L'homme n'a pas de marque plus décisive de sa noblesse qu'un certain sourire fin, silencieux, impliquant au fond la plus haute philosophie.
Montrez-moi un homme heureux et je vous montrerai des traces de lobotomie.
Tout homme que la fortune seule a fait homme public devient presque toujours, avec un peu de temps, un particulier ridicule. L'on ne revient plus de cet état.
Ne demandez pas à un homme d'être raisonnable quand, justement, la justice et le gouvernement ne le sont pas.
La société devient enfer dès qu'on veut en faire un paradis.
Si l'Homme aspire à être seulement esprit et qu'il veut refuser la chair comme un héritage simplement animal, alors l'esprit et le corps perdent leur dignité. Et si d'autre part, il renie l'esprit et considère donc la matière, le corps, comme la réalité exclusive, il perd également sa grandeur.
Un homme qui a vécu dans l'intrigue un certain temps ne peut plus s'en passer.
Un homme qui aime bien n'est jamais tout à fait méprisable.
En science comme en religion il faut être attentif aux signes. Nombre de grandes découvertes sont la conjonction du hasard et de l'acuité d'observation et d'interprétation des signes.
Quoi qu'on dise, ce qu'une femme préfère chez un homme c'est l'amour.
- Pourquoi le semi homme ? - Je ne sais pas. Saroumane pense que seul un grand pouvoir peut tenir le mal en échec, mais ça n'est pas ce que j'ai découvert. Je crois que ce sont les petites choses, les [...] ► Lire la suite
Je connais ma leçon, la belle convenance !A chaque désespoir, il faut dire : « Merci. »Je ne dis rien, je suis cloué sur mon silence.Pour un mot de travers mon corps se rétrécit.
Si nous sommes honnêtes - et les scientifiques doivent l'être - nous devons admettre que la religion est un fouillis de fausses affirmations, sans aucun fondement dans la réalité.
Le pouvoir de l'argent est devenu si grand que la question de toutes les questions est de savoir si la société gouvernera ce pays ou si le pays gouvernera à nouveau les sociétés.
Argent entre les mains d'une femme ne durera pas ; enfant entre les mains d'un homme ne vivra pas.
La passion pour l'art est, comme pour les croyants, très religieuse. Il unit les gens, son message est d'humanité commune. L'art est devenu ma religion - d'autres prient à l'église. C'est une banalité, mais vous ne possédez pas l'art, il vous possède.
Notre religion n'a point eu de plus assuré fondement humain que le mépris de la vie.
L'homme n'est pas fait pour la défaite. Un homme peut être détruit mais pas vaincu.
Un homme même seul au départ, s'il donne chaque jour son coup de pioche dans la même direction, sans se laisser distraire ou détourner, si chaque jour il poursuit son effort, chaque jour, sans en manquer un seul, les yeux [...] ► Lire la suite
L'individu à lui seul est un être pauvre, un être facilement vaincu, et il a besoin d'un milieu favorable pour développer ses possibilités. Mais la société n'existe que pour l'individu et non pas l'inverse.
Au-dessous du nombril, il n'y a ni religion ni vérité.
Personne n'est si jeune qu'il ne puisse mourir demain.
La philosophie et l'amour se réservent des combats dans des sphères invisibles. Mais la guerre et le sexe sont un seul corps à corps.
Sans l'âme, le corps n'aurait pas de sentiment ; et sans le corps, l'âme n'aurait pas de sensations.
L'amour, c'est comme la chimie, il faut deux corps pour avoir une réaction.
Il y a un silence du corps et de l'âme : c'est la condition du bien-être.
La vie est un exil : chaque homme vit en lui-même comme en pays étranger.
La primauté de la matière, l'utilitarisme, qui sont les dogmes de la religion industrielle, ont conduit à la suppression de la culture intellectuelle, de la beauté et de la morale.
L'étendue est la marque de ma puissance. Le temps est la marque de mon impuissance.
Un homme va au Savoir comme il part pour la guerre. Bien réveillé, avec de la peur, du respect et une assurance absolue.
C'est quand on est jeune qu'on doit en profiter pour faire les choses sans penser. Après on passe son temps à penser aux choses qu'on n'a pas pu faire.