L'amour n'est pas un sentiment, c'est un art.
Il ne faut pas oublier que le plus grand homme n'est jamais qu'un animal déguisé en Dieu.
La grande affaire est de donner à l'enfant une haute idée de sa puissance, et de la soutenir par des victoires ; mais il n'est pas moins important que ces victoires soient pénibles, et remportées sans aucun secours étranger.
Aucun effort ne peut aboutir si la divinité en a décidé autrement mais l'inverse n'est pas vrai : aucune victoire ne peut être obtenue, quand les dieux lui sont favorables. Si l'homme ne va pas, le tout premier, au-devant de leurs désirs.
L'amour ne pèse pas, cette branche ne casse que si l'oiseau posé sur elle s'envole, "ce qui peut me briser, ce n'est pas que tu t'appuies trop sur moi, c'est que tu m'abandonnes."
Ce n'est pas parce que vous avez eu une épreuve dans votre vie, que votre vie entière doit être une épreuve.
Aucune bataille n'est jamais gagnée... la victoire est une illusion de philosophes et d'imbéciles.
Ce n'est que par une longue comparaison des faits que l'homme le plus sage peut apprécier ce qui les distingue.
J'arrive au temps des échéances. J'ai dépensé ma vie qui n'est jamais qu'un prêt et qu'il faut rendre à la mort usurière.
Tout, chez tout le monde, n'est que divertissement, dérivatif à la mort.
La possibilité que Dieu n'existe pas n'est pas encore un motif de croire aux hommes.
L'utile n'est pas vicié par l'inutile.
Un homme n'est pas tout à fait misérable s'il est superstitieux. Une superstition vaut une espérance.
La vieillesse n'est qu'une auberge de maladies, un logis de préoccupations, angoisse continuelle, plaie incurable, peine du passé, chagrin du présent, triste souci de l'avenir, voisine de la mort.
On n'est pas payé pour ce qu'on vaut mais pour ce qu'on rapporte.
La foi n'est pas seulement religieuse. La foi est surtout une fidélité à soi-même.
A deux, nul versant n'est trop raide.
Le simple sentiment d'amour n'est pas un passe-partout qui permet d'enfoncer toutes les portes de la vie quotidienne.
A vivre au milieu des fantômes, on devient fantôme soi-même et le monde des démons n'est plus celui des étrangers mais le nôtre, surgi non de la nuit mais de nos entrailles.
L'absence n'est rien d'autre qu'une présence obsédante.
Il faut museler la médisance, sans quoi le monde n'est plus qu'un nid de vipères.
Être la reine n'est pas qu'une question de chant, et être une diva n'est pas qu'une question de chant. C'est une question de serviabilité envers les gens.
Car dans l'homme jamais l'espérance n'est vaine.
Ce n'est pas le cierge qui fait la flamme, c'est la flamme qui a fait le cierge.
Se faire tuer ne prouve rien ; sinon qu'on n'est pas le plus fort.
Tout n'est pas perdu quand on a fait une grosse bêtise. Il reste a en tirer vanité.
Et le vent n'est-il pas la voix de Dieu, autant que celle du poète qui ne l'a que par Lui ?
Le boeuf n'est pas particulièrement intelligent, c'est un ruminant, ses pensées sont nourries de foin.
Nous n'avons pas de futur. Pour tout le monde le futur parfait c'est la mort. Notre seul bien c'est le présent, la minute même ; celle qui suit n'est déjà plus à nous.
Il n'est pas nécessaire de vivre mais il l'est de vivre heureux.
Je veux bien que les gens regardent leur montre quand je donne une conférence. Ce que je ne supporte pas, c'est qu'ils la portent à leur oreille pour vérifier qu'elle n'est pas arrêtée.
Un critique, ce n'est jamais qu'un individu qui a des goûts personnels.
Rien n'est plus beau pour une femme que de faire rêver les hommes.
Or, les actions particulières sont contingentes ; par suite, le jugement rationnel qui porte sur elles peut aller dans un sens ou dans l'autre, et n'est pas déterminé à une seule chose. En conséquence, il est nécessaire que l'homme ait le libre arbitre, par le fait même qu'il est doué de raison.
Ce n'est pas dans l'infortune, mais dans la fortune qu'on connaît les vrais amis. La véritable épreuve de l'amitié, c'est le succès : car le malheur ne réclame que du secours et ne risque que la résistance de l'avarice ; tandis que le succès voudrait de l'affection et ne rencontre que l'envie.
Les hommes à un moment donné sont maîtres de leur destin. La faute, cher Brutus, ce n'est pas à nos étoiles, mais à nous-mêmes, d'être des sous-fifres.
Tout ce qui n'est pas parfait jusque dans les moindres détails est voué à périr.
Ce n'est pas difficile, c'est insupportable.
Que de pas restent à faire ! La femme pauvre est aussi bien esclave et vendue en orient qu'en occident. Seulement elle a de plus la flétrissure et la misère. Le lupanar n'est autre chose qu'un sérail en commun.
L'on craint la vieillesse, que l'on n'est pas sûr de pouvoir atteindre.
Ne plus aimer n'est qu'un malheur, ne pas le dire est une injure.
Aucune garniture n'est aussi fascinante que les livres, même si vous ne les ouvrez jamais, même si vous n'en lisez jamais un simple mot.
La mort n'existe pas. Surtout pas la mort. Le mot ne devrait pas exister car il désigne ce qui n'est pas.
On ne vit pas dans l'absolu. Nul homme n'est coulé d'une seule pièce. Même un robot connaît la panne. Sans contradictions il n'y a pas de vie.
Laissez-nous tranquilles, les gars, a dit l'une des vieilles, la figure toute cartographiée à force d'être centenaire. On n'est que de pauvres vieilles.
Ce n'est ni la richesse, ni le succès, ni le laisser-aller qui créent le bonheur.
Le succès n'est pas sur le résultat final ; il s'agit de ce que vous apprenez en cours de route.
Il n'est pas nécessaire de mépriser le riche, il suffit de ne pas l'envier.
Il n'est pas si facile qu'on pense de renoncer à la vertu ; elle tourmente longtemps ceux qui l'abandonnent.
Ce n'est pas un crime de savoir plusieurs langues, c'est plutôt un malheur.