La guerre n'est pas vraiment un jeu d'hommes. C'est d'abord un jeu d'événements, de pensées, de peuples, d'intérêts, de sentiments, et c'est le jeu de la Liberté, de la Foi, de la Paix, des abstractions familières.
C'est l'esprit même de la Nature, cette puissance épouvantable de dévastation et d'engloutissement : - et ce qu'on voit, tout cela n'est-il pas, déjà, un butin pris au ciel, la ruine immense des magnificences passées, les reliefs d'un repas effroyable ?
Ce n'est point la vertu, c'est le vice qui coûte.
Admettre l'art de vivre des autres n'est pas donné à tous les peuples, ou en tout cas à tous les chefs que les peuples se donnent. Savoir l'admettre, le reconnaitre, décider parfois de s'en inspirer, c'est déjà tout un art de vivre.
Il n'est pas marchand qui toujours gagne.
Quels choix, à l'opposé, les hommes de la liberté ont-ils à proposer aux Français guettés par la résignation ou la révolte ? N'est-il pas temps de passer du malentendu à l'espoir, en permettant que ce peuple, purgé de ses fantasmes, se réconcilie avec lui-même ?
Toute la manière de concevoir, chez Marx, ce n'est pas une doctrine, c'est une méthode. Elle n'offre pas de dogmes tout apprêtés, mais des points de repère pour une recherche ultérieure, et la méthode de cette recherche.
Combien certaines femmes sont généreuses ! Toujours prêtes à nous donner leurs torts ! Et ce n'est pas rien.
Est-ce qu'il n'y aurait pas quelque chose à dire en faveur des hommes ordinaires, si maltraités dernièrement ? La force la plus grande n'est-elle pas du côté de la médiocrité opiniâtre ? Et est-ce que l'homme doit être davantage qu'un homme du peuple ?
L'optimiste n'est, souvent, qu'une des formes de la paresse.
Ce qui instruit les sots, ce n'est pas la parole, mais le malheur.
Je ressens toujours d'une façon poignante, le fait que souvent j'écris pour être aimé. Au fond, peut-être même parfois de tel ou tel. Et en même temps, je sais très bien que cela ne se produit jamais, qu'on n'est jamais vraiment aimé pour son écriture.
Si les gens enseignent l'économie, ils doivent enseigner toutes les différentes disciplines, toutes les différentes écoles d'économie. Ils ne peuvent pas simplement en enseigner un parce que la personne n'est pas équipée pour faire face à la profession économique.
Dans les rédactions, je suis cataloguée syndicaliste et anti-sarkozyste : ce n'est pas le cas.
L'absolu n'est pas à la portée de l'homme, mais dans le coeur de l'homme.
Ce que tu vois de l'homme n'est pas l'homme, C'est la prison où il est enterré...
Ce qu'un oeil humain n'est capable d'attraper, aucun crayon, pinceau, plume de fixer, ta caméra l'attrape sans savoir ce que c'est et le fixe avec l'indifférence scrupuleuse d'une machine.
Tant qu'il n'est question de détruire, toutes les ambitions s'allient aisément.
On ne se repent bien des fautes que l'on n'est plus en état de commettre.
À mes yeux, la vertu n'est pas photogénique.
Il faut défendre l'identité de nos régions. L'Europe n'est pas incompatible avec cet impératif.
Parlez et l'on vous dira commun ; Ne parlez pas, vous n'êtes pas mûr ; Pauvre, les gens se moquent : Riche, ils vous envient. Sous ce ciel, la vie, après tout, n'est pas facile.
Je bazarde les enfants à l'école neuf jours sur dix. Je n'ai à les supporter que trois jours par mois à la maison; ce n'est pas la mer à boire. On les fourre dans le salon et on appuie sur le bouton.
Il y a une autre faculté de connaître qui n'est pas l'acte d'un organe et n'est unie en aucune manière à la matière corporelle : c'est l'intellect angélique.
