La passion de créer fonde le projet de réalisation, la passion d'aimer fonde le projet de communication, la passion de jouer fonde le projet de participation. Dissociés, ces trois projets renforcent l'unité répressive du pouvoir.
La poésie est cette vie de secours où l'on apprend à s'évader des conditions du réel, pour y revenir en force et le faire prisonnier.
C'est Marx et moi-même, partiellement, qui devons porter la responsabilité du fait que, parfois, les jeunes donnent plus de poids qu'il ne lui est dû au côté économique. Face à nos adversaires, il nous fallait souligner le principe essentiel nié [...] ► Lire la suite
Quand l'homme a voulu imiter la marche, il a créé la roue, qui ne ressemble pas à une jambe. Il a fait du surréalisme sans le savoir.
Aune, ciseaux ne font l'art du tailleur.
L'homme porte le mystère de la vie qui porte le mystère du monde.
Ah ! On parle des liens du mariage ! Mais les liens du divorce sont encore plus indissolubles !
Ne remets jamais au lendemain ce que tu peux ne pas faire du tout.
Le lecteur vulgaire s'assied face au texte et il ne voit rien que la sotte apparence des choses. Le critique au contraire se recule et se penche, rien ne lui échappe du contexte.
Du côté de la nature, la vie est toujours belle et du côté des hommes elle ne l'est pas quelquefois.
Il faut être économe de son mépris en raison du grand nombre de nécessiteux.
Je reçois les membres du Polisario en qualité de Marocains pour les écouter.
Le témoignage d'une bonne conscience nous porte à regarder avec mépris les folies du monde.
Je crois au pardon et à l'oubli. Il y avait une raison pour laquelle nous étions ensemble. Je veux juste me souvenir du bon temps.
Peut-être qu'en le pratiquant jeune, j'aurais pu faire du sumo, j'avais la taille nécessaire, et le poids, ça s'acquiert.
J'étais en face du diable, et il avait un visage de garce.
- Merci du fond du coeur Jack ! - Oh, mais de rien ! - Pas toi, c'est le singe qu'on a appelé Jack !
L'agrément de la raison ne suffit pas pour adopter une éthique. Il faut aussi l'adhésion du coeur.
La légende du Juif errant est le symbole des plus hautes aspirations de l'humanité, condamnée à marcher toujours sans connaître le repos.
Celui qui ne se sent pas offensé par l'offense faite à d'autres hommes, celui qui ne ressent pas sur sa joue la brûlure du soufflet appliqué sur une autre joue, quelle qu'en soit la couleur, n'est pas digne du nom d'homme.
La vie est un pur phénomène du hasard : on peut calculer le nombre de possibilités existant dans l'ordre des chromosomes, mais qui peut prévoir les chances qui s'offrent à un nouveau né ?
De la vallée, on voit de grandes choses. Du sommet du pic, on n'en voit que de petites.
Le souvenir, ce n'est pas une réminiscence du passé, c'est le moment où le présent trébuche sur une aspérité de l'histoire et libère un message laissé là longtemps auparavant, qui se déploie et prend son sens.
Je connais par bonheurUn passeur de lumièreAmoureux des étoilesEt curieux de la TerreEmporté par son rêveA des années lumièresUn jour il est partiJusqu'au soleil du désertPour suivre une comèteQui lui faisait de l'oeilA travers sa lunette...
Le silence n'a jamais nui à personne, mais la parole cause maintes fois du tort.
Je m'oppose à la violence parce que lorsqu'elle semble faire du bien, le bien n'est que temporaire ; le mal qu'elle fait est permanent.
C'est le motif seul qui donne du caractère aux actions des hommes.
C'est simplement que nous traitons l'histoire du Japon, l'histoire du peuple japonais et sa culture unique avec plus de respect et d'intérêt. Cela génère un énorme intérêt en Russie !
Les vilaines pensées viennent du coeur.
Ce n'est pas le temps qui est sous le pouvoir de l'homme, mais l'homme qui est, le pauvre, sous le pouvoir du temps.
La jalousie est le tyran du royaume de l'amour.
Énigme du monde, j'ai peur qu'elle n'ait que deux mots : propagation pour les espèces et douleur pour les individus.
Toute grande pensée est de l'ordre du lapsus.
Les gens ne se guérissent jamais de l'illusion qu'ils se forgent du bonheur d'autrui. L'homme ne se trouve-t-il pas toujours seul à souffrir ?
Le vrai ne se distingue du faux, en littérature, que comme les fleurs naturelles des artificielles : par une espèce d'inimitable odeur.
Les biographies se terminent généralement par la mort du sujet étudié, conclusion naturelle dont ne bénéficient pas les autobiographies.
Pâle, j'écoute au bord du silence béant.La nuit autour de moi, muette et sépulcrale,S'ouvre comme une haute et sombre cathédraleOù le bruit de mes pas fait sonner du néant.
Tout dans la nature prend sa forme à partir de la sphère, du cône et du cylindre.
On peut discuter des limites du beau, mais le chant du rossignol s'imite très bien au moyen d'un bouchon frotté contre un verre.
Les hommes sont les esclaves du bienfait.
Le cérémonial a toujours servi à se mettre du plomb dans la cervelle. Sans la grandiloquence des rites, on n'aurait de force pour rien.
L'art est une visite du temps.
Les amitiés grégaires sont souvent superficielles, car se voir en bande, c'est se parler en meute, quand le tête-à-tête favorise l'écoute et la profondeur du dialogue.
Si vous vous fixez des objectifs ridiculement élevés et que c'est un échec, vous échouerez au-dessus du succès de tout le monde.
Il n'y a pas de secret du coeur que nos actions ne révèlent.
C'est lors de la pleine lune que la lunarité du visage et la visagéité de la lune se marient de façon éphémère.
À ceux qui ne changent jamais d'opinion, il incombe particulièrement de bien juger du premier coup.
La haine, c'est la vengeance du poltron.
Et souvent, c'est l'effet des caprices du sort, Qu'au milieu des écueils on rencontre le port.
Les journaux sont les chemins de fer du mensonge.