Rien n'a d'importance que celle que nous essayons de nous donner à nous-mêmes.
Faust vieilli cohabite en chacun de nous.
Il est parfois difficile de ne pas être spectateur de nous même.
Il y a une hérédité de nous à nous-mêmes.
En chacun de nous, il y a un regret qui veille. Le mien s'appelle David. Pour d'autres, il n'a que le nom d'une fuite sans retour.
L'espoir n'est qu'un charlatan qui ne cesse de nous tromper. Pour moi, le bonheur n'a commencé que lorsque je l'ai perdu.
Dès que le mensonge et la dissimulation risquent de nous servir, nous les pratiquons.
La plus haute ambition de l'art est de nous révéler la nature.
L'absence est une charmeresse, l'absence est une bonne déesse, l'absence est une fée ! Qu'elle touche un de nous du bout magique de sa baguette, le voilà soudain enveloppé d'un nuage rose, un cercle d'or au front, des étoiles dans chaque main... Oui, l'absence embellit tout...
Le dixième du mal que nous pensons parfois de nous, nous ne le tolérerions de personne.
La contemplation rend souvent la vie misérable. Nous devrions agir plus, penser moins et cesser de nous regarder vivre.
Il n'y a plus de «nous». Tout le monde est partout. Ce petit groupe que nous avions au début, nous pouvions tout faire.
La vie n'est pas obligée de nous donner ce que nous attendons. Nous prenons ce que nous obtenons et sommes reconnaissants que ce ne soit pas pire qu'il ne l'est.
Nous serons un jour (mais qui de nous deux le premier ?) meurtris par notre cercueil, nos mains jointes seront opprimées par des planches clouées à grand bruit ; nos visages d'humoristes n'auront plus que les marques pénibles de cette [...] ► Lire la suite
Une fois que nous connaissons nos faiblesses, elles cessent de nous faire du mal.
La peur du ridicule obtient de nous les pires lâchetés.
Nous ne sommes pas le produit accidentel et dépourvu de sens de l'évolution. Chacun de nous est le fruit d'une pensée de Dieu. Chacun de nous est voulu, chacun est aimé, chacun est nécessaire.
Nous sommes ici ensemble, dix personnes sur une petite île isolée, Et l'un de nous est un assassin.
Lorsque la mort est là, à quelques secondes de nous, le plus dur est fait : on a vécu. Le reste est formalité...
Essayons de converser sans nous exalter puisque nous sommes incapables de nous taire.
Ce qu'ils nous crient et que nous feignons souvent de ne pas entendre : c'est qu'à l'impossible chacun de nous est tenu.
Le plus précieux de nous-mêmes est ce qui reste informulé.
Il y a à l'intérieur de chacun de nous une fenêtre qui donne sur l'enfer, nous faisons ce que nous pouvons pour ne pas nous en approcher, et moi j'ai de mon propre chef passé sept ans de ma vie devant cette fenêtre, médusé.
Sur vingt personnes qui parlent de nous, dix-neuf en disent du mal et la vingtième, qui en dit du bien, le dit mal.
Les proverbes sont particulièrement utiles dans les cas où, de nous-mêmes, nous ne trouvons pas grand chose pour nous justifier.
La vie : chacun de nous en fait une expérience nouvelle, personnelle et toute expérience, dure ou douce, l'homme doit en tirer du bien.
Je me suis dit que nous devions enfin vivre notre présent au lieu de nous projeter toujours dans l'avenir.
La connaissance que nous avons des autres hommes est fort sujette à l'erreur si nous n'en jugeons que par les sentiments que nous avons de nous-mêmes.
Il n'y a rien de nouveau dans la pauvreté. Ce qui est nouveau, cependant, c'est que nous avons les moyens de nous en débarrasser.
Nous sommes capables d'aimer autrui, avec ses faiblesses, lorsque nous cessons de nous détester, pour nos faiblesses.
Les femmes nous embarrasseraient bien si, au lieu d'une grande preuve d'amour, elles se contentaient de nous demander qu'une toute petite preuve d'amitié.
Le seul moyen d'obliger les hommes à dire du bien de nous, c'est d'en faire.
C'est en nous seuls que nous pouvons trouver ce que nous demandons aux autres de nous donner.
Notre problème n'est pas de nous soumettre aux différences mais de les surmonter.
C'est un monde très bruyant, nous devons donc être très clairs sur ce que nous voulons qu'ils sachent de nous.
A force de nous le présenter aussi noir, le futur, ils peuvent bien comprendre qu'on hésite à s'y aventurer, non ?
Le peu de clarté qu'il y a dans le mystère qui nous entoure vient de nous-mêmes : c'est une fausse clarté. Jamais le mystère ne nous a montré de la sienne propre.
Chacun de nous porte en lui ces propres îles, refuges contre la bêtise, la laideur et la sourde contrainte d'un ordinaire non-désiré.
Aucune raison ne justifie d'éviter les voies acceptées par une rancune obstinée ; Et nous ferions mieux de rejoindre la foule insensée Que de nous accrocher à la sagesse, solitaires bien qu'inflexibles.
Toute une vie auprès du même être, c'est long : un des bienfaits du mariage est de nous faire sentir la durée.
Il est des choses que les autres seuls tirent de nous. Il est des choses que nous ne tirons que des autres.
On doit avoir la droiture de ne pas remarquer certaines choses, et avoir pitié de nous-mêmes, et passer l'éponge, et avoir le tact de ne pas comprendre - si on veut empêcher qu'un moment de compréhension ne nous cristallise et que la vie devienne autre.
Nous devons accepter l'incompréhensible comme une part de nous-mêmes.
Nous vivons constamment en danger de nous séparer. Le mystère de la raison pour laquelle nous ne nous séparons pas toujours est la tension animatrice de tout art.
Il paraît que la gaieté dépend au moins autant de ce qui se passe au dedans de nous, que de ce qui se passe au-dehors et à l'entour de nous.
Certains disent que l'amour est une rivière... d'autres une chanson idiote... Certains disent qu'il est partout autour de nous... cela nous conduit où nous appartenons... Certains disent que c'est un rire sous la pluie... mais dans l'Upper East Side nous savons tous que l'amour, c'est la douleur.
La certitude que tout est écrit nous annule ou fait de nous des fantômes.
Nous avons besoin de nous "individuer" car nous ne sommes, à la naissance, qu'une promesse. Et nous avons besoin de tenir nos promesses en existant devant les autres.
Les rêves sont les clés pour sortir de nous-mêmes.
Nous avons parlé des mêmes choses qu'à 10 ans 15 ans et 20 ans, c'est à dire nous nous moquions de nous même.