Il n'y a que trois événements dans la vie d'un homme ; naissance, vie et mort; il n'a pas conscience d'être né, il meurt dans la douleur et il oublie de vivre.
En règle générale, aucun homme dans l'embarras n'est tout à fait honnête.
L'homme qui réclame la liberté, c'est au bonheur qu'il pense.
L'amour c'est généreux, calme et détendu. Quelquefois cela dure, et quelquefois cela passe, mais au fond cela n'est jamais aussi grave qu'on le pense et il est très prétentieux de vouloir enfermer un homme et une femme dans un sentiment éternel.
Le sens de l'émerveillement est un gage de bonheur car la vie, pour peu qu'on sache lui forcer la main, ne refuse jamais à l'homme les occasions de s'émerveiller.
Lorsque l'homme civilisé a peur, le sol se dérobe littéralement sous ses pieds et le fait retomber dans les profondeurs de la préhistoire, des millénaires en arrière.
L'homme en naissant porte en lui des droits sur la portion des fruits de la terre nécessaires à son existence.
Trois choses parlent pour un homme : ses yeux, ses amis et ses citations préférées.
L'homme de ce temps a le coeur dur et la tripe sensible.
L'homme a la conscience d'être Dieu, et il a raison, puisque Dieu est en lui. Il a conscience d'être un cochon et il a également raison parce que le cochon est en lui. Mais il se trompe cruellement quand il prend le cochon pour un Dieu.
Les hommes ont confiance en un homme ordinaire parce qu'ils ont confiance en eux-mêmes. Les hommes donnent leur confiance à un grand homme parce qu'ils n'ont pas confiance en eux-mêmes.
L'important pour connaître un homme n'est pas de s'interroger sur ce qu'il croit, mais sur ce qu'il fait semblant de croire.
Nous sommes monothéistes. On n'aime qu'une seule femme vraiment dans une vie d'homme.
La main d'un homme attentif à son travail est une balance.
La vie d'un homme se termine parfois par la mort d'un autre.
Rien ne peut entrer en l'homme qui ne corresponde en quelque façon à un besoin d'expression.
La liberté devrait être le seul romantisme de l'être humain. C'est cela qui est respectable dans l'homme.
Un homme ne laisse derrière lui que l'oeuvre de son désoeuvrement.
L'homme n'aime compter que ses ennuis, mais il ne compte pas ses joies.
Un homme sans foi : je ne sais ce qu'il faut en faire.
Un homme doit savoir braver l'opinion ; une femme s'y soumettre.
Un sot, c'est généralement un homme du monde. La raison en est bien simple. Il n'a rien autre chose dans la tête, et il passe son temps à chercher des poses : des idées, c'est trop fatigant.
Pour parvenir à pardonner à la raison le mal qu'elle fait à la plupart des hommes, on a besoin de considérer ce que serait l'homme sans sa raison.
Emprisonné dans chaque homme gras, un homme maigre fait des signes désespérés pour qu'on le libère.
La vieillesse, quant à l'ordre de l'existence terrestre, est un passé sans avenir. Elle représente trop vivement la condition humaine, pour que son aspect n'importune pas l'homme.
L'homme est le seul animal que la prise de poids inquiète.
Il y a des moments dans lesquels l'homme, même brave, ou ne l'est pas ou ne veut pas l'être.
Beaucoup de choses que la nature rend difficiles deviennent faciles à l'homme qui se sert de son cerveau.
L'homme courageux n'abrège point sa vie en affrontant les dangers. Le poltron ne la conserve point en multipliant les précautions.
Un homme seul peut arriver à survivre aux tragédies, en se rendant utile.
Le bonheur de l'homme, en amour, se proportionne à la liberté dont jouissent les femmes.
Demande-t-on au grand théâtre autre chose : nous représenter ce qui, dans le chemin unique d'un homme d'exception, rejoint l'aventure universelle ?
Lorsque son heure est venue, sans doute l'homme laisse-t-il son âme descendre vers les enfers sans retenir sa course.
Il est réconfortant de voir comment peu à peu l'homme a réussi à donner libre cours à sa liberté d'interdire.
Plus un homme accepte d'obéir à l'autorité accréditée, moins il accepte qu'une personne sans autorité accréditée lui donne des ordres.
J'ai deux, trois, quatre amis; eh bien, je suis contraint d'être un homme différent avec chacun d'eux, ou plutôt de montrer à chacun la face qu'il comprend. C'est une des plus grandes misères que de ne pouvoir jamais être connu [...] ► Lire la suite
Un élu, c'est un homme que le doigt de Dieu coince contre un mur.
La naissance, la beauté, la bonne façon, le raisonnement, le courage, l'instruction, la douceur, la jeunesse, la libéralité et autres qualités semblables, ne sont-elles pas comme les épices et le sel, qui assaisonnent un homme ?
Tant vaut l'homme, tant vaut la terre.
D'où vient à l'homme la plus durable des jouissances de son coeur, cette volupté de la mélancolie, ce charme plein de secrets, qui le fait vivre de ses douleurs et s'aimer encore dans le sentiment de sa ruine ?
L'homme n'a pas de marque plus décisive de sa noblesse qu'un certain sourire fin, silencieux, impliquant au fond la plus haute philosophie.
La plus grande saleté qu'on puisse faire à un homme qui vous a pris votre femme, c'est de la lui laisser !
Le meilleur cadeau qu'un homme puisse offrir à une femme est toute son attention.
Chaque homme est un livre dans lequel Dieu lui-même écrit.
L'homme est à la recherche d'un nouveau langage auquel la grammaire d'aucune langue n'aura rien à dire.
La liberté de l'homme, c'est l'innocence.
L'homme est l'unique animal qui peut rester en bons termes avec ses victimes jusqu'à ce qu'il les dévore.
Toute science de l'homme n'est qu'un discours.
Un dentiste est un homme qui n'a jamais que deux doigts de propres.
Un homme ment-il lorsqu'il déclare ouvertement : "Je mens" ?