Pour se faire pardonner de nous réveiller à onze heures, elle l'a fait avec un plateau où fumait du café, tremblait des oeufs, se tordaient du bacon. L'hiver de force.
Pauvre de nous et des chiens de charrette.
Il ne suffit pas au photographe de nous signifier l'horrible pour que nous l'éprouvions.
Nous avons tous une fausse idée de nous-mêmes. Je suis toujours en train de changer, et je continuerai à changer. Donc, je n'essaie jamais de me décrire, de me définir ou de me juger moi-même.
Nous oublions aisément nos fautes lorsqu'elles ne sont sues que de nous.
Le saint frisson de la mélancolie,Le sortilège, en nous, du souvenir,Ont opéré profondémentA fraîchir notre ardeur.Les blessures existent, d'un mal éternel ;Nous avons tous au coeur une tristesseDivinement profonde qui demeure,Et qui fait de nous tous un même flot.
Le plus bel avantage d'un ciel, c'est de nous laisser croire que nous sommes attendus. Ce sont donc les chemins du ciel qui sont intéressants, car, une fois qu'on est arrivé, il n'y a évidemment rien à ajouter.
Je ne mourrai pas dans les bras d'Anna, quelle drôle de position, de situation indigne de nous et de notre amour. Il me faudra terminer ce que j'ai à faire, ne rien imposer à personne, loin des regards, loin de celle qui m'a vraiment regardé.
L'illogisme tient aux nécessités profondes de l'existence, à nos terreurs secrètes et à nos ambitions mal avouées, à notre foi en nous, à laquelle se mêle une secrète méfiance de nous-mêmes, à l'espoir que nous caressons et à l'appréhension des jours incertains.
Il nous est plus facile de nous teindre d'une infinité de connaissances, que d'en bien posséder un petit nombre.
Chacun de nous a des contradictions en soi.
On crée soi-même la boîte qui risque de nous enfermer.
À l'intérieur de chacun de nous il y a quelque chose qui vole et s'appelle l'âme et quand on meurt, on n'est jamais réellement mort, et quand on vit on n'est jamais vraiment vivant.
Si c'est vers une plus grande réalité que nous nous tournons, c'est à une femme de nous montrer le chemin. L'hégémonie du mâle touche à sa fin. Il a perdu contact avec la terre.
La nouvelle frontière ne se situe pas au-delà des planètes mais en chacun de nous.
Nous essayons de nous faire honneur des défauts que nous ne voulons pas corriger.
Les rêves sont les clés pour sortir de nous-même.
Les illusions viennent du ciel, et les erreurs viennent de nous.
Les livres m'ont sauvé. Du désespoir, de la bêtise, de la lâcheté, de l'ennui. Les grand textes nous hissent au-dessus de nous-mêmes, nous élargissent aux dimensions d'une république de l'esprit. Entrer en eux, c'est comme aborder la haute mer ou décortiquer un mécanisme d'horlogerie extrêmement sophistiqué.
Quel merveilleux don nous avons, nous les écrivains, de nous torturer et de torturer les autres !
Avouons-le, ces dernières années, la Chine nous a encore étonnés : plus semblable à elle-même de nous surprendre toujours, que de se conformer à l'image que nous nous en faisions. Elle nous interroge de nouveau, et sur elle, et sur nous.
Nous sommes trop inattentifs ou trop occupés de nous-mêmes pour nous approfondir les uns les autres.
Quelque bien qu'on nous dise de nous, on ne nous apprend rien de nouveau.
Le paradis se trouve autour de nous dans notre enfance.
Tant qu'on est rien, on demande aux autres de nous trouver quelque chose.
On a beau dire du bien de nous, nous en pensons encore davantage.
L'inexprimable est souvent la meilleure partie de nous-mêmes.
L'amour nous draine hors de nous-mêmes, tandis qu'écrire nous y enfonce.
Chacun de nous avait dans une petite armoire un fourniment complet d'ecclésiastique.
Car ce qui fait un être, ce sont peut-être moins ses actes publics que ses habitudes secrètes, moins ses intentions planifiées que ses rêveries floues. Ce sont nos états d'âme, cette part la plus secrète de nous-même, qui en est aussi la plus révélatrice.
Ce que nous aimons dans nos amis, c'est le cas qu'ils font de nous.
Aucun de nous n'est un saint.
Nous parlions d'amour de peur de nous parler d'autre chose.
Contents du présent, gardons-nous de nous occuper de l'avenir.