Notre âme, c'est cet homme amoureux de lui-même.
C'est le déclin quand l'homme se dit "Que va-t-il se passer ?", au lieu de dire "Que vais-je faire ?"
La dignité de l'homme consiste à prendre en main son devenir, à choisir.
Etrange chose que l'homme qui souffre veuille faire souffrir ce qu'il aime !
L'homme n'est libre que de choisir sa servitude.
Le scélérat a ses vertus, comme l'honnête homme a ses faiblesses.
La pintade étale ses coloris sur son plumage et l'homme garde les siens dans son coeur.
Miracle du vin qui refait de l'homme ce qu'il n'aurait jamais dû cesser d'être : l'ami de l'homme.
La parodie n'est-elle pas le destin éternel de l'homme ?
Un homme ce n'est rien après tout que de la pourriture en suspens.
L'homme n'a jamais aimé le genre humain en bloc, races, religions et cultures, mais seulement ceux qu'il reconnaît pour siens, ceux de son clan, si vaste soit-il.
La liberté de l'homme, c'est l'innocence.
L'optimiste est l'homme qui regarde vos yeux. Le pessimiste, l'homme qui regarde vos pieds.
Qu'est-ce donc qu'un moine, sinon un homme seul ?
Pour tout homme, la gloire qui découle de sa vertu est plus grande que la gloire de sa lignée.
L'homme ne peut pas vivre sans feu, et l'on ne fait pas de feu sans brûler quelque chose.
Le livre est l'ami de la solitude. Il nourrit l'individualisme libérateur. Dans la lecture solitaire, l'homme qui se cherche lui-même a quelque chance de se rencontrer.
L'homme a voulu vivre en société, mais aussi depuis qu'elle existe, l'homme emploie une bonne part de son énergie à lutter contre elle.
De toutes les sciences que l'homme peut et doit savoir, la principale, c'est la science de vivre de manière à faire le moins de mal et le plus de bien possible.
L'homme n'a pas pour but le plaisir, mais la connaissance.
L'homme a la conscience d'être Dieu, et il a raison, puisque Dieu est en lui. Il a conscience d'être un cochon et il a également raison parce que le cochon est en lui. Mais il se trompe cruellement quand il prend le cochon pour un Dieu.
L'homme épouse une dot et la femme une profession.
C'est l'humanité qui a perdu l'homme. Dire que cet idiot-là aurait pu être le plus heureux des animaux, s'il avait su se tenir tranquille. Mais non... il a inventé la civilisation.
L'homme, pendant des millénaires, est resté ce qu'il était pour Aristote : un animal vivant, et de plus capable d'une existence politique ; l'homme moderne est un animal dans la politique duquel sa vie d'être vivant est en question.
En voyant le dimanche matin les gens jouer au tiercé on se met à penser que l'homme est la moins noble conquête du cheval.
Un homme est toujours la proie de ses vérités.
Je plains un homme sans vache, je plains un homme sans mouton, mais question d'un homme sans cheval, dur pour lui de rester au monde.
L'homme, je peux vous l'assurer, est une méchante créature.
Seul un homme pleinement humain sait bien aimer et sait bien haïr.
Un homme mérite de passer pour sage, alors qu'il est à la recherche de la sagesse ; dès qu'il croit l'avoir acquise, il est un sot.
Ventriloque : c'est un homme qui peut parler la bouche pleine sans être mal élevé.
L'homme qui lutte pour autrui est meilleur que celui qui lutte pour lui-même.
Affreuse condition de l'homme ! Il n'y a pas un de ses bonheurs qui ne vienne d'une ignorance quelconque.
La modestie doit être la réaction naturelle de l'homme qui reçoit les acclamations que lui ont valu le sang versé par ses subordonnés et le sacrifice de ses amis.
S'il y a bien un athéisme de l'homme, un homme sans Dieu, il n'y a pas de Dieu sans l'homme.
L'homme en naissant porte en lui des droits sur la portion des fruits de la terre nécessaires à son existence.
Dieu n'a pas mal réussi la nature, mais il a raté l'homme.
Pour se faire excuser ses bassesses, ou pour les justifier, l'homme a besoin de savoir qu'il y a pire que lui.
Un homme seul ne peut rien, il lui faut l'appui de ses semblables pour arriver là où il doit aller.
Celui qui parle, celui qui écrit est essentiellement un homme qui parle pour tous ceux qui sont sans voix.
La cohabitation dans un espace clos d'un homme et d'une femme relève du miracle.
Elles attendent le Prince Charmant, ce concept publicitaire débile qui fabrique des déçues, des futures vieilles filles, des aigries en quête d'absolu, alors que seul un homme imparfait peut les rendre heureuses.
L'homme est l'orgueil du cèdre emplissant le roseau.
Comme le lotus qui se fraie un chemin dans l'eau boueuse pour arriver à la lumière, l'homme doit s'élever malgré les épreuves et se placer au-dessus des remous du mental.
Quand la démangeaison d'écrire saisit un homme, rien ne peut le guérir que le grattement de la plume.
L'homme asservit tout ce qu'il touche, la nature, ses semblables, et davantage encore celui qu'il accable de son amour, homme ou femme.
Le sens de l'émerveillement est un gage de bonheur car la vie, pour peu qu'on sache lui forcer la main, ne refuse jamais à l'homme les occasions de s'émerveiller.
Un homme sans terre, c'est comme un homme sans jambes.
Je ne fais jamais d'exercices. Si Dieu avait voulu que l'Homme puisse se toucher les pieds, il les lui aurait mis plus haut sur le corps.
- Qu'est ce que tu fais ? - Non, toi, qu'est ce que tu fais ? - C'est le capitaine qui donne les ordres ! - Et c'est ce qu'il vient de faire ! - Mais ! C'est mon Navire ! Et c'est mes cartes ! - Ce qui fait de toi... l'homme aux cartes !