Si retranchée soit notre vie, perdue sur les hauteurs brûlées de vent, elle n'est jamais si proche que dans une poignée de visages aimés, que dans cette pensée qui va vers eux, dans ce souffle d'eux à nous, de nous à eux.
La meilleure manière de nous éloigner des autres est de les inviter à jouir de nos défaites ; après, nous sommes sûrs de les haïr pour le reste de nos jours.
Il persiste toujours, en chacun de nous, quelque souvenir poignant qui tempère nos joies, et nous empêche de rire jamais à l'aise, franchement.
Le plaisir est un don de la nature sans cesse renouvelé, toujours délicieux s'il ne nous est pas gâché par la culpabilité, inoculée en nous par l'éducation, par les prêtres, les moralistes et les politiques, pour des raisons évidentes: l'homme [...] ► Lire la suite
L'été : un éblouissement comme est la neige, Celle qui vient légère et ne dure pas, Et rien de nous n'en trouble la lumière D'eau qui s'est condensée puis s'évapore.
Nous sommes convaincus, jusqu'au fond de nous-mêmes, que, pendant que vous irez courir l'aventure, il faut que quelqu'un reste garder la vieille maison.
S'il y a quelqu'un là-haut, il doit bien rire de nous tous ; cela est très comique, très comique, vraiment.
Il faut mettre des limites au politiquement correct, qui est en train de nous dévorer.
Les amis de nos amis peuvent devenir odieux, à force de nous représenter combien les êtres dont nous nous croyons proches sont des inconnus.
C'est nous inspirer presque un désir de pécher, Que montrer tant de soins de nous en empêcher.
Puisque nous disons de notre épouse légitime qu'elle est notre moitié, nous devrions avoir le droit de nous marier deux fois pour savoir au moins ce qu'est une femme entière.
La beauté est un état d'esprit qui nous permet de voir la perfection en toute chose et de nous sentir en harmonie avec le monde.
Dieu peut aussi peu se passer de nous que nous de lui, car serait-ce que nous puissions nous détourner de Dieu, Dieu pourtant ne pourrait jamais se détourner de nous.
Quand nous cessons de nous émerveiller, nous arrêtons de croire en la vie.
On ne devrait avoir peur de rien d'autre que des choses qui ont le pouvoir de nous faire du mal, mais il ne faut pas craindre les choses anodines.
Seigneur! Nous avons entendu l'appel de celui qui a appelé ainsi à la foi: et dès lors nous avons cru. Seigneur, pardonne-nous nos péchés, efface de nous nos méfaits, et place nous, à notre mort, avec les gens de bien.
Les mots font partie de nous plus que les nerfs. Nous ne connaissons notre cerveau que par ouï-dire.
Fait d'héroïsme et de clémence Présent toujours au moindre appel Qui de nous peut dire où commence Où finit l'amour maternel ?
Avez-vous remarqué que les leçons dont nous avons le plus besoin, celles qui s'avèrent le plus profitable, c'est toujours la vie qui se charge de nous les donner ?
Chacun de nous se promène avec bienveillance dans cette galerie de portraits de lui-même qu'est sa mémoire.
Seule l'institution durable à l'infini fait durer le meilleur de nous.
Puisque nous aimer les uns les autres, on n'y arrive pas, pourquoi on n'essaierait pas de nous aimer les autres les uns ?
J'ai un profond respect des dates anniversaires Ces portes que le Temps dispose autour de nous Pour ouvrir un instant nos coeurs à ses mystères Et permettre au passé de voyager vers nous.
Le dictionnaire ne se fiche-t-il pas de nous ? "avant" se trouve après "après", "hier" est postérieur à "aujourd'hui", et "passé" succède à "futur".
Il est de notre devoir de regarder au-delà de cet abîme qu'est le désespoir. Nous devons coûte que coûte, sauver en chacun de nous l'espérance.
L'abolition de la peine de mort fait de nous une société civilisée. Cela montre que nous sommes réellement sérieux lorsque nous disons que nous respectons la vie.
La vie, c'est apprendre à surmonter les marées qui menacent de nous engloutir, surnager toujours.
Il faut être fier de ses succès auprès des femmes ; elles le sont bien assez de nous conquérir.
La sortie de secours est à l'intérieur de nous-mêmes.
En chacun de nous, il y a une voie tracée pour un héros, et c'est justement comme homme du commun qu'il l'accomplit.
L'un des pires inconvénients de l'amour est que - un certain temps du moins - il risque de nous rendre heureux.
Ils nous enlèveront jusqu'à notre nom : si nous voulons le conserver, nous devrons trouver la force pour que derrière ce nom, quelque chose de nous subsiste.
Ce qui fait de nous des laïques n'est pas la séparation du temporel et du spirituel, c'est la séparation du spirituel et du religieux.
Si nous ne voyions autour de nous que des gens joyeux, la gaieté finirait par devenir d'une tristesse désespérante.
Le mal est double : il y a celui qui ne dépend pas de nous et celui qui en dépend.
Chacun de nous est un gouffre ; on a la tête qui tourne quand on regarde au fond.
Ce drame au-dedans de nous, qui ne comporte pas de cris, ne crée-t-il pas le climat même de la poésie ?
La vérité est plus éloignée de nous que la fiction.
Chacun de nous est un petit émetteur-récepteur qui s'ignore. Si nos ondes se heurtent violemment, naît le ressentiment.
Qu'est-ce donc que l'amour, si ce n'est de se comprendre et de se réjouir en voyant quelqu'un d'autre vivre, agir et sentir différemment de nous, parfois même à l'opposé ?
Voici comme rien ne change, les pauvres enfants ne changent pas. Peut-être par pudeur, nous, on change par crainte de les choquer, par respect de cet enfant qui devient jeune fille et on se trompe, elles ont autant besoin de [...] ► Lire la suite
A certaines heures de la vie, la persécution de l'adversité est si grande que l'on ne peut plus en ressentir les coups. On vit, ou mieux on se laisse vivre comme si la vie s'était retirée de nous et qu'un souffle de mort continuait de nous animer.
Je suis prêt à croire que chacun de nous a un ange gardien, si vous, mes amis, voulez bien me concéder que chacun de nous a également un diable familier.
On peut, à force de faire confiance, mettre quelqu'un dans l'impossibilité de nous tromper.
Un ami, c'est un homme qui a plus de crédit que personne quand il dit du mal de nous.
Les fées nous endorment, nous ouvrent les portes de leur royaume, qui se referment sur nous sans qu'elles aient pris la précaution de nous en remettre la clé.
La conscience est cette voix intérieure qui nous avertit qu'il y a peut-être quelqu'un en train de nous regarder.
Ce qui nous empêche souvent de nous abandonner à un seul vice est que nous en avons plusieurs.
Ma ligne rouge c'est le rassemblement de tous, parce que quand la France est dans la situation où elle est aujourd'hui, [...] nous n'avons pas le droit de nous diviser.
La vie se passera sereinement de nous, nous ne sommes pas indispensables, individus ou espèce tout entière, à cette merveilleuse machine du monde.