Ce n'est pas avec des idées qu'on fait des vers, c'est avec des mots.
La connaissance d'un être... c'est l'angoisse d'être toujours étranger à ce qu'on aime.
La vie est une aspiration vers l'avenir.
- Timon ? - Mouuui ? - Tu t'es déjà demandé ce que c'était que ces petits poins brillants, là haut...? - Pas la peine que je me le demande... Je le sais ! - Oh ! Et c'est quoi ? - Des lucioles, Pumbaa. Des genres de vers qui restent collés sur cet espèce de machin bleu marine...
On prononce certains mots non pour qu'ils soient entendus mais parce qu'on juge important de s'exprimer.
Dans le cercle des poètes disparus, il y a cette scène où le prof de latin se tourne au réfectoire vers son jeune collègue révolutionnaire et lui dit : Montre moi un coeur débarrassé du fardeau de ses rêves, et je dirai : voilà un homme libre !
Toute parole est en trop quand on a du désir, d'ailleurs parler l'annule - il n'y a pas de mots pour dire le désir, pas de mots courants qui ne servent à le trafiquer, à le masquer, à l'apaiser ou à le détruire.
La mode britannique est confiante et sans peur. Elle refuse de s'incliner devant le commerce, générant ainsi un flux constant de nouvelles idées tout en tirant sur le patrimoine britannique.
C'est seulement par la connaissance des gouffres que l'on peut atteindre la vérité et par l'exploration des marges et de la nuit que l'on peut atteindre au mythe.
Seuls les psychologues inventent des mots pour les choses qui n'existent pas !
Quand on met le pied dans les idées générales, on glisse.
Le propre du génie est de fournir des idées aux crétins une vingtaine d'années plus tard.
Ô poésie,Je sais qu'on te méprise et te dénie,Qu'on t'estime au théâtre, voire un mensonge,Qu'on t'accable des fautes du langage,Qu'on dit mauvaise l'eau que tu apportesÀ ceux qui tout de même désirent boireEt déçus se détournent, vers la mort.
Plus j'avance dans la connaissance de mon "moi", plus je m'approche de la connaissance de Dieu.
Souvent, vous le savez, on dit d'un grand artiste : à côté de son génie, c'était une vieille bête qui avait les idées les plus étroites.
Quand les idées ne savent où se loger, elles trouvent toujours refuge en l'homme.
Et je l'aimais comme j'aime ce sonAu creux duquel rajeunirait le monde,Ce son qui réunit quand les mots divisent,Ce beau commencement quand tout finit.
Dieu a fait l'homme avant la femme pour lui permettre de placer quelques mots !
Quatre siècles avant Jesus-Christ, Thucydide vous explique que la nature humaine est constamment l'ennemie de ce qui la dépasse. Que les mots de son temps perdent peu à peu leur sens. Qu'en un clin d'oeil on peut retourner une opinion, dénaturer un fait. Comme si rien n'avait changé entre son époque et la mienne.
La connaissance d'un être est un sentiment négatif.
Je m'en vais comme je suis venu,Un peu plus calme un peu moins nu,Je pars en voyage vers la terre,Qui peut m'expliquer ce mystère.
J'ai fait dans ma vie des rêves dont le souvenir ne m'a plus jamais quittée et qui ont changé mes idées : ils se sont infiltrés en moi, comme le vin dans l'eau, et ont altéré la couleur de mon esprit.
Si retranchée soit notre vie, perdue sur les hauteurs brûlées de vent, elle n'est jamais si proche que dans une poignée de visages aimés, que dans cette pensée qui va vers eux, dans ce souffle d'eux à nous, de nous à eux.
Je portais du noir parce que ça me plaisait. Je le fais encore et le porter signifie toujours quelque chose pour moi. C'est toujours mon symbole de rébellion - contre nos maisons de Dieu hypocrites, contre des gens dont l'esprit est fermé aux idées des autres.
- Le bois est vert ils sont partis vers le nord il y a une heure. - [Avec de bout de bois] Le bois est vert ils sont partis vers le nord il y a une heure.
La limite idéale vers laquelle tend la nouvelle organisation du travail est celle où le travail se bornerait à cette seule forme de l'action : l'initiative.
Toutes immatérielles et fragiles qu'elles paraissent en présence des faits brutaux, les idées demeurent plus longtemps. Elles survivent aux hommes, aux cataclysmes de la nature et de l'histoire.
Le passé laisse une trace comme les pas dans le sable, mais c'est vers l'avenir que l'on marche.
Quand on aime, les mots sont trop petits pour contenir notre âme trop grande.
Quand on se retrouve à côté des pestiférés, une fracture nette sépare votre monde de celui des épargnés. On ne veut ni charité, ni empathie. De chaque côté des frontières, les mots n'ont plus le même sens.
Un bon discours politique ne doit émettre que des idées avec lesquelles tout le monde est déjà d'accord avant !