Le sort est tout-puissant et nul en cette vie n'est maître de sa vie.
La foi n'est pas une fonction, car en dernière analyse, elle repose sur la raison. La raison n'est pas une fondation, car elle repose sur la foi.
Un bel enterrement n'est pas une improvisation. Il faut y consacrer sa vie.
L'orgueil n'est toujours fait que d'illusions.
Toute évolution technique n'est pas forcément un progrès humain et le nouveau n'est pas une valeur en soi.
On n'est jamais mieux trompé sur terre que par soi-même.
On n'est jamais aussi vainqueur ni aussi vaincu qu'on se l'imagine.
La mort n'est pas une chose si sérieuse ; la douleur, oui.
N'est-ce pas la curiosité qui nous retient à la vie ?
Le centre n'est pas un point, sinon il serait facile de l'atteindre. Il n'est pas même la réduction d'un point à son infini...
Pour qui est sage, rien n'est jamais pareil, rien ne se répète.
Vivre, ce n'est pas être vivant, c'est se bien porter.
Un journal, ce n'est pas beaucoup plus littéraire qu'une table d'hôte.
Il n'est pas de douleur plus grande que de se souvenir des jours heureux dans la misère.
Aujourd'hui, la censure a changé de visage. Ce n'est plus le manque qui agit mais l'abondance.
La scène n'est là que pour révéler le spectacle à lui-même.
Ce n'est pas la conduite du sage de donner de l'espérance et de l'ôter ensuite.
La véritable histoire d'un être n'est point dans ce qu'il a fait, mais dans ce qu'il a voulu faire.
Vent, vent, tout n'est que vent.
Quand je m'habille d'une certaine façon et que je fais mes cheveux et mon maquillage d'une certaine façon, ce n'est pas pour attirer l'attention. Je ne suis pas un top model. Je fais le meilleur de ce que j'ai.
On ne se souvient que de ses folies. Tout le reste n'est que du remplissage.
Bienheureux qui n'espère rien, car il n'est jamais désappointé.
L'imagination, ce n'est pas le mensonge.
Celui qui a un maître n'est pas maître de ce qu'il porte sur le dos.
Pour être capable de faire le don de soi, il faut avoir pris possession de soi dans cette solitude douloureuse hors de laquelle rien n'est à nous et nous n'avons rien à donner.
Le plus important n'est pas forcément le temps que tu passes à t'entraîner, mais la façon dont tu le fais.
Le néolibéralisme n'est pas un programme économique - c'est un programme politique conçu pour produire le désespoir et tuer toute alternative future.
Ne pas regretter ce qui n'est plus, car si rien ne changeait, tout deviendrait vite monotone, fut-ce la douceur.
Dans les crises politiques, le plus difficile pour un honnête homme n'est pas de faire son devoir, mais de le connaître.
L'angoisse, au fond, n'est qu'un dérivé de l'espoir.
Personne ne gouverne seul sa propre vie, personne n'est seul , même quand il l'est le plus : il y a toujours des mains à l'autre extrémités des fils.
Rien n'est plus agaçant que de ne pas se rappeler ce dont on ne parvient pas à se souvenir et rien n'est plus énervant que de se souvenir de ce qu'on voudrait parvenir à oublier.
Ce qui est criminel ce n'est pas d'échouer, mais de viser trop bas.
La fortune n'est jamais seule à nous tourner le dos.
Peine de vilain n'est comptée pour rien.
La guerre n'est jamais fatale, mais elle est toujours perdue.
Quand on consière notre existence, ce n'est pas la mort qui est scandaleuse ; c'est la vie.
Si vous le voulez, ce n'est pas un rêve.
Ce n'est pas avec des idées qu'on fait des vers, c'est avec des mots.
Le prix du chapeau n'est pas en rapport avec la cervelle qu'il coiffe.
La femme n'est intelligente qu'au détriment de son mystère.
On n'est jamais si éloquent sur la paix que lorsqu'on vient de gagner une guerre.
Ce qu'il y a de plus singulier dans la vie de l'homme, ce n'est pas sa soumission mais son opposition aux instincts. Il aspire à une vie surnaturelle.
Le souvenir, ce n'est jamais fini, il n'y a pas de commencement ni de fin.
La nature n'est pas forcément du côté des gros bataillons. La nature est avec l'espèce qui possède sur les autres une avance technologique.
Que de femmes ont founi de triomphales carrières dans le métier d'écouteuse, où d'ailleurs écouter n'est pas nécessaire ; il suffit d'en avoir l'air.
Contrairement à ce que pensent les gens, l'écriture n'est pas un exutoire et ne permet pas d'aller mieux, à moins de la vivre comme une cure analytique.
Une valeur galvaudée et une illusion démasquée ont le même pitoyable corps, elles se ressemblent et rien n'est plus aisé que de les confondre.
Nulle qualité humaine n'est plus intolérable ni, de fait, moins tolérée que l'intolérance.
La gaieté n'est-elle pas le meilleur facteur de l'endurance ?