Ce n'est peut-être que la gloire que nous recherchons ici, mais je me persuade que, tant que nous restons ici, c'est bien. Une autre gloire nous attend au ciel et celui qui y parviendra ne voudra même pas songer à la renommée terrestre.
Les garçons ont toujours besoin d'inspiration. Ils se tournent vers leur père, mais souvent cela n'est pas suffisant - justement parce qu'il s'agit de leur père. Alors ils se tournent vers d'autres hommes. C'est en réalité une bonne chose.
Des âmes libres, bien plutôt que des hommes libres ! La liberté morale est la seule importante, la seule nécessaire ; et l'autre n'est bonne et utile qu'autant qu'elle favorise celle-là.
Nul n'est fait pour quiconque et c'est heureux, car nous sommes quatre milliards : la recherche d'un prédestiné ressemblerait à celle d'une aiguille dans un tas de foin. Un couple est toujours improbable ; il est toujours possible.
Devenir femme, selon mon frère, n'est ni le résultat d'une prédétermination biologique, ni un fait anatomique, ni une donnée métaphysique, quelque chose qui se joue dans les profondeurs de l'âme ou dans l'obscurité de la nature, mais un processus mû par l'envie.
Il paraît que le sacrement n'est pas dans le genre du signe. Le mot sacrement paraît dérivé de consacrer, tout comme le mot médicament de médicamenter, Or, cette étymologie indique la raison constitutive de la cause, plutôt que celle du signe.
Il n'est pas de contact plus agréable, ni plus chaud et roboratif que celui d'un officier de carrière, et je donnerais la conversation de dix académiciens pour celle d'un général Mercier, d'un Marchand ou d'un Baratier.
La bibliothèque croule sous les ouvrages d'histoire, les autobiographies et les manuels militaires. D'autres sont empilés par terre. Lorsque Samantha se moque de moi, je lui réponds : « Le problème, ce n'est pas le nombre de livres, c'est le manque d'étagères. »
La vie m'a fait du bien. Ce n'est pas comme si j'avais manqué énormément de choses. J'ai eu un assez bon coup de langue ici. Chaque instant devient un peu plus important.
Le difficile n'est pas d'être avec ses amis quand ils ont raison, mais quand ils ont tort.
La guerre n'est pas si onéreuse que la servitude.
Tout ce qui est nécessaire n'est jamais hasardeux.
Qui n'est pas fasciné par le mal ?
Les mauvais écrivains croient que le divorce des mots n'est pas permis.
On n'est point un homme d'esprit pour avoir beaucoup d'idées, comme on n'est pas un bon général pour avoir beaucoup de soldats.
Et vivre, n'est-ce pas rêver d'un rêve ?
George W. Bush est embarassant, ce n'est pas mon Président. Il ne sera jamais mon Président.
La renommée est comme un cochon rasé avec une queue graissée, et ce n'est qu'après avoir glissé entre les mains de quelques milliers de personnes, qu'un homme, par hasard, s'y accroche !
Ce que je ne comprends pas, c'est pourquoi les femmes arabes se voilent de plus en plus. Dans les années 50, elles n'étaient pas autant voilées, et ça, ce n'est pas normal pour moi.
Je regarde Liv Tyler et je me dis: «Ce n'est pas juste», car je ne trouve pas de défaut à son sujet. Et en plus, elle a l'air sympa, alors ce n'est vraiment pas juste.
Il n'est pas vrai que plus on pense, moins on sent ; mais il est vrai que plus on juge, moins on aime. Peu d'hommes vous mettent dans le cas de faire exception à cette règle.
Il n'est pas deux individus sur la terre qui aient ou qui puissent avoir les mêmes idées que leur dieu.
Dans la France du XVIIIème siècle, l'ambition n'est permise qu'à fort peu de monde. C'est un privilège de nanti. La lutte pour la survie, qui est le lot de la majorité, interdit la dispersion des efforts.
Rien n'est plus redouté que le gouvernement national se mêlant de la religion.
Il sied bien à un homme qui n'est pas jeune, d'oublier ce qu'il a été.
Mourir n'est peut-être pas la fin, mais c'est la fin pour ceux qui restent.