peu trop concentrée sur le court terme et cela me dérange.
Le perfection n'est pas plus faite pour nous que l'immensité.
Vouloir tard, ce n'est pas vouloir.
Ce n'est pas n'importe qui qui peut être quiconque.
C'est l'âme qui fait tout ici-bas ; le reste n'est qu'illusion.
Ce qui est médiatisé n'est pas forcément le plus important.
L'historien et le romancier font entre eux un échange de vérités, de fictions et de couleurs, l'un pour vivifier ce qui n'est plus, l'autre pour faire croire ce qui n'est pas.
Le journal télévisé n'est plus qu'un film du monde en accéléré.
N'est-il pas évident qu'à chaque fois qu'on se force on s'affaiblit.
Sans destination, il n'est pas de destinée.
Si le ministère de la Culture a une responsabilité à l'égard de la beauté, ce n'est certainement pas pour la normaliser, la rendre acceptable, la contraindre, mais au contraire pour permettre qu'elle soit vivante, diverse, vibrante voire insolente.
Le chagrin qui s'exprime en mots n'est rien s'il ne touche au coeur.
Il n'est personne qui ait fait don spontanément d'une partie de sa propre liberté en vue du bien public.
Dieu n'est pas une invention, c'est une découverte.
Il n'est pas de gouvernement qui ne soit coupable. Par ce qu'il couvre.
Au fond, toute peur ne vient-elle pas directement ou non du refus de perdre son bien le plus précieux, sa propre vie ? Au fond la seule vraie peur n'est-elle pas celle de ne plus être ?
L'important, ce n'est pas le lieu où l'on se trouve, c'est l'état d'esprit dans lequel on est.
Le meilleur des mondes n'est pas celui où l'on obtient ce que l'on désire, mais un monde où l'on désire quelque chose.
La raison peut être très copine avec la déraison, si ce n'est pas avec la dérision.
La guerre n'est rien d'autre qu'un duel à une plus vaste échelle.
Que sont donc ces temps, oùParler des arbres est presque un crimePuisque c'est faire silence sur tant de forfaits !Celui qui là-bas traverse tranquillement la rueN'est-il donc plus accessible à ses amisQui sont dans la détresse ?
Rien ne nous arrêtera. La route vers les étoiles est raide et dangereuse. Mais nous n'avons pas peur... Les vols spatiaux ne peuvent pas être arrêtés. Ce n'est pas le travail d'un homme ou même d'un groupe d'hommes. C'est un processus historique que l'humanité réalise conformément aux lois naturelles du développement humain.
La perfection n'est pas seulement une question de contrôle, mais aussi de laisser aller.
Seule la perfection est grande. J'ai de la défiance pour le grandiose qui n'est jamais tout à fait réussi.
La haine n'est pas moins volage que l'amitié.
Aucune garniture n'est aussi fascinante que les livres, même si vous ne les ouvrez jamais, même si vous n'en lisez jamais un simple mot.
Contrairement à une idée reçue, la traduction n'est pas une "première mise en scène". Ou alors elle se condamne à l'éphémère. Elle doit être tout aussi rétive au théâtre que le texte original peut l'être.
N'est-il pas diablement aisé de se prendre pour un grand homme quand on ne soupçonne pas le moins du monde qu'un Rembrandt, un Beethoven, un Dante ou un Napoléon ont jamais existé ?
Le style n'est rien, mais rien n'est sans le style.
L'accouplement passe pour être un comportement universel : il n'est qu'une occupation partagée par une majorité.
Naturellement, à la guerre, on cherche toujours à mettre de son côté les chances de succès en misant sur certains avantages physiques ou moraux. Mais ce n'est pas toujours possible et on doit souvent entreprendre quelque chose contre la probabilité, et c'est à vrai dire le cas lorsqu'on ne peut rien faire de mieux.