Pourquoi l'homme sans arc devrait-il chercher des flèches ?
Homme féroce, homme sensible, que de fois il t'est arrivé, partout où tu t'abandonnes au rêve, d'imaginer la mort de ta femme, et de fondre en larmes !
Le grand théâtre des passions, qu'il s'agisse de politique, de philosophie ou de religion, intéressera Courbet juqu'à sa mort, le dernier jour de l'année 1877. Une illustration particulière en est donnée avec la section sur le « Fait religieux » [...] ► Lire la suite
Tout homme plongé dans l'obscurité écarquille les paupières comme si de plus de ténèbres absorbées pouvait naître la lumière.
Le pire danger pour le soumis est l'homme libre de l'idéologie, ou qui s'en est libéré.
La femme moyenne préfère avoir de la beauté que de l'intelligence, car l'homme moyen peut mieux voir qu'il ne peut penser.
Prenez garde à un homme qui demande un pardon ; il peut avoir si aisément la tentation d'en mériter deux !
Ce n'est pas la perfection qui est inexistante mais les capacités de l'homme à la percevoir.
Dans tous les partis, plus un homme a d'esprit, moins il est de son parti.
La vieillesse n'ôte à l'homme d'esprit que des qualités inutiles à la sagesse. Il semble que, pour certaines productions de l'esprit, l'hiver du corps soit l'automne de l'âme.
Pour qu'une liaison d'homme à femme soit vraiment intéressante, il faut qu'il y ait entre eux jouissance, mémoire ou désir.
Le corps de la femme est comme le garde-manger des plaisirs de l'homme : quoi de plus simple que de mettre un cadenas au garde-manger.
L'homme traverse des printemps successifs. Mais pour la femme, il est beau de ne traverser qu'un seul rêve et d'en mourir.
La marchandisation gagnant tout, jusqu'à l'homme lui-même, le monde deviendra une foire parcourue de bandes rivales.
La dignité de l'homme consiste à prendre en main son devenir, à choisir.
Un homme qui vend du miracle afin d'être adulé n'est qu'un charlatan. Celui qui le lui achète, même s'il n'aboie pas, n'est qu'un chien.
L'esprit, me disait un homme d'esprit, ce n'est que la bêtise en mouvement ; et le génie, c'est la bêtise en fureur.
Tout penseur qui voudra devenir orateur, tout homme d'esprit et de coeur qui voudra se faire éloquent et être éloquent, remuer les masses, dominer les assemblées, avec sa parole, n'aura qu'à passer de la région des idées dans le domaine des lieux communs.
La jeunesse se passe à faire croire qu'on est un homme. L'âge adulte à faire croire qu'on est heureux quand on ne l'est pas. La vieillesse à faire croire qu'on n'est pas gâteux quand on l'est.
On peut avoir des raisons de dire la vérité ; d'éviter un scandale ; mais comment défendre l'homme par qui le scandale arrive et qui ne dit pas la vérité.
Les écrits sont inséparables de leurs auteurs, l'oeuvre est la production d'un homme, destinée à entretenir d'autres hommes d'un quelconque aspect de la vie humaine.
On ne demande plus à un homme s'il a de la probité, mais s'il a des talents.
Un grand vin n'est pas l'ouvrage d'un seul homme, il est le résultat d'une constante et raffinée tradition. Il y a plus de mille années d'histoire dans un vieux flacon.
Sache sourire quand un homme d'esprit devine tes petites infamies.
Pour la première fois, nous nous apercevons que notre langue manque de mots pour exprimer cette insulte : la démolition d'un homme.
Etrange bizarrerie de l'esprit humain, on peut convaincre un homme de ses erreurs, et ne pas le convertir.
Quel homme est sans erreur ? Et quel roi sans faiblesse ?
Il est aisé de faire perdre sa foi à un homme, mais il est difficile, ensuite de le convertir à une autre.
Il ne suffit pas du tout à l'homme de savoir si Dieu est. Il veut savoir s'il est quelqu'un et s'il répond.
Dans les endroits connus, on respecte l'homme, et dans les endroits inconnus, on respecte son habit.
Ce qu'il y a de difficile, pour un homme qui habiterait Vilvoorde et qui voudrait aller à Hong Kong, ça n'est pas d'aller à Hong Kong, c'est de quitter Vilvoorde.
Un homme peut prodiguer les sourires et n'être qu'un scélérat. Traître, débauché, scélérat sans remords et sans bonté.
Expliquer toute la nature est une tâche trop ardue pour un seul homme ou une seule époque. Il est plus sage de faire peu en étant sûr de soi et laisser le reste à ceux qui viendront après, que présumer de tout sans être sûr de rien.
Le virus est le dernier prédateur de l'homme.
Une chose en tout cas est certaine : c'est que l'homme n'est pas le plus vieux problème ni le plus constant qui se soit posé au savoir humain.
Etrange chose que l'homme qui souffre veuille faire souffrir ce qu'il aime !
L'homme, en se civilisant, n'a-t-il fait vraiment que compliquer sa barbarie et raffiner sa misère ?
L'amour, c'est le consentement de l'homme au bien voulu par la femme.
Depuis que l'homme existe, l'idéal n'a pas plus de pouvoir que le pouvoir n'a d'idéal.
Où qu'il soit, où qu'il aille, l'homme continue à penser avec les mots, avec la syntaxe de son pays.
L'homme évolue en sens inverse du lingot d'or. Il se dévalue avec les années.
Un homme sans traditions n'est plus un homme.
Pour un homme affamé, un morceau de pain est le visage de Dieu.
C'est l'homme qui avance doucement étape par étape... qui doit réussir au plus haut degré.
Face à l'événement, c'est à soi-même que recourt l'homme de caractère.
La nature féminine n'est en rien inférieure à celle de l'homme, sauf pour son manque de force.
Un homme heureux en ménage dégage toujours une sorte d'aura qui le rend encore plus séduisant auprès des autres femmes.
L'homme a deux bons jours sur terre : Quand il prend femme et quand il l'enterre.
Pour le moment, l'homme en fuite restait assit sur la pierre parce que, s'il avait voulu, il aurait pu ne pas s'asseoir sur cette pierre.
Orgueil moderne : j'ai perdu l'amitié d'un homme que j'estimais, pour m'être acharné à lui répéter que j'étais plus dégénéré que lui...