Quand il sait son devoir, l'homme est un dieu pour l'homme.
Cet homme avait tant d'intelligence qu'il n'était presque plus bon à rien dans le monde.
Les vérités sont plus susceptibles d'être découvertes par un homme que par une nation.
Je pleure beaucoup. Ce qui est très difficile à reconnaître pour un homme, mais je le fais. Je pleure pendant les films.
Ce que je puis dire, c'est ceci : Je ne connais aucun livre qui fasse plus penser, qui jette sur l'homme et la société des aperçus plus neufs et plus féconds, qui produise au même degré le sentiment de l'évidence.
Si une chose est possible à l'homme, dis-toi qu'elle est à ta portée.
L'homme est tout ce qu'on voudra, mais non pas raisonnable.
L'homme en général est un Alcibiade : À force d'amabilité il est partout l'enfant flatteur de la Nature.
- L'homme est pas fait pour travailler, c'est pas naturel.- C'est anomalique.- Mais oui...
Je n'ai jamais rencontré un homme de pouvoir honnête, jamais. Quand je dis homme de pouvoir, je parle de ceux qui prétendent des choses, qui prétendent prendre notre vie en main, faire notre bien, nous diriger...
Quand la passion emporte l'homme, la raison le suit en pleurant et en l'avertissant du danger. Mais dès que l'homme s'est arrêté, la passion lui crie : « Et moi, je vais donc mourir ? »
Dans l'indigent, on ne perçoit que l'indigence, pas l'homme.
Je vais vous dire ce qu'est l'homme. C'est un monstre, un foetus éjecté privé de son développement naturel, jeté au monde avec une couverture nue de parchemin, avec trop peu de place pour ses dents et un crâne bombé mou comme une bulle. Mais la nature y remue un pudding.
N'admets nul homme parmi tes amis avant d'avoir examiné comment il agit avec les siens.
L'homme est un accident sur la terre, le sais-tu ?
C'était une véritable religion, le silence, chez cet homme. On appelle ça de la pudeur mais cela relève plutôt de la constipation verbale.
Le loup est un homme pour le loup... Enfin, euh, non, l'inverse.
La théorie de l'évolution par sélection naturelle de Darwin est satisfaisante parce qu'elle nous montre comment la simplicité peut devenir complexité, comment des atomes désordonnés peuvent se grouper en motifs toujours plus compliqués et finir par fabriquer l'homme.
L'homme sera finalement gouverné par Dieu ou par des tyrans.
L'homme n'est pas une chose mais un être vivant, pris dans un processus continuel de développement. A chaque point de sa vie, il n'est pas encore ce qu'il peut être et que peut-être il sera.
Déjà à l'origine de l'espèce l'homme était égal à ce qu'il était destiné à devenir.
Au cours de notre histoire, nous avons bâti des villes, des ponts, des églises. Beaucoup ont brûlé, ont étè detruits par les guerres, les révolutions, les fautes de l'homme. Chaque fois, à chaque fois nous les avons construit.
Jusqu'au jour où l'homme, cessant enfin d'être un loup pour l'homme, il n'y aura plus de famine, de taudis ni de guerre, plus d'enfants sans amour, de vieillards sans foyer, tous ceux qui vivront auront le droit de vivre.
L'Occident a besoin de quelqu'un pour dire à l'homme qui se promène avec le plus gros bâton du monde, que ce bâton ne peut pas faire tomber la maison de dieu.
Le sentiment qui ne s'accompagne pas de discernement est une boisson fadasse, c'est un fait, mais le discernement que ne tempère pas le sentiment constitue une bouchée trop amère et trop sèche pour que l'homme parvienne à l'avaler.
L'homme ne peut pas vraiment s'améliorer sans améliorer les autres.
Croyant comme je le fais, cet homme dans un avenir lointain sera une créature bien plus parfaite qu'il ne l'est maintenant. Il est intolérable de penser que lui et tous les autres êtres sensibles sont voués à l'annihilation complète après ce lent et long progrès.
Nous partons de l'homme pour arriver à tout, même à Dieu.
L'homme ne se voit pas naître, il peine à mourir et il oublie de vivre.
L'unique moyen d'être libre, comme un homme sans vocation en a le droit, était de commettre un crime, de façon que les autres ne le reconnaissent plus comme un des leurs et n'exigent rien de lui.
Outre que l'homme ne peut sans déroger s'abaisser à certaines tâches socialement désignées comme inférieures (entre autres raisons parce qu'il est exclu qu'il puisse les accomplir) les mêmes tâches peuvent être nobles et difficiles, quand elles sont réalisées par des hommes, ou insignifiantes et imperceptibles, faciles et futiles, quand elles sont accomplies par des femmes.
L'homme montre un visage où resplendit une âme intacte qui n'abdiquera qu'au dernier moment.
La seule grandeur pour l'homme est l'immortalité.
Le poète, c'est l'homme attentif à des riens.
Un honnête homme ne saute à la gorge d'un autre qu'en cas de nécessité urgente.
Dieu en créant l'homme a quelque peu surestimé ses capacités.
Quand un homme est volontaire et passionné, les dieux se joignent à lui.
Le danger, quand on ne le voit pas, a le caractère vague et approximatif des conceptions humaines. La peur s'estompe ; et, faute de stimulant, l'Imagination, cette ennemie de l'homme, mère de toutes les terreurs, s'endort dans l'engourdissement qui suit l'épuisement de l'émotion.
On aurait dit un homme vêtu du néant.
Le mot devoir n'existe pas pour moi, il n'y a pas un devoir pour l'écrivain. Il n'y a que l'écriture qui pousse un homme, une femme à prendre position en regard du réel.
Un séducteur, ce n'est pas un homme unique, tout d'une pièce, qui irait de l'une à l'autre en restant, lui, le même. Non. Chaque proie le ravit. Chaque conquête le réinvente. Chaque nouvelle femme l'accouche, en quelque sorte, d'un autre lui-même.
Je suis en faveur de la coutume qui veut qu'un homme baise la main d'une femme la première fois qu'il la voit. Il faut bien commencer par un endroit quelconque.
Miroir. Surface vitreuse sur laquelle est reflétée une image fugitive pour la grande désillusion de l'homme.
Ignores-tu que tu ne saurais faire un pas sur la terre sans y trouver quelque devoir à remplir, et que tout homme est utile à l'humanité par cela seul qu'il existe ?
Souvent l'homme souhaite ce qui va hâter sa perte.
Pour l'homme, il convient de faire plus grand cas de l'âme que du corps. Car l'excellence de l'âme corrige la faiblesse du corps, mais la force corporelle, sans la raison, est absolument incapable d'améliorer l'âme.
Que veut Dieu ? Le Bien ? Ou que l'on choisisse le Bien ? L'homme qui choisit le Mal est-il peut-être, en un sens, meilleur que celui à qui on impose le Bien ? Question ardues et qui vont loin.
Chaque langue vaut un homme.
On ne plaint pas un homme d'être un sot ; et peut-être qu'on a raison. Mais il est fort plaisant d'imaginer que c'est sa faute.
Un jour qu'un homme avait insulté un sage, celui-ci demanda : « Si quelqu'un refuse d'accepter un présent, à qui ce présent appartiendra-t-il ? », « À celui qui l'a offert. », répondit l'homme. « Dans ce cas, je refuse d'accepter tes paroles offensantes.