Le jour de notre mort traverse chaque jour de notre vie comme une eau plus sombre dans l'eau limpide, mais nous sommes trop agités pour le voir et saluer comme il convient notre prochaine disparition dans toutes présences du monde.
Nous sommes irresponsables des bizarreries de notre cervelle. Nous ne pouvons que chasser l'immoral et l'illogique, mais non l'empêcher de venir.
A partir d'un certain âge, nos amours, nos maîtresses sont filles de notre angoisse.
C'est bien la pensée française qui est à la base de notre vie morale. A l'empirisme du patrimoine laissé par nos parents et la tradition, l'âme des écrivains français est venue apporter une explication, si j'ose dire, scientifique et rationnelle.
Les enfants s'aiment comme des amants, nous ignorons leurs petits drames dans le courant de notre vie d'adulte.
Nous sommes tous en fait absolument dépendants de notre société. C'est elle qui guide notre destin.
Les sondages me font penser aux cours d'eau : ils sont le reflet de notre société.
Pour nous punir de notre paresse, il y a, outre nos insuccès, les succès des autres.
Plus grande la richesse, plus épaisse la boue. Voilà une tendance indiscutable de notre époque.
Être intègre, c'est vivre et agir selon la loi universelle et selon notre vision la plus élevée, malgré les impulsions qui nous poussent à faire le contraire. Du plus profond de notre intégrité, nous reconnaissons, acceptons et exprimons notre véritable réalité intérieure, et nous inspirons les autres non pas par des paroles, mais par l'exemple..
Il est dans la nature même de notre espèce de vivre artificiellement.
La joie doit être l'un des pivots de notre vie. C'est le gage d'une personnalité généreuse. Parfois, c'est aussi un manteau qui revêt une vie de sacrifice et de don de soi.
C'est un travers de notre démocratie de courir aveuglément aux réformes. On demande une réforme... et elle n'est pas plus tôt votée qu'on s'en détourne, qu'on court à une autre.
La question favorite de notre époque est : "Ma vie se résume-t-elle à cela ?"
Que fait-on dans la rue, le plus souvent ? On rêve. C'est un des lieux les plus méditatifs de notre époque, c'est notre sanctuaire moderne, la Rue.
Osez ! Ce mot renferme toute la politique de notre révolution.
Nous ne trouvons guère de gens de bon sens, que ceux qui sont de notre avis.
C'est une très funeste tendance de notre âge de se figurer que nature c'est rêverie, c'est paresse, c'est langueur.
C'est la fin de la Ve République telle qu'on la connaît: M. Macron n'aura pas de majorité, ou alors de circonstances, et cela durera ce que durent les amours de vacances. [...] Son élection, ce qu'au diable ne plaise, précipiterait la France dans l'instabilité institutionnelle et conduira à l'éclatement de notre vie politique.
Nous devons devenir des Islandais dans le football, des Israéliens dans la défense de notre terre, des Japonais dans la technologie.
Dans l'intérieur de notre corps vivent en permanence des milliards de microbes. Pourtant, quand on les regarde au microcospe, ils font tous semblant de ne pas nous reconnaître.
L'épopée de notre époque est la révolution mondiale, elle ne peut se terminer avant d'avoir englobé le monde entier.
Ce qui s'en va à notre mort est le meilleur de nous-même : les débris de notre innocence, les bienfaits de nos larmes et de nos rires, les caresses que nous avons su offrir, l'amour qui a pu échapper aux griffes de notre égoïsme.
De là à croire que la mouche qui nous pique le front pendant notre sommeil est envoyée par Dieu lui-même pour nous réveiller de notre paresse, il n'y a pas loin.
Les pires tourments sont intérieurs et la véritable histoire de notre vie se déroule dans le secret des âmes et des coeurs ; là s'écrivent les pages du roman que nul lecteur jamais ne lira.
Il y a chez moi ce besoin de rugir parce que les antillais, descendants d'esclaves, êtres déchirés, ont été opprimés, dépouillés de notre langue et de notre terre.
Au chagrin si profond la langue doit remuer en vain ; le langage de nos sens et de notre mémoire manque du vocabulaire d'une telle douleur.
On n'entend pas de trompettes le jour où l'on prend les décisions importantes pour le reste de notre vie. Le destin se fait connaître en silence.
Dieu, c'est celui qui vient à nous, tous les jours, sans réserve. C'est l'avenir véritable en plein milieu de notre vie présente. C'est l'infini de notre fini. Il est présent au coeur des choses, au coeur des vivants. C'est le coeur du coeur.
Pas étonnant que nos solitudes soient plus nombreuses, le sentiment de notre isolement, plus vif. Chaque homme, en sa conscience, recommençant l'éternité.
En tant que gardiens de la planète, il est de notre responsabilité de traiter toutes les espèces avec gentillesse, amour et compassion. Que ces animaux souffrent de la cruauté humaine est incompréhensible.
Il y a des êtres mystérieux, toujours les mêmes, qui se tiennent en sentinelles à chaque carrefour de notre vie.
Nous ne mourons pas, nous autres chrétiens : notre tombe est le berceau de notre âme.
L'objet aimé n'existe pas, il n'est que le fruit de notre imagination.
Faisons bien les honneurs au moins de notre esprit.
Je compris alors la vérité de l'amour : un absolu qui prend tout ou qui perd tout. Les autres sentiments, la compassion, la tendresse et ainsi de suite, n'existent qu'à la périphérie, appartiennent aux constructions de la société et de [...] ► Lire la suite
La laideur et l'insanité de notre vie viennent du pouvoir qu'ont les femmes : ce n'est pas à la femme d'élever des revendications contre l'homme, mais à l'homme de s'émanciper de la femme.
Si nous avons bien aimé de notre vivant, il y a ici une vie après la mort - notre amour se poursuivra pendant des générations.
À l'époque, je n'ai pas cherché la réponse à cette question dans l'expérience que j'étais en train de vivre. Je n'ai pas découvert, comme je viens de le faire ici, quel était le socle de notre amour. Et que le [...] ► Lire la suite
L'étude a cela de bon qu'elle nous délivre du fardeau de notre oisiveté, et qu'elle nous empêche de courir hors de chez nous, pour aller dire et écouter des riens, d'un bout de la ville à l'autre.
Notre jugement sur un événement historique dépend de notre date de naissance.
Dans l'immense marmite où mijotent tous les rêves des hommes en quête de consommation, l'écologie ne saurait servir de fond, au sens culinaire du terme, de bouillon destiné à mouiller les ragoûts qui n'agrémentent qu'un volet de notre vie de chaque jour.
Pour moi, la haute couture est une nécessité. Je n'aurais jamais fait ce métier sans la haute couture. C'est un confort, une sécurité. J'ai presque l'impression qu'il est de notre devoir de continuer. La haute couture c'est la France. Nous devons garder toutes les compétences et tous les savoir-faire en vie.
Nos parents ne nous donnent pas plus que les animaux à leurs petits. Ils nous mettent au monde avec leur péché et ils ne s'inquiètent guère de notre rédemption.
La poésie est naturelle. Elle est l'eau de notre seconde soif.
Les premières années de notre enfance sont si éloignées qu'on ne les additionne pas toujours aux nouvelles. On a l'âge de son coeur.
Depuis l'aube de la conscience jusqu'au milieu de notre siècle, l'homme a dû vivre avec la perspective de sa mort en tant qu'individu ; depuis Hiroshima, l'humanité doit vivre avec la perspective de son extinction en tant qu'espèce biologique.
Nous sommes d'accord, vous et nous, pour que toute oppression et toute hégémonie soit bannie de notre univers.
Ami de notre bien, l'auteur de la nature a caché l'avenir d'une nuit obscure, Et rit de l'imprudent qui s'inquiète en vain et pour un mal douteux se fait un mal certain.
La protection de notre avenir sur cette planète dépend de l'évolution consciente de notre espèce.