Vivre, c'est changer du temps en expérience.
Les caprices de l'espèce femelle ne sont pas bornés à une seule partie du monde ni à un seul climat, mais sont en tous lieux les mêmes.
Ainsi va le monde, Messieurs-Dames. Voilà, voilà, comment il tourne. Du sang, de la boue et des larmes. Argent, pouvoir, paquet d'embrouilles.
Il y a du supplice dans la passion, le mot l'indique.
La psychanalyse s'adresse à une théorie du sujet, alors que le biologiste ne peut qu'établir une théorie des conditions d'existence du sujet, de son évolution etc...
Il faut, dans la vie, faire la part du hasard. Le hasard, en définitive, c'est Dieu.
A la différence du roman, la chanson cherche inlassablement la clef d'une énigme tendue par la mélodie.
Singulier monde, que celui du rêve ! Les pensées, les paroles intérieures, en dedans, se pressent, fourmillent. Tout ce petit monde se hâte de vivre avant le réveil, qui est sa fin, sa mort à lui.
La guerre vit du despotisme et n'est pas menée avec l'amour de Dieu.
Seul est sociable, vivable, pacifique, celui qui est conscient de ne dire que l'apparence et non l'être. Là est le fondement du respect des autres.
L'indulgence est la compréhension des causes du mal.
C'est ça la perspective du lycée : on ne monte pas pour aller en haut, on monte pour rester en bas.
Les vivants, en effet, savent qu'ils mourront, mais les morts ne savent rien du tout.
Les baisers drus sont les messagers du coeur.
Le Britannique vit d'instinct et d'intuition ; il n'a besoin de la raison que pour aplanir le chemin, surtout pour gagner du temps.
Le poète est en face du langage comme le peintre est en face de l'objet. Le langage devient sa matière première.
Réprouver les capitalistes comme inutiles à la société, c'est s'emporter follement contre les instruments mêmes du travail.
Tous les êtres intelligents ont donc une volonté libre qui vient du jugement de l'intellect. C'est là avoir le libre arbitre, qui se définit comme libre jugement provenant de la raison.
Quand une maison a des biens et de l'opulence, elle est fréquentée ; quand tu empruntes de l'argent, pense toujours à l'époque du remboursement.
Ce que nous faisons aux forêts du monde n'est que le reflet de ce que nous faisons à nous-mêmes et les uns aux autres.
Les humains sortent meilleurs et plus forts de la souffrance et pour progresser en ce monde, il faut subir l'épreuve du feu.
C'est à la poésie que tend l'homme ; il n'y a de poésie que du concret.
Aujourd'hui la clé du pouvoir des dirigeants réside dans l'influence et non plus dans l'autorité.
Le temps ne cicatrise pas les outrages du temps.
Tout le monde fait des bêtises. Le fin du fin, c'est de les faire au moment où personne ne regarde.
Soyons aussi distants que si nous avions été mariés pendant longtemps et aussi bien élevés que si nous n'étions pas mariés du tout.
L'artiste, et c'est en quoi il se distingue du commun des mortels, offre en pâture aux sarcasmes non seulement son physique et son moral, mais son oeuvre.
Le plus sot endroit où l'on puisse fourrer son museau, c'est une muselière. Les chiens du moins ne le font que de force ; l'homme est assez bête pour le faire de plein gré, le jour où il se marie.
On n'est que plus près du danger, Quand on croit n'avoir rien à craindre.
Le présent, quand il accapare tout du corps, abolit le passé et ne permet pas au futur d'empiéter sur le temps.
Le droit intangible du romancier, c'est de pouvoir retravailler son roman.
Tel est le propre de l'action, positive ou négative, moralement bonne, d'être dirigée en vue de l'avantage et du profit d'un autre.
Je ne suis pas pour la légalisation du cannabis. D'autant que moi, je peux en trouver facilement...
Le souvenir, ce n'est pas une réminiscence du passé, c'est le moment où le présent trébuche sur une aspérité de l'histoire et libère un message laissé là longtemps auparavant, qui se déploie et prend son sens.
Parfois on se fait la guerre parce qu'on s'est aimé plus qu'on aurait dû.
C'est une forme de ravissement que d'avoir une adoration aussi inconditionnelle pour toute la surface du corps, la peau, d'un autre être humain.
Il suffit d'une promenade au milieu de la nature, s'arrêter un moment pour écouter, s'écouter, se déshabiller du superflu et comprendre qu'il ne faut pas grand-chose pour bien vivre.
Blotti comme un oiseau frileux au fond du nid,Les yeux sur ton profil, je songe à l'infini...
Je connais les secrets des uns, des autres. Je ne suis pas une grenade dégoupillée, mais je sais l'envers du décor.
Votre visage doit avoir du caractère si vous êtes un acteur - sinon vous êtes juste un visage.
Vous les pourrirez comme vous l'avez pourri... Vous l'avez détruit, il ne distingue plus le bien du mal, il ne voit même plus le caractère sacré de la vie humaine. Je vous ai aimé et je l'ai aimé... Je suis désolée pour vous, désolée pour vous parce que rien ne peut plus vous sauver.
On ne peut pas célébrer la beauté, la puissance de la langue, du sens, et oublier le monde.
Le capital est du travail accumulé. Seulement, comme on ne peut pas tout faire, ce sont les uns qui travaillent et les autres qui accumulent.
Et souvent, c'est l'effet des caprices du sort, Qu'au milieu des écueils on rencontre le port.
Quand on prend plaisir à entendre médire, on est du nombre des médisants.
Les événements sont l'écume des choses dont les causes profondes résident dans l'ensemble du cosmos.
Tôt ou tard arrive ce jour où il nous faut maudire la résignation, car la résignation est un des nombreux noms d'emprunt du péché.
Si l'homme féconde la femme physiologiquement, celle-ci, du point de vue intellectuel, le lui rend bien.
A qui aime porter, rien n'est trop lourd, Même si c'était un quintal ; Mais qui ne veut rien porter du tout, Trouve une demi-livre de trop.
Si l'être humain ne dispose pas du moyen d'accéder à la connaissance de "la vérité", il peut, à travers son langage, en découvrir un reflet, et éventuellement s'engager dans cette perspective